Impôt: le  prélèvement à la source reporté au  1er janvier 2019

 Votée sous le quinquennat de François Hollande, le prélèvement de l’impôt à la source devait  être mis en place dès le 1er janvier 2018, mais l’actuel Président de la République, Emmanuel Macron, avait déjà annoncé son report.

«C’est une bonne réforme car elle permet d’ajuster en temps réel la perception de l’impôt à l’évolution de vos revenus. Mais nous allons décaler sa mise en œuvre au 1er Janvier 2019 » a confirmé le Premier ministre à  quatre jours du premier tour des législatives..

La robustesse technique

Christian Eckert, alors ministre du Budget était venu “vendre” le prélèvement à la source, pratiqué dans toute l’Europe, à Orléans en février 2017.

 Cette mesure, critiquée notamment par le Medef pour le poids administratif supplémentaire qu’elle représente pour les entreprises, sera expérimentée auprès d’entreprises volontaires.  « S’agissant de l’argent des Français et des recettes de l’État, je ne veux pas m’engager dans cette réforme sans avoir la certitude que, techniquement, tout se passera bien. On va utiliser l’année qui vient pour garantir que le dispositif sera opérationnel et simple pour les employeurs et notamment pour les petites entreprises. Ce report doit permettre d’examiner la robustesse technique et opérationnelle du dispositif et d’évaluer la réalité de la charge induite pour les collecteurs, en particulier les entreprises, au moyen d’un audit et d’une expérimentation », a précisé Edouard Philippe rappelant qu’un audit est prévu..

Effet dévastateur

Edouard Philippe, le Premier ministre.

 Le prélèvement à la source consiste à collecter l’impôt sur le revenu lors du versement du salaire, et non plus un an après comme dans le système actuel. Lorsqu’il entrera en vigueur  le montant des fiches de paye diminuera causant chez les Français, à n’en pas douter, un choc  qui s’ajoutera aux craintes déjà exprimées sur la confidentialité de leurs données fiscales vis-à-vis de leur employeur. Son entrée en vigueur au 1er janvier 2018 aurait anéanti l’effet  positif de la réduction des  prélèvements obligatoires payés par les salariés. Aussi, dès l’entre-deux-tours, Emmanuel Macron avait indiqué que « cette mesure n’entrerait en toute hypothèse pas en vigueur à cette date ». Il mesurait déjà le choc psychologique dévastateur infligé aux Français lorsqu’ils verraient leurs salaires amputés sur leur fiche de paie.

F.C.






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