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Les Soirées Performances: premières sensations

La septième édition des Soirées Performances a débuté ce mardi soir à la Scène Nationale d’Orléans et les sensations fortes furent au rendez-vous: quatre spectacles, quatre aventures vivantes qui repoussent les limites du spectacle toujours un peu plus au delà des zones connues.

Bis repetita

Partant d’une dizaine de phrases d’un téléfilm oublié, les deux protagonistes des “Déclinaisons de Navarre” nous entrainent dans un monde qui se dérègle au fil des répétitions d’un texte minimaliste. Entre jolie chorégraphie et étrange théâtre, les deux protagonistes de ce spectacle aussi drôle que dérangeant, réussissent à créer un élégant petit monde de l’absurde autour d’un canapé. Faire d’un rien qui nous intrigue pendant 50 minutes, c’est aussi ça le spectacle vivant…

Musique en 3D

Beaucoup plus cérébrale, la proposition “Visual exformation” du Quatuor Diotima était l’occasion pour les ignorants dont je fais humblement partie, de découvrir la musique contemporaine de ce quatuor à cordes dans une installation plastique intégrant une séries de cubes enchâssés dont la couleur et la luminosité réagissaient en fonction de la musique produite. Cet original “son et lumière”, par sa technologie sophistiquée, donnait sans doute une dimension nouvelle à une forme musicale aussi exigeante  qu’innovante.
(attention ce spectacle n’est pas repris ce mercredi soir)

Symphonie pour armoires métalliques

Dix minutes de noir total pour l’ouverture de ce spectacle au titre plutôt curieux “Appontages, et le flot dépassa ma sandale”, dix minutes où l’oreille décuple les sensations sonores avant que quelques lueurs sur l’espace dont on ne sait plus trop si c’est encore une scène de théâtre, viennent commencer à nous rassurer sur ces bruits venus d’ailleurs. Et quand le ballet des armoires métalliques débute, nous sommes déjà dans un ailleurs fantasmagorique, entre les sous-sols de Métropolis et le vaisseau fantôme où se balance élégamment une cantatrice dont la voix nous fait retrouver une humanité que l’on croyait perdue.

Trois femmes et un piano ou un voyage divers

Et pour terminer cette soirée sans temps mort, Séverine Chavrier nous proposait au CDN, autour de son extravagant piano amplifié dont elle explore à peu près toutes les ressource sonores, deux invitées, la danseuse et chorégraphe Maud Le Pladec et l’actrice et amie Marie Payen.
Le duo improvisé entre les deux nouvelles directrices orléanaises fut un grand moment de connivence partagée avec un public qui découvrait combien le spectacle s’enrichit de ces croisements inattendus entre les formes de création jusqu’à cette image finale où la danseuse se fait figure de proue d’un piano devenu magique.

Et puis il y eut l’invitée surprise, Marie Payen venue impromptue nous faire partager son travail de résidence de création à Paris autour du thème des réfugiés (intitulée “Perdre le nord”), ou plutôt autour  de leur sabir, de ces langues mêlées  que Marie Payen interprète avec une sorte de dénuement d’une incroyable force et sensibilité.
Jolie surprise qui présage sans doute de belles collaborations à venir.

Gérard Poitou

Les Soirées Performances du 4 au 8 avril
Scène Nationale d’Orléans boulevard Pierre Ségelle 45000 Orléans

Le programme

 

 

 

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