Elections legislatives - Les resultats en temps reel

Un 1er mai en Capitale

A Paris un 1er Mai dominé par la campagne présidentielle

Que restera-t-il du 1er mai 2017 ? D’abord la multiplicité des rassemblements, des défilés et des meetings. De ce point de vue, il fut exceptionnel. Certaines de ces manifestations étaient traditionnelles liées à la Fête du travail, d’autres étaient purement politiques. Aucune n’échappa à l’influence de l’élection présidentielle. Toutes se sont déroulées dans un environnement sécuritaire renforcé. 9 000 policiers ont été mobilisés pour en préserver le bon déroulement. ce qui n’a pas empêché quelques débordements.

Les syndicats en ordre dispersé :

Dans le contexte de l’entre deux tours, la CFDT et la CGT ne sont pas parvenus à se mettre d’accord. « Nous refusons l’ambiguïté de l’abstention. C’est une demi-voix pour Marine Le Pen », déclarait le secrétaire général de la CFDT, place Stalingrad (19ème arrondissement) où, à 11 heures, la CFDT, la Fage et l’Unsa avaient appelé à un rassemblement pour un vote républicain.

A 14h30,  la CGT, FSU, FO et Solidaires manifestaient pour faire un “barrage républicain”, sans pour autant appeler à voter Macron . Jean-Luc Mélenchon, le patron des Insoumis y faisait une courte apparition tandis que des échauffourées éclataient, provoquées par des militants d’ultra gauche. Six policiers ont été blessés dont un gravement brûlé au visage et aux mains. . Il y a eu quatre arrestations.

Le Pen, Macron, comme un match de boxe

A midi, Marine Le Pen rassemblait ses soutiens à Villepinte dans la banlieue nord de Paris.Le grand hall n’était pas tout à fait plein mais une foule de drapeaux tricolores s’agitait et leur mouvement s’accéléra quand apparut la candidate avec son nouvel allié, Nicolas Dupont-Aignan. A la tribune, la candidate frontiste sortait aussitôt ses gants de boxe et cognait sur son adversaire du deuxième tour à coups redoublés, « Le winner autoproclamé….. Le fêtard de la Rotonde…. le candidat de la finance….. Macron c’est Hollande qui s’accroche au pouvoir comme une bernique …Un bébé Hollande.» histoire de faire porter à son adversaire le bilan du quinquennat.

Et d’ajouter «  l‘adversaire du peuple français, c’est toujours le monde de la finance mais cette fois, il a un nom, il a un visage, il a un parti, et il présente sa candidature et tous rêvent de le voir élu. Il s’appelle Emmanuel Macron”, a lancé la candidate avant de faire de son rival “l’adversaire du peuple”. « Sa philosophie, dit-elle , c’est marche ou crève ». Dénoncer son rival et l’oligarchie qui le soutient fut le pivot de ce meeting où les attaques contre son adversaires occupèrent le ring bien plus que son programme économique.

Macron à la contre-offensive

A 17 heures, au Centre événementiel de la porte de la Villette archicomble, les drapeaux européens disputaient l’espace aux drapeaux tricolores. Aux premier rang, Ségolène Royal, le maire de Lyon, Gérard Colomb, Bertrand Delanoë, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, François Bayrou, une brochette de politiques et de personnalités de gauche, de droite et du centre .

Emmanuel Macron à la tribune pour 1h30. D’entrée de jeu, il lança la contre offensive contre Marine Le Pen : « Le 7 mai, ce sera elle ou nous ….. Face aux injures, aux obscénités du Front national, nous allons construire et nous allons refonder ». Point d’insulte mais les mots sont durs. Ils cinglent et visent à l’essentiel : « Le Front national , c’est le parti de l’anti-France, car ce que défend ce parti, annonce, propose, c’est l’effondrement inéluctable de ce qui fait la France, la négation de nos valeurs ».

Si le patron d’En Marche dit respecter les électeurs du Front national,il n’en fustige pas moins ses dirigeants , « vous avez décidé d’opposer la France de l’espoir à la France grimaçante, recuite de haines, la France qui parle à tous à la France de quelques uns », lance-t-il avant de conclure, « aujourd’hui, le combat est bien celui entre deux projets choisi par les Français , celui d’une France patriotique, réformatrice, efficace et juste, une France forte dans une Europe qui protège, et de l’autre, celui d’une France réactionnaire, nationaliste, qui n’a qu’une seule réponse, la haine et le repli, la sortie de la France , de l’Europe, du monde et de l’histoire ……Le projet de l’extrême-droite c’est la violence, la réduction des libertés, la négation des différences».

A l’adresse de Jean-Luc Mélenchon qui lui avait suggéré de faire un geste en direction des Insoumis, le candidat refuse de revenir sur la réforme du droit du travail : « Je respecte Jean-Luc-Mélenchon mais je n’irai pas chercher des électeurs en changeant de programme », dit-il.

A six jours du deuxième tour, Emmanuel Macron , s’est adressé à ses sympathisants mais aussi à ceux qui n’entendent pas voter pour lui en s’abstenant, en votant blanc ou Le Pen.

Deux marches citoyennes et le traditionnel défilé du Front National:

A Paris la journée a également été marquée par deux marches citoyennes , l’une contre Marine Le Pen, l’autre contre les deux candidats.

Enfin, comme tous les ans , sous la présidence de Jean-Marie Le Pen les soutiens frontistes se sont réunis devant la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides. A la Tribune le fondateur du parti frontiste, affaibli, obligé de prononcer son allocution assis a appelé à voter pour sa fille, «  Ce n’est pas Jeanne mais elle (  Marine) a accepté la même mission que celle de Jeanne. Elle aime et elle a choisi la France », a-t-il lancé vêtu d’un imperméable rouge vif.

F.C.

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. L’une fait siffler l’autre et son père lui confie la mission de bouter les étrangers hors de France. L’une dit que les actes de son père ne l’engagent pas et se comporte en fausse démocrate à coup de promesses de référendum et en désignant par avance son premier ministre (Monsieur 4.7 % et bientôt 2 %, tant ses électeurs se sentent trahis).
    L’autre répond coup pour coup, mais n’utilise pas les invectives. Pourtant, il n’arrive pas à convaincre au-delà de son cercle de marcheurs. Des appels à voter pour lui, mais pas de ralliements spectaculaires, à part des ministres socialistes, mais cela, on le savait déjà. Cette fois, le véritable choix politique se fera lors des élections législatives, avec nombre de triangulaires. Dans aucun des 4 camps en présence, ne se distingue de leader charismatique, capable de diriger une majorité présidentielle, mais seulement une opposition. Les mois à venir vont être bien difficiles.

  2. Le leader des marcheurs était encore un inconnu il y a 2 ans, et son expérience se résume aux banques,et il n’a pas toute ma confiance,
    mais qui se souvient des membres fondateurs du parti fFN avant Le Pen : des collabo, des franquistes des SS repentis, trop peu pour moi qui suit né à la fin de la seconde guerre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *




Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail