Blois-Vienne : les travaux seront réduits à 12 mois au lieu de 18

Lors de la réunion publique du quartier Blois-Vienne (rive gauche de la Loire), le maire de Blois Marc Gricourt et son adjoint délégué aux travaux ont annoncé que la phase de réaménagement de l’avenue Wilson, qui devait durer 18 mois, serait finalement raccourcie à 12 mois. Le dernier tronçon, entre la rue Dupré et la Levée, se fera “plus tard”. Ou beaucoup plus tard ?

L’avenue Wilson, à Blois, promise à 12 mois de travaux à compter de janvier 2018.

Les réunions de quartier drainent souvent beaucoup de monde, surtout quand les jours rallongent. Très attachés à leur quartier, les habitants de Blois-Vienne, rive gauche de la Loire, étaient entre 150 et 200 lundi 15 mai au soir salle Beauce, rue Dupré. Au programme, la présentation de la “journée citoyenne” le 10 juin prochain (nettoyage des bords de Loire du Port de la Creusille jusqu’au Pont Charles-de-Gaulle notamment) mais aussi et surtout la présentation de la dernière phase de travaux ACVL (Aménagement cœur de ville Loire), feuilleton qui a justement commencé dans le quartier Vienne, fin août 2014, avec la rénovation et transformation du carrefour de la Libération.

Ce quartier populaire et attachant a en effet déjà subi 10 mois de travaux, dont chacun s’accorde à dire aujourd’hui que le résultat est plutôt satisfaisant malgré la “minéralité” des lieux. En reprendre pour un an et demi à partir de janvier 2018 : c’est un peu trop, selon le président de l’association des commerçants Blois-Vienne rive gauche Philippe Bahu, directeur de la supérette Diagonal, au milieu de l’avenue. “Pour nous, c’est excessif. Comme nous vous l’avons déjà dit, notre proposition de 12 mois de délai est raisonnable”.

Les travaux à Blois-Vienne : quel chantier !

Des travaux finalement réduits à 12 mois

Difficile, selon Jérôme Boujot, deuxième adjoint en charge de l’environnement, des travaux et de la circulation, de “contraindre davantage des entreprises chargées de la rénovation des réseaux de travailler en même temps, car elles ne le peuvent pas”. Trop compliqué, sauf à fermer complètement l’avenue pendant la durée des travaux, ce que personne ne souhaite ni de ce côté-ci de la Loire, ni de l’autre. Le gaz, l’électricité, l’eau et l’assainissement, le réseau Orange avec la fibre optique doivent en effet œuvrer avant les travaux d’embellissement proprement dit. Rappelant qu’il aura fallu “deux ans pour faire les 500 mètres de rue Denis-Papin et Porte-Côté” laquelle est toujours actuellement en travaux, “les 600 mètres de l’avenue Wilson ne peuvent se faire en 12 mois”. Sauf à ne pas tout faire d’un coup. Alors à la mairie, on coupe la poire en deux, ou plus exactement aux deux-tiers : “Je confirme que le délai d’un an est préférable”, glisse Marc Gricourt avant d’annoncer que la partie entre les rues Dupré / Cobaudière et la Levée de la Loire (environ 1/3 de l’avenue) se fera “dans deux ou trois ans”. Un délai volontairement évasif, c’est-à-dire en 2020 ou après, 2020 étant l’année d’élections municipales…

Ça commence en janvier 2018

Un calcul politique, afin d’éviter les désagréments des travaux – et la lourdeur budgétaire qui l’accompagne – à quelques mètres d’une échéance électorale pour la majorité en place ? On peut le penser rive gauche, quartier où le Front national fait des scores élevés, et qui l’a même placé en tête au premier tour de la présidentielle. Philippe Bahu – qui ne cache pas ses sympathies pour Les Républicains et le candidat aux législatives Damien Hénault – et les commerçants de l’avenue sont satisfaits de la décision d’infléchir la durée des travaux en les contenant à 12 mois au lieu de 18, évitant du même coup de subir le même sort que leurs homologues de la rive droite. Même si, selon le commerçant blésois connu pour son franc-parler, “nous aurions préféré que le projet soit mené à son terme dans les 12 mois impartis”.

En attendant, les travaux vont reprendre à partir de janvier 2018 ; la circulation avenue Wilson se fera en sens unique (nord-sud), des déviations mises en place, une demande à même été formulée auprès d’Humanis, propriétaire d’une friche avec parking rue des Alliés pour compenser les places de stationnement pendant la durée des travaux, chose qui avait été rendue possible lors de ceux de la Place de la Libération. Pour embellir un peu une avenue très minérale, très goudronnée, des végétaux en bacs sont prévus, ainsi que des plantes grimpantes sur des structures métalliques. Les véhicules électriques ne seront pas oubliés : au début de la rue des Alliés une borne permettra le rechargement.

F.Sabourin.

 

Commentaires

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  1. Ok pour 12 mois et la suite de l’avenue pour quand?
    Les fonds destinés à la fin de l’avenue qui est aussi l’entrée de ville mais c’est le sud alors… “c’est pas grave ” oh c’est pas joli. Où vont-ils etre utilisés ? une proposition : refaire l’une ou les deux rues parrallèles à l’avenue qui en ont bien besoin et qui auront prêté leur parcours pendant les travaux Ponts chartrains ou Croix Boissée.
    Voilà c’est une position et une proposition d’une citoyenne qui est partagée par beaucoup.

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