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Loiret: la secrétaire d’Etat, Marlène Schiappa, rétablit deux postes pour les femmes battues

 

Le combat des femmes a payé. Deux postes d’intervenants sociaux financés par l’Etat devaient être supprimés. dans le Loiret. D’abord l’AIDAPHI ((Association Interdépartementale pour le Développement des Actions en faveur des Personnes Handicapées et Inadaptées), l’employeur de ces travailleurs sociaux et son syndicat la CGT, sont montés au créneau. Renforcés par les protestations virulentes de Dominique Tripet (PC), élue à Orléans et chargée par ailleurs d’une mission par le maire, Olivier Carré, pour le logement des femmes battues.

La première mobilisation à l’AIDAPHI.

A son tour, le préfet du Loiret, Nacer Meddah est intervenu, qui a saisi les service de la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes.  Marlène Schippa est au final revenue sur la décision initiale de l’Etat de couper les vivre à ces deux postes d’intervenants auprès de la police et de la gendarmerie, chargés d’assister les femmes battues qui viennent porter plainte. Une démarche qui les met en péril face à leur mari ou à leur compagnon violents.

La force de déposer plainte

Tout est parti d’une manifestation de la CGT lors de l’assemblée générale de l’AIDAPHI à Saint-Jean-de-Braye (près d’Orléans) où se trouve le siège de l’association. 

“Les violences conjugales sont malheureusement une réalité dans le Loiret comme d’ailleurs sur l’ensemble du territoire ! Alors pourquoi continuer de financer ces deux postes de travailleurs sociaux ? Parce que cela permet à des femmes en situation de grande vulnérabilité de rencontrer un(e) assistant(e) sociale(e) après avoir eu la force de déposer plainte ! Parce que cela peut amener des femmes battues et humiliées à retrouver des moyens pour s’en sortir !”, expliquait le syndicat.”

Au total 425 femmes ont été soutenues en 2016, puis suivies dans un lieu d’accueil, le CLAE (Lieu d’Accueil et d’Ecoute).

Dominique Tripet: la moulinette des cures d’austérité

Dominique Tripet (PC).

A son tour Dominique Tripet était montée au créneau jeudi dernier en exprimant sa “colère”. : “…Une honte absolue…Les moyens affectés aux luttes contre les violences faites aux femmes et aux enfants, bien insuffisants au regard de ce fléau qui gangrène notre société, sont ainsi passés à la moulinette des cures d’austérité”. Et la conseillère municipale d’Orléans, de demander “au service de l’Etat de revoir leur décision, à Madame Marlène Schiappa, secrétaire aux droites des femmes de bien vouloir intervenir à ce sujet”. Dans un communiqué publié vendredi, le préfet Nacer Meddah, “particulièrement attaché à ce dispositif qui  a fait ses preuves“, a fait savoir qu’il s’efforçait “d’obtenir un abondement de crédits”, auprès de la secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance. 

Des crédits d’urgence

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat.

Le combat a payé et les doléances orléanaises sont bien remontées jusqu’à la secrétaire d’Etat, puisque dans une interview à Libération, Marlène Schiappa indiquait samedi qu’elle avait “immédiatement demandé une délégation de crédits d’urgence pour que le préfet du Loiret puisse rétablir ces deux postes et nous faisons en ce moment même une état des lieux précis de la situation des dispositifs de lutte contre les violences sexistes et sexuelles”.

Coïncidence, Caroline Janvier, élue député de REM sur la deuxième circonscription du Loiret était conseillère technique auprès de l’AIDAPHI, (l’association qui emploie ces deux travailleurs sociaux), avant de démissionner de ses fonctions après son élection. Est-elle intervenue auprès de la Secrétaire d’Etat? Sollicitée par Magcentre, elle n’a pas souhaité nous répondre sur ce dossier qui concerne son département d’élection. Discrétion, faute de communication ou prudence d’être soupçonnée d’un hypothétique “conflit d’intérêt”…?

Quoi qu’il en soit, le ministère a fait preuve de réactivité face à cette mobilisation, seul le résultat compte.

Ch.B

 

 

 

 

Commentaires

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  1. Pardon de rappeler les faits et rien que les faits. C’est suite à un article de Libération que la secrétaire d’Etat, comme nous tous au demeurant, a appris l’affaire. L’examen de la chronologie des faits le montre facilement. Les protestations des uns et des autres se sont faites jour, une fois le problème réglé.
    Tahar BEN CHAABANE

  2. Si le problème est réglé c’est réjouissant. Quoique s’il n’y avait plus de violences, nous pourrions vraiment parler de problèmes réglés ! Alors, M. Ben Chaabane, ça ne sert à rien d’en rajouter, en fait vous vouliez montrer le bout de votre nez !

  3. Le problème n’est pas réglé, les deux personnes qui étaient en poste n’ont pas encore réintégré leur fonction!
    Le verdict du Comité interministériel de prévention de la délinquance n’a pas encore été donné.

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