Avec Jean-Louis Borloo, les fêtes de Jeanne d’Arc votent Macron!

Il avait perdu sa voix. Depuis trois ans. Jean-Louis Borloo, l’ancien ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkoy s’était écarté du monde politique. Il revient, incapable de rester muet devant la présence de Marine Le Pen au second tour. Et le dit clairement dans une interview au Journal du dimanche, “je suis  prêt à me retrousser les manches deux ou trois ans”. “Emmanuel Macron c’est le pari de l’audace, de la modernité, du renouvellement et de l’action positive”, ajoute l’ancien ministre. Or, Jean-Louis Borloo est l’invité d’honneur des fêtes de Jeanne d’Arc

Difficile d’imaginer qu’Olivier Carré, le maire d’Orléans qui décide seul du choix de l’invité, n’ait pas été prévenu par Jean-Louis Borloo que son président des fêtes allait sortir de sa réserve.

En 2016, Olivier Carré avait transgressé en invitant Emmanuel Macron aux fêtes de Jeanne d’Arc. Il récidive et de quelle manière en conviant un homme politique dont la voix va peser dans le choix de certains électeurs. Jean-Louis Borloo aux fêtes de Jeanne d’Arc, c’est un signe politique. En harmonie d’ailleurs avec la position  de l’évêque d’Orléans Mgr Blaquart qui contrairement à la Conférence des ¨évêques  de France, prend position contre le Front national, en faveur d’Emmanuel Macron.

Non seulement Jean-Louis Borloo, l’iconoclaste, l’ultra-centriste de droite appelle à voter Macron, mais il dit prêt à s’impliquer. “Je m’engage à fond, je veux aider Emmanuel Macron.

Dans l’interview qu’il a donné au JDD, Jean-Louis Borloo, s’explique: “je me suis tu jusqu’à présent, aujourd’hui j’ai décidé de parler car la situation est grave et le vote engagera les Français sur un  chemin irréversible pour une génération…”.

“N’ayons pas peur de la jeuunesse”

Dès dimanche, au soir du premier tour, Jean-Louis Borloo avait fait le choix d’Emmanuel Macron, “”pari de l’audace, de la modernité, du renouvellement, et de l’action positive”. Si Macron est élu “il sera l’un  des plus jeunes chefs d’Etat, il est de la génération des Trudeau, des Renzi, c’est une bonne nouvelle, n’ayons pas peur de notre jeunesse de son audace”. Après François Bayrou, c’est un poids lourd du centre droit de plus qui rallie Emmanuel Macron.

Jean-Louis Borloo et Olivier Carré.

Participera-il à un gouvernement? “Je n’ai ni ego, ni conditions, ni prétentions”, répond l’ancien maire de Valenciennes qui se targue dans son ancienne ville d’avoir réussi des consensus. Comme lorsqu’il fut ministre: “mes lois – le plan de rénovation urbaine de nos banlieues, la loi sur le surendettement, le logement, le plan de cohésion social, les services à la personne, le Grenelle de l’environnement – ont été adoptées à une écrasante majorité”, déclare-t-il au JDD,  “le signe selon lui que “les progressistes unis” peuvent “réussir”; Et il ajoute, “il est possible de fédérer au-delà des postures”. Jean-Louis Borloo a réitéré ses positions au journal de 20h sur le plateau de  France2

Comme en 2016 lorsque des Parlementaires de droite avaient boycotté les fêtes de Jean d’Arc contre la venue d’Emmanuel Macron, la délivrance d’Orléans et les voix de Borloo en faveur du candidat d’En Marche, ne vont pas pas manquer de faire réagir. Même si d’ici là -les fêtes ont été repoussées au 15 mai- on connaîtra le nom du nouveau président de la République.

Ch.B

 

 

 

 

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