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Les artistes blésois de L’ART’ELIER au château de Saint-Jean-le-Blanc (Loiret)


Tous membres de l’association blésoise « L’art’elier », animée par la plasticienne Sandra Labaronne, les huit artistes s’expriment à travers une variété de médias – peinture, sculpture, dessin, gravure, assemblage. Tous différents dans leur démarches, ils ont  en commun, lors des rencontres du samedi, leur questionnement devant leurs œuvres et leurs pairs et l’explicitation de leurs démarches.

Gabriel Madeleine.@Richard Ode

Céline Cottret travaille la peinture acrylique à la spatule à maroufler ou au couteau. Ses oeuvres se déclinent, surtout, dans une gamme de bleus ponctués de touches de couleurs contrastées. C’est par la  superposition de matières  qu’elle obtient profondeur et textures verticales. « Je peins, j’applique les couleurs, je vis, je pleure, je m’évade, je ne pense plus. Mes mains s’orientent vers ce que  je ressens. Les heures passent, je reprends les commandes, je m’arrête, je m’éloigne et je regarde… et je vois ce que nul autre ne voit. »

 

Alain Delecroix tire son inspiration  de diverses origines : photos de magazines, croquis personnels, éléments empruntés à des artistes divers. Tous ces éléments sont transformés et orientés vers des représentations qui appartiennent à l’inconscient. Ici, la couleur a un rôle de médium visant à accentuer l’effet d’étrangeté ; les harmonies colorées accompagnant le mystère. Les collages, souvent présents, sont des rappels ou des fragments de réalité destinés à souligner la relativité de toute création.

 

Influencée par l’Art Déco, les années 50, le cinéma et la période hollywoodienne, Pascale Dyke peint des femmes, créatures un peu désincarnées (série des portraits, série de la piscine). 

 

Les oeuvres de Gilles Hurisse (Peinture acrylique, volumes en papier mâché, linogravure) sont axées sur la figuration humaine. Hétérogènes dans leur suite, il se refuse  et ne peut  les classer dans un cadre établi. Quelques qualificatifs viennent à l’esprit: fantaisie, dérision, fantasque, humour…

 

Techniquement métissée, Sandra Labaronne dessine, peint, découpe, colle, grave, imprime… des oeuvres multiples, dans leur forme comme sur le fond qui tourne, toujours et depuis ses débuts, autour de la condition humaine. Partir d’un portrait, d’une photo d’identité retravaillée pour aller vers une réflexion sur l’ADN, les codes, Babel, nos histoires communes… Dans les œuvres se mêlent poésie et métaphores visuelles dans une suggestion picturale dont tout le monde peut s’emparer : « J’aime que l’interprétation puisse rester ouverte. ».

 

Gabriel Madeleine, qui transforme le métal, trouve souvent son inspiration sur les bords de Loire ou près des étangs de Sologne, mais il ne s’interdit pas des créations abstraites ou symboliques.  Il redonne vie à des matériaux usés qui ne veulent pas mourir. « Quand la force de la matière l’emporte sur celle de l’esprit, le lâcher-prise s’impose à l’artiste. C’est l’instant où les certitudes s’estompent et où naissent l’harmonie et les parfums. Le jour devient léger, s’apprivoise et coule sans heurt ».

 

Marie Tain concentre, sur l’abstraction poétique, par la dimension onirique des éléments fondamentaux (eau, air, terre, feu), son travail (huile et techniques mixtes). Elle suggère sans imposer des espaces et des atmosphères intemporels que chacun(e) peut s’approprier en fonction de ses propres émotions et de son imaginaire.

 

À partir d’un fond travaillé en bichromie, Fleur Tesseraud pose les lignes de force générales et la lumière, comme une ébauche d’histoire. Il y a des paysages et des personnages qui apparaissent et disparaissent, mais elle reste focalisée sur les éléments qui l’intéressent : la matière, les lignes et la lumière…. et se laisse guider par celles-ci.

 

Au deuxième étage, une exposition collective porte l’identité plurielle de L’ART’ELIER et alimente le dialogue entre ces artistes amateurs et les visiteurs.

 

L’exposition se propose de parcourir l’énergie créative des tous ces différents artistes.

 

Château de Saint-Jean-Le-Blanc

142, rue Demay

Exposition jusqu’au dimanche 7 mai, de 14 à 19 heures, sauf dimanche,  de 10 à 19 heures.

Vernissage le vendredi 5 mai, à 18 heures.

 

 

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