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Dania Altabbaa, pianiste aux miroitants climats

« Dania Altabbaa est une artiste d’un courage extraordinaire ».  Tels sont les mots de Françoise Thinat, présidente fondatrice du Concours international de piano d’Orléans et initiatrice des Matinées du piano, à l’issue du récital donné, dimanche matin,  à  l’Institut, par cette interprète née à Damas et qui fut son élève à Paris.

Pianiste et pédagogue, lauréate de plusieurs concours internationaux et invité de nombreux festivals internationaux,  Dania Altabbaa, qui enseigna par ailleurs seize ans au conservatoire d’Orléans avant de gagner le conservatoire de Bourges, a donné, en effet,  un bel et passionnant concert pour une salle, comme à chaque “Matinée du piano”, quasiment comble. Toute proportion gardée, force est ainsi de considérer que ces imaginatives et talentueuses  “Matinées “ de l’Institut sont ,au classique et au contemporain,  ce que les “Samedis du jazz” de l’association Ô’Jazz sont dans le hall du Théâtre.

Impressionnant est le programme mis sur pied par la musicienne avec, pour ouvrir ce concert, “Les Saisons,” de Tchaïkovski, une œuvre aux douze climats dont chacun est précédé par une épigraphe poétique de grands poètes russes  lue par Anne Lelong.

Tels douze rubans entêtants d’intensité, de mélancolie et de fête , se trament ainsi paroles et mélodies  sous les doigts d’une pianiste qui n’a de cesse de donner de l’âme vocale au chant de son clavier. 

De cette pièce de Tchaïkovski qu’Orléans Concours International a judicieusement tenu à faire précéder, le samedi, d’une conférence du musicologue François-Xavier Szymczak et de Dania Altabbaa au musée des Beaux-Arts, on aimera, notamment,  ce  “Chant de l’alouette” de Mars se répandant dans « le gouffre d’azur » (Apollon Maïkov), ou cette “Barcarolle” de Juin où « les étoiles par une tristesse secrète, brillent sur nous » (Alexeï Pletcheiev).

Avant d’interpréter la sonore “Sonate ” n°3, de Prokofiev, où comme l’écrit Coline Infante, « une coda pleine de fougue et de puissance donne une dimension immense au silence final », la pianiste, attachée à la création et à la diffusion de la musique contemporaine, offre deux “Préludes” du compositeur marocain Nabil Benabdeljalil. Voici, dans le droit fil des “Saisons”, les intenses “Magic Morning” et “Mirage et lumière”.

Le bonheur d’un très beau rendez-vous.

Jean-Dominique Burtin

Les Matinées du Piano

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