Orléans: La Bolière à La Source, dernière roue du carrosse après la rue… Royale

A la Bolière et plus généralement à la Source, les habitants et les commerçants l’ont mauvaise. Alors que le centre commercial de la Bolière doit être rénové depuis des mois.. Pas une once de début de travaux. En revanche, en centre ville, rue Royale, pour un projet plus récent au moins en terme de communication, le chantier bat son plein. Alors, quelles que soient les bonnes raisons à ce décalage, les Sourciens ne peuvent s’empêcher de penser qu’il y a deux poids deux mesures.

Les travaux de la rue Royale encours depuis plusieurs semaines.

Tout pour le prestige et le rayonnement, pour les arcades de la rue Royale qui sont requalifiées en ce moment du sol au plafond. La “banlieue”, même si La Source fait partie intégrante d’Orléans, attendra. A la Bolière, les commerces ont fermé les uns après les autres et la galerie est encore plus sinistre que d’habitude, malgré le dynamisme et la notoriété des commerces en place, boucherie, coiffeur, magasin U, boulangerie, pharmacie…

Le 29 octobre dernier, Olivier Carré, le maire dOrléans, dont on sait l’attachement qu’il porte au quartier avait fait une visite médiatisée et pleine de promesses sur le projet qui allait complètement métamorphoser ce centre commercial poussiéreux, obsolète et qui fait office de “repoussoir” pour la clientèle potentielle des immeubles et pavillons voisins.

“On se fiche de nous…”

Le maire en visite à La Bolière en octobre.

“On se fiche de nous, à chaque fois les délais sont repoussés”, se plaint Ali Amenzou, le patron du tabac. Pourtant François Foussier a réuni les commerçants récemment avec Niamey Diabara, adjointe au quartier de La Source, pour les informer sur l’avancement du projet. “Juridiquement il faut borner les fonds privés et publics“, explique François Foussier. Car les commerces de la Bolière sont en co-propriété. Alors pour mettre en oeuvre la “volonté de la collectivité”, d’Orléans Métropole, pour mettre en place un processus de requalification par la puissance publique, c’est long et compliqué. Nous sommes en France. “Compte tenu de la procédure, des contraintes juridiques à respecter notamment en matière d’appel d’offre, les délais sont longs”, confirme François Foussier.

La SEMDO opérateur

Centre commercial La Bolière

Depuis octobre, on a déjà fait un grand pas, la désignation d’un opérateur, la SEMDO (Société d’Economie Mixte d’aménagement) que préside Michel Martin, adjoint aux finances et dont les principaux actionnaires sont la ville et la métropole. Celle-ci va acquérir à l’amiable tous les murs. Des négociations sont en cours avec les commerçants, ceux qui veulent repartir avec des locaux neufs et des surfaces plus importantes, et ceux qui veulent vendre et partir.

Huit millions pour la rénovation de la Bolière

Pour simplifier les choses, le projet passe par un CRAC (Contrat de Revitalisation Artisanale et Commerciale, bénéficie de fonds FISAC d’Etat  (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce), sans oublier l’ANRU2 (Agence nationale pour la rénovation urbaine). Au total, la ville consacrera huit millions d’euros à cette rénovation de la Bolière, y compris le parking, contre moins de quatre pour les travaux de la rue Royale et ses arcades. En plus des commerces existants, la ville aimerait  y implanter un restaurant, un fleuriste, un poissonnier et une maison de la presse qui pourrait ressusciter, associée avec le tabac et le bar existants. Ces commerces viendront compléter la locomotive du centre, le  U express.  La SEMDO a déjà racheté des commerces abandonnés comme la Maison de la presse et une boucherie. 

Rue Royale aussi, il avait fallu lever les obstacles juridiques puisque les arcades sont du domaine privé et dépendent de 70 propriétaires. Or, il a fallu un an pour aboutir avec les commerçants et le projet était déjà depuis deux ans dans les tuyaux de la mairie.

Autant dire qu’à la Bolière il faudra patienter encore un peu pour voir le début des travaux. Selon François Foussier les premiers coups de pioche devraient être donnés en juin 2018. 

Ch.B

 

 

Commentaires

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  1. C’est tout le problème des copropriétés commerciales. Des commerces en difficulté bloquent les projets de rénovation. Ils ont bien de la chance que la ville et la Métropole prennent en charge cette rénovation. Il ne s’agit en aucun cas d’un ostracisme vis-à-vis de La Source, qui a toujours tendance à se victimiser, en oubliant les millions d’euros déjà dépensés dans le cadre de l’Anru et autres projets universitaires, scolaires, médiathèque et de développement de l’activité économique.
    Pour chaque projet mené par les collectivités, les délais sont assez longs, pour respecter les procédures, réunir les financements, lever les recours et mener à bien les travaux. Il y a matière à réflexion sur la façon de pouvoir accélérer.

  2. on ne comprends pas toujours les choix qui sont fait ni leur nécessité : pourquoi a t on refait la place Olivier de Serres (à l’entrée de l’avenue de St Mesmin ) qui était récente et très propre alors que nombre de rues et de quartiers sont dans des états lamentables? Curieux en tous cas et peu informés !et certainement très couteux

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