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Renaud et soleil pour le premier jour du Printemps

Un rayon de soleil suffit pour que le Printemps s’éveille. Ce mardi, la 41e édition du Printemps de Bourges a démarré tranquille peinard, installé au comptoir. Même pas eu le temps de commander un jambon-beurre que les pan-bagnat on déjà cédé la place aux Kébabs-frites. Le festival a perdu un de ses marques-pages. Cette fois, c’est  visible : la nouvelle donne est celle de le nouvelle génération.

Plein de p’tits jeunes derrières les bureaux d’accueils. Des zones nouvelles définies. Des emplacements qui changent. Pas les salles de concerts certes mais là encore, les vieux habitués cherchent parfois les zones VIP . Des bagdes numériques pour laisser-passer. Un passage à la borne et, sur l’écran, apparaît la tronche du sieur utilisateur. On peut pas se tromper. On peut pas tromper non plus le quidam à l’entrée. Un passage au détecteur, à la fouille des sacs et un policier qui passe… accompagné par deux autres. L’état d’urgence, les dernières infos terroristiques, la volonté de marquer le terrain, tout ça. Un  peloton de gendarmes à cheval qui déambulent, les enfants qui flattent la croupe, les parents tout attendri. La musique adouci les mœurs, non ?

Entre ajustements et nouveautés

L’édition 2017 a donc démarré en douceur, sous le soleil donc, dans la fraîcheur itou. Avril ne te découvre pas d’un fil et toutes ces sortes de choses. Premier concert en off sur le bord du trottoir. On alpague les passant qui passent et les badauds qui badaudent. On explique que le In c’est bien et le Off c’est bien aussi. Au couchant l’odeur de friture embaume, le premier concert est pour bientôt.

Le Printemps va ouvrir. Le premier concert va démarrer. C’est l’heure du ruban qu’on ne coupe jamais à Bourges. L’heure du premier rideau qui se lève, même si y en a pas. L’heure du laitier qui se couche pas trop tard pour la tournée du lendemain qui chante … ou pas. Un dernier ajustement pour l’accès des photographes devant la scène. Le gazier, dans les barrières a dit non et, non et non. Halte là, on ne passe pas. Les pros, un peu agacés par tant d’efficacité de blocage, et aussi par la stature du gardien des barrières, donnent de la voix. Un peu. Un peu seulement.  Audiard n’avaient pas tord, « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent. » Finalement le chef d’au-dessus à dit oui, oui et oui mais « pas plus des trois premières chansons ». Comme d’hab, quoi.

Tim Dup, tout petit, tout seul sur la grande scène du W, en ouverture. Quasi kitch, avec son clavier, devant trois mille gonzes qui n’attendent que Monsieur Renaud à défaut de Mister Renard. Gentil et propre sur lui le petit Tim. Patient comme une seul homme ou une seule femme, le public a joué de l’écoute standard. A Bourges personne n’a jamais été mangé sur la grande scène, ou alors en des temps immémoriaux que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. Le petit est retourné heureux d’être content d’avoir sa première avant le Patron de la soirée.

Une ombre est arrivée

Image de pavés dans la nuit. Image de silhouette qui s’imprime sur le rideau de scène comme un grand écran ce cinéma. Le  rideau est tombé et la silhouette s’est avancée. Frêle et grêle sur des jambes tremblantes. La voix rocailleuse, gouailleuse est loin d’être à son maximum. Une rhino qu’il a dit le Renaud. La rocaille en est devenue caverne. Qu’à cela ne tienne, un «  Renaud on t’aime » venu du fond, ou bien du bord le fosse, efface tout, gomme tous les travers et semblants. De toute manière, « Vous n’êtes pas venus écouter Céline Dion ou Florent Pagny. » qu’il a dit le Renaud, malade et même fatigué capable d’en rajouter une couche pour un long rappel, le tee-shirt revendicatif sous sa veste de costard.

Jupiter et Okwess

Conquis, ravis, surpris, la foule a suivi, chanté, beaucoup, sifflé, un petit coup, mais pas énorme,  l’engagement vers Macron, et pardonné les paroles oubliées. Renaud était de passage. Abîmé par la vie, la sienne. Toujours debout …

Le Printemps ce n’était pas que bandana rouge et accent de titi parigot ce mardi. Au 22, on avait une belle série de concerts aussi. Remarqué, le rock africain de Jupiter et Okwess. Energique, groovy, et un chanteur au physique et au déhanché de Boby Farrel, le gars de Boney M, la voix et le chapeau en plus. Remarqué aussi, le trombone de French Fuse. On prend ça comme de la variétoche nouvelle génération, facile à l’écoute. Et ben non. C’est du bon, du très bon même ;

La fraîcheur de la nuit berruyère s’est installée. Les bars font leurs offs. Un quidam se la joue Vianney sur une scène ouverte. La soirée est presque terminée. La deuxième journée va bientôt commencer : Placebo et du Métal au programme. C’est ça le Printemps.

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