Elections legislatives - Les resultats en temps reel

Jazz or Jazz, Gregory Porter l’homme à la casquette enfin à Orléans

Souvenez-vous, ce fut un rendez-vous manqué avec Gregory Porter en juin 2014, suite à l’annulation de son concert  pour cause de grève des intermittents, l’année où le chanteur remportait son premier Grammy Awards du meilleur album de jazz vocal pour “Liquid spirit”… 2017, deuxième Grammy Awards pour “Take Me to the Alley”, et la chance est avec nous, Gregory Porter est ce vendredi soir, sur la scène de Jazz or Jazz.

Gregory Porter cl Marie Line Bonneau

Et quel chanteur ! Toujours coiffé de son improbable couvre-chef, Gregory Porter, c’est d’abord une voix d’une extraordinaire agilité qui nous entraine dans d’étonnantes ballades chantées sur une composition très libre, offrant à l’interprète un espace mélodique qui lui permet de développer son immense talent vocal. Entre chanteur de charme et jazz vocal, Gregory Porter invente son propre registre musical jonglant d’octave en octave avec une facilité qui donne une sensation d’improvisation, rejoignant par là les formes les plus innovantes du jazz.

Et même si les musiciens qui l’entourent ne gâchent rien, c’est après un très long rappel d’une salle comble debout, que Gregory Porter nous a fait découvrir une chanson “a cappella”, dédiée à l’énigmatique (diabolique ?) sourire de Mona Lisa (clin d’œil involontaire à un légendaire groupe de musique orléanais…), chanson appartenant à un futur projet musical que l’on ne pourra attendre sans impatience, avant peut-être de retrouver Gregory Porter à Orléans  pour son troisième Grammy Awards…

Oslo, symphonie d’une ville

Nouveau rendez-vous cette année à Jazz or Jazz, avec l’Orchestre National du Jazz qui nous proposait une visite d’Oslo, un jazz venu du nord plutôt vivifiant. Onze musiciens (dont deux filles, mais où sont les filles dans le jazz ?), la fine fleur des jeunes talents du jazz français, accompagnant la belle voix de Maria Laura Baccarini ont bati sous la houlette de Olivier Benoit, un ensemble de compositions d’une fraicheur assez débridée, s’appuyant sur des talents individuels dans une version presque symphonique du jazz. Un beau voyage, plein d’ambiances urbaines d’une ville imaginaire inspirée par les textes du poète norvégien Hans Petter Blad.

Orchestre National de Jazz cl Marie Line Bonneau

Machaut, déambulation mélodique

Et Jazz or Jazz 2017, c’était aussi le retour du quatuor Machaut, étonnante composition de quatre saxos extraite d’une messe du XIVe siècle. Toujours à la recherche de lieux à l’acoustique particulière (souvenez-vous du concert à la piscine de La Source), le quatuor Machaut proposait une déambulation dans le théâtre, avant un final dans le bassin (vide!) sous le miroir métallique de la salle Barrault.

Quatuor Machaut cl Marie Line Bonneau

Gérard Poitou

 

Le programme de Jazz or Jazz:

programme

 

 

 

 

 

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. Difficile d’être plus juste que Gérard Poitou dans la critique des diverses prestations scéniques d’hier soir ! Belle ouverture d’esprit au regard des contrastes musicaux “saisissants” qui pouvaient en indisposer plus d’un (comme moi) ! Beaucoup seraient moins réceptifs et donc plus “intolérants” ! Ce samedi soir sera sûrement plus consensuel…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *




Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail