Les Petits frères des Pauvres recrutent, et le font savoir

L’association Petits frères des Pauvres regroupent 8 équipes dans toute la région Centre-Val de Loire, soit environ 300 bénévoles. Plus de 400 personnes âgées de plus de 50 ans sont ainsi accompagnées, par des visites à domicile pour rompre la solitude et l’isolement. Mais les Petits frères des Pauvres recrutent toujours des bénévoles, de tous âges. Rencontre avec la présidente de l’association et un bénévole de Montargis.

Mondane Blin de Laloubie (au centre) et l’équipe des Petits frères des Pauvres de la région Centre-Val de Loire.

« Des fleurs avant le pain ». Telle est la devise des Petits frères des Pauvres (PFP), association créée en 1946 par Armand Marquiset, et dont les bénévoles viennent rompre l’isolement, la monotonie et la solitude des personnes âgées. 400 personnes âgées de plus de 50 ans sont ainsi accompagnées en région Centre-Val de Loire, plus de 11.000 nationalement. « Isolées, c’est-à-dire seules », précise Mondane Blin de Laloubie, présidente de la région. « Ce sont des personnes signalées par les services sociaux, des voisins, parfois par la famille elle-même, parce que les enfants sont loin ». Des équipes des PFP sont envoyées sur place pour vérifier les situations, puis mettent en place des visites à domicile. Un binôme est choisi, mais chaque visite se déroule seul avec la personne. « On choisit un binôme pour qu’il n’y ait pas de rupture, que chaque semaine quelqu’un vienne », ajoute-t-elle. Un lien individuel, souvent très fort, se noue entre le visiteur et la personne visitée.

“Etre bénévole aux Petits frères, ça apporte de la joie de vivre”

Les bénévoles étaient 308 en 2015 : 24 % d’hommes, 76 % de femmes, 47 % retraités, 36 % en activité, 9 % sans emploi et 8 % étudiants. Un nombre qui peu apparaître satisfaisant, mais les PFP cherchent à agrandir leur réseau. « On cherche tout type de profils », explique Mondane Blin de Laloubie, « jeunes ou moins jeunes ». Comment s’y prendre pour attirer des nouvelles têtes pour visiter des personnes âgées ? « On donne, mais on reçoit encore plus », témoigne Marthe Clair-Démétrios, secrétaire de l’association et aidante. « On se sent tout de suite utile, les gens ont un parcours très riche, pas seulement un présent mais aussi un futur avec des projets. La solitude est vite brisée », ajoute-t-elle. Les besoins ne sont d’ailleurs pas seulement dans les visites faites aux personnes aidées : chauffeurs, gestion administrative courante, prévision événements… sont également recherchés.

Apolitique et a-confessionnel, les PFP ne lâchent pas les bénévoles dans la nature comme ça : ils sont formés, accompagnés, c’est du sérieux. « On reçoit des formations sur ce que sont les personnes âgées, leurs besoins propres, leur autonomie, les maladies liées à l’âge etc. Chaque mois l’équipe se réunit pour échanger et recevoir des conseils, on fait un tour de table », précise Marthe. « Si les gens restent, c’est qu’ils y trouvent plaisir », conclut Mondane. « Etre bénévole aux PFP, ça apporte de la joie de vivre, une ouverture aux autres ». En priorité l’association souhaiterait développer les zones rurales, classiquement moins bien pourvues, et les deux équipes récemment créées : Chartres et Dreux.

F.Sabourin.

 

Témoignage de Jean-Laurent : « Ce sont des personnes vivantes »

Jean-Laurent Chevallier, 29 ans, employé commercial, a découvert les Petits frères des Pauvres en janvier 2013 à Montargis. Il raconte son expérience de bénévole au sein de l’association : « Je voulais donner du sens à ma vie, faire quelque chose d’utile dans mon temps libre. C’est la première fois que je suis bénévole dans une association, j’ai découvert les PFP en regardant sur Internet, tout simplement. On partage des moments avec les personnes âgées accompagnées. La devise des PFP c’est : les fleurs avant le pain. C’est une aide sociale que les familles n’apportent pas, car elles sont souvent absentes ou loin de leurs aînés. C’est très enrichissant, je m’y sens très bien. Ça n’est pas rose tous les jours, mais nous rencontrons des personnes vivantes. C’est très beau de voir les témoignages de vie, tout ce que les gens ont vécu. Ce qui est bien aux PFP, c’est que nous sommes formés, soutenu par les salariés de l’association, il y a une réelle écoute, on n’est pas seuls. On apprend comment se comporter avec les personnes âgées, éviter de parler de soi, être très à l’écoute, on a des formations sur les maladies, la mort etc. Moi au début j’accompagnais deux personnes, l’une d’elles est décédée il y a un an. J’ai eu besoin de temps pour faire le deuil car on s’attache. En trois ans je ne m’étais pas rendu compte à quel point je m’étais attaché… Ce que nous faisons n’est pas neutre ».

Petits frères des Pauvres. 0800.833.822. 84, Bd Alexandre-Martin 45000 Orléans. region.centre@petitsfreresdespauvres.fr 02.34.52.05.10. Facebook : Les Petits frères des Pauvres du Centre.

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