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Trump, un Américain à Paris

Attendu jeudi à Paris, Donald Trump devrait rencontrer les personnels militaire et civil américains dans la matinée, avant d’être accueilli aux Invalides par Emmanuel Macron. Les deux présidents auront ensuite à l’Elysée un entretien en tête à tête qu’ils élargiront pour finir aux délégations. Pendant ce temps la First Lady visitera avec Brigitte Macron Notre-Dame de Paris où elles seront accueillies par le clergé. Puis ces dames avec une délégation d’une dizaine de personnes prendront un petit bateau sécurisé pour une promenade sur la Seine qui prendra fin au niveau de la Concorde.


Dans un premier temps, Melania Trump souhaitait visiter de nombreux monuments parisiens et le quartier de Montmartre. Mais les services de sécurité américains voulaient imposer la privatisation de ces lieux et donc les fermer au public, demande refusée par les services français.

Pas de dîner d’Etat à l’Elysée mais un dîner au  très réputé restaurant Jules-Verne perché au deuxième étage de la Tour Eiffel, à la cuisine française aux accents modernes, offert par Emmanuel Macron et son épouse Brigitte au couple Donald et Melania Trump, clôturera la journée.

Le lendemain, MM. Trump et Macron assisteront  depuis la tribune officielle  dressée sur la place de la Concorde à la traditionnelle parade militaire du 14 juillet sur les Champs Elysées, où défileront côte à côte des soldats américains et français. Près de 11.000 policiers et gendarmes sont mobilisés  pour cette occasion.

La présidence française insiste sur les enjeux diplomatiques de cette venue d’un président américain 100 ans après l’aide apportée à la France en guerre par des troupes américaines. Il s’agit, selon M. Macron, de ne pas  « rompre » avec les Etats-Unis, de ne pas les  « isoler », et de réaffirmer les « liens historiques » qui unissent des alliés séculaires. En invitant Donald Trump, Paris veut  « tendre la main » au président américain, insiste Christophe Castaner le porte-parole du gouvernement. Le but est de le « ramener dans le cercle international ».

Convivialité persuasive

Lors du récent sommet du G20, contrairement aux autres Européens, en particulier la Chancelière Angéla Merkel, le président français a multiplié les signes d’amabilités envers son homologue américain. « Je ne désespère jamais de convaincre »,  répète  Emmanuel  Macron qui ne désespère pas de ramener les Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat. Mais,  l’entourage du président américain se borne  à déclarer « la relation est formidable ». Experts et diplomates  mettent en garde contre l’imprévisibilité totale de  l’actuel président des Etats-Unis et les difficultés de travailler au quotidien avec  ce pays  depuis son arrivée à la Maison Blanche. « C’est très compliqué de jouer aux échecs avec un homme dont on ignore tout de la stratégie, et dont le seul postulat est de tout subordonner à l’intérêt national américain. S’imaginer qu’on le fera changer d’avis est une pure folie », déclare Bertrand Badie,  spécialiste des relations internationales. « Poutine à Versailles, Trump au 14 juillet: on est plus dans la politique spectacle, dans l’émotionnel et la mise en scène que dans la construction d’une véritable ligne de politique étrangère », assène-t-il.

A contrario, le directeur parisien de European Council on Foreign relations, Manuel Lafont-Rapnouil  estime, lui, que, « quoi qu’on en pense, les Etats-Unis restent les Etats-Unis et on a besoin d’eux sur de nombreux sujets. On ne peut pas se contenter de dire: Trump est là, attendons que ça passe. Même s’il est très compliqué de s’appuyer sur une planche aussi imprévisible que Trump, il faut trouver des solutions pour sauver ce qu’il y a à sauver. »

Il est à noter que contrairement à la Grande-Bretagne, où la perspective d’une visite de Donald Trump a soulevé une polémique, sa venue à Paris n’a suscité que peu de réactions en France. Seuls, l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon a jugé que le président américain « n’était pas le bienvenu », et l’écologiste Yannick Jadot a  regretté « une récompense symbolique indigne faite à un président américain qui a fait un bras d’honneur à l’Humanité et au climat ».

Emmanuel Macron et Donald Trump évoqueront  la Syrie, l’Irak, et la lutte antiterroriste, leur priorité commune, mais aussi « tous les sujets y compris les désaccords » a précisé ce mardi à Lausanne le président français, « il y a beaucoup de sujets d’intérêts communs sur lesquels nous travaillons ensemble ».

F.C. avec l’AFP.

Commentaires

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  1. Comme la vie de ces gens qui nous trumpent et nous manipulent est intéressante. Ils sont touchants tellement convaincus que leurs paroles mensongères sont vérités divines.
    Juste un exemple sur l’entrée en guerre des USA en 1917 soi disant venus sauver les pays libres face aux teutons. En réalité ce sont les groupes financiers Ford et compagnie qui ont décidé que finalement il y avait du fric à faire (marchés de reconstruction, production d’armements etc) et ont donc envoyé à la mort des milliers de jeunes hommes.Accessoirement ils ont aidé les industriels français à faire encore plus de profits.

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