Législatives Orléans 1 : Stéphanie Rist en quête de reconnaissance

Cette rhumatologue du CHRO est candidate pour la République en Marche sur la 1ère circonscription du Loiret. Elle est supplée  par Alain Herraux, chef d’entreprise à Cléry-Saint-André.

Elle le reconnaît elle-même : « je ne suis pas une politicienne ni une habituée des grands discours, je ne suis pas encore très connue et j’ai donc besoin de notoriété en apportant mon franc-parler et ma proximité ». Pour cela Stéphanie Rist, candidate LREM sur la 1ère du Loiret n’hésite pas à « aller au charbon » pour partir à la rencontre des électeurs et acquérir cette notoriété qui lui manque. Certes, elle n’est pas une inconnue chez les macronistes avec qui elle a animé plusieurs tables rondes d’En Marche durant la campagne. Pas inconnue non plus dans son milieu professionnel, au CHRO où elle officie comme médecin rhumatologue depuis 15 ans. Elle n’avait jusqu’à présent jamais fait de politique jusqu’à sa rencontre avec En Marche et sa proximité d’esprit avec Emmanuel Macron dont elle loue « la cohérence, son efficacité, son pragmatisme, sa volonté de bousculer les choses en prenant les bonnes idées qu’elles viennent de droite ou de gauche ».

Née il y a 43 ans entre Compiègne et Soissons cette mère de famille de trois enfants a fait ses études de médecine à Paris : « pour les payer affirme-t-elle j’ai fait plein de petits jobs à l’hôpital, comme aide soignante, cela permet de bien connaître le système ». Elle est devenue rhumatologue, a également obtenu un master « gestion et politique de Santé » à Sciences Po avant de travailler dans les Hauts-de-Seine puis à Orléans au CHRO. C’est là qu’elle est devenue chef de service, puis chef de pôle, un ensemble médico-administratif qui regroupe 10 services et 500 personnes. Elle s’est également investie dans le groupement hospitalier de territoire afin de « fluidifier les parcours de santé dans le Loiret » et dont le projet devrait être signé fin juin.

Loin de l’amateurisme

Autant dire que la santé sera au cœur de sa brève campagne. Mais pas que. « Même si la santé est la préoccupation prioritaire des électeurs, il y a aussi l’emploi, le développement économique, l’éducation, on ne peut faire l’impasse sur rien » insiste-t-elle. Malgré tout chez elle la santé revient au galop : le rôle des complémentaires santés, le tiers payant généralisé, les équipements dentaires ou optiques gratuits, les maisons de santé. Elle maîtrise le programme d’En Marche sur le bout des doigts. Sur le terrain elle milite aussi sur la question des formations médicales universitaires à Orléans : « le dossier avance, annonce-t-elle, je crois que nous aurons rapidement de bonnes nouvelles ».

Médecin elle est, médecin, elle restera si elle est élue le 18 juin. Elle a déjà annoncé que même députée elle continuerait à travailler le lundi au CHRO : « j’ai mes patients, mon équipe, il ne serait pas bon qu’une députée se coupe de son milieu ».

En dix jours, Stéphanie Rist doit faire ses preuves. Mais à la voire haranguer l’électeur sur les places publiques, on comprend vite que loin de l’amateurisme politique, elle maîtrise déjà les codes et la passion de l’engagement électoral.

Jean Jacques Talpin.

 

Commentaires

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  1. Enfin une autre façon de faire de la politique ! Pas besoin de salle, de tables et chaises, être avec les gens, abordable (pas seulement aux moments des élections) c’est de ça qu’a besoin notre pays. Bonne campagne Madame Rist !

  2. Déjà que l’on manque de spécialiste à Orléans … Alors en perdre une pour l’envoyer faire un job qu’elle connait pas à Paris 🙁

  3. J ai fait la connaissance de Stéphanie:modeste ,pragmatique,pas sectaire mais déterminée et déjà compétente sur les dossiers.Je voterai pour elle.

  4. Campagne minimale,les présentations publiques se réduisent à qq personnes des comités locaux.
    Regrets essentiels de ne pas pouvoir en réunions publiques poser les questions sur sa conception de député à l’investissement partiel.Pourtant tous ceux qui ont cru à la nécessité de réformes auraient pu espérer un candidat plus engagé. L’amateurisme rejoint le cynisme. Garder son activité professionnelle? Elle n’est pas universitaire, à moins que ce soit pour garder les versements des laboratoires. C’est peut être légal mais complètement immoral.

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