Affaire Cligman: la prise de position de Françoise Amiot

L’affaire de la donation de la collection d’œuvres d’art de l’industriel Léon Cligman au Musée des Beaux Arts de Tours semble devenir un vrai feuilleton tourangeaux, dont on ne sait encore si la dernière prise de position, ce vendredi, du maire de Tours de la refuser en sera le dernier et malheureux épisode.

Après cette décision prise en conseil municipal, les réactions ne manquent pas, voici celle communiquée sur les réseaux sociaux de Françoise Amiot, ancienne maire adjointe de Tours ayant depuis rejoint le mouvement En Marche”.

Françoise Amiot. @Arnaud Roy

“Ayant eu la chance de participer au suivi de ce dossier, du point de vue de l’adjointe à l’urbanisme que j’étais jusqu’au 20 janvier dernier, et ce, en particulier, dans le cadre du premier projet envisagé d’installation de la donation Cligman dans une extension à construire sur le site du musée des Beaux-Arts de Tours, je prends acte de la position récente de la ville de refuser cette donation ; « La porte des négociations est fermée avec Léon Cligman » a ainsi annoncé le Maire de Tours, vendredi dernier, le 7 avril, lors d’une conférence de presse qu’il a choisi de tenir, symboliquement, au château de Tours.
Si je me félicite, comme tous les Tourangeaux, que le partenariat noué avec le Jeu de Paume puisse donc perdurer … jusqu’en 2018, selon la convention qui lie aujourd’hui ces deux « institutions », je souhaite vivement que celui-ci puisse être réellement amplifié à compter de cette prochaine année, en s’inscrivant dans un nouvel axe de développement, pour des propositions culturelles multiples et d’envergure pour notre ville, au sein certes du château de Tours, mais aussi du logis des gouverneurs qui le jouxte.

Pour autant, je regrette vivement qu’aucune autre solution n’ait pu être étudiée pour accueillir cette donation, dont l’affectation à un fonds de dotation –sujet que je connais bien de par mon métier de commissaire aux comptes-, ne relève pourtant pas à mon sens de crime de lèse-collectivité ! Ainsi, pourquoi avoir renoncé aussi vite à travailler sur une autre forme d’extension du musée des Beaux-Arts, à l’arrière du palais épiscopal, par exemple, comme prévu au plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de Tours, ou bien dans une réorganisation de l’utilisation actuelle des bâtiments annexes ?
Ainsi, pourquoi avoir refusé d’étudier une installation sur le site du château du Plessis, certes éloigné du centre « névralgique » de Tours, car implanté sur la commune de La Riche ? Ainsi, pourquoi ne pas avoir essayé de rouvrir les échanges sur le palais du commerce, à défaut, pourquoi pas, de décider de nourrir cette réflexion, aussi, dans le cadre de la reconstruction vraisemblable, à venir, de l’entrée sud de la ville, aux Fontaines ?

Si les Tourangelles et les Tourangeaux avaient bien compris l’urgence qu’il y avait en effet, compte tenu de l’âge du donateur, à trouver un lieu d’accueil qui soit opérationnel rapidement, pour pouvoir y exposer cette collection, situation qui conduisait donc à devoir, a priori, renoncer à prendre en compte certains espaces, je crains qu’ils ne regrettent demain, comme j’en suis moi-même aujourd’hui désolée, ce message de « fin de non-recevoir », envoyé vendredi dernier par le Maire de Tours et son adjointe à la culture, à Monsieur Léon Cligman !”

Françoise Amiot
Ancienne adjointe au Maire de Tours
Ancienne conseillère communautaire de Tours +

https://www.facebook.com/francoise.amiot.9?fref=nf

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Commentaires

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  1. Monsieur le maire ne veut pas d’un éléphant.
    La famille d’un riche industriel paie une partie des ses droits de succession avec une donation d’oeuvres d’arts dont le prix est une donnée incertaine et fluctuante mais probablement surévaluée par rapport au prix d’acquisition. Ces œuvres d’art n’étant de toute façon pas destinées à la vente, c’est un premier manque à gagner pour l’état ( qui argumente que ça lui évite d’acheter des œuvres pour ses musées dont les caves sont déjà pleines!). Ensuite toutes ces œuvres “données” doivent trouver un lieu d’accueil: une cave ou un entrepôt ferait bien l’affaire…mais non! car pour “valoriser” cette donation il faut en plus lui trouver un lieu d’exposition…et là: deuxième perte pour les finances publiques, il faut construire ou aménager un musée avec des finances en partie locales…Voilà comment en vous “donnant” quelque chose on vous fait perde de l’argent, un peu comme si par étourderie vous acceptiez qu’on vous offre un éléphant…

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