Le général Pierre de Villiers nommé chevalier au Puy du Fou

Le Chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, qui a démissionné mercredi 19 juillet suite au différend avec le chef de l’État, annonce qu’il rejoint le parc du Puy du Fou de son frère Philippe, pour y être chevalier.

Vertement tancé par Emmanuel Macron suite à des déclarations pourtant à huis clos au cours d’un commission parlementaire où il regrettait le manque de moyens de la Défense, le général Pierre de Villiers a déposé le képi mercredi 19 juillet, à deux jours d’une convocation avec le chef de l’État. Mais le Vendéen de 61 ans ne va pas rester sans rien faire. Il a de la ressource. Saint-Cyrien de la promotion Henri Guilleminot (1975) issu de l’arme blindée cavalerie, il va en quelque sorte retrouver ses premières amours. Son frère Philippe, grand ordonnateur du spectacle du Puy du Fou, lui a proposé de figurer parmi les chevaliers qui s’affrontent lors des joutes spectaculaires de ce spectacle très apprécié par les spectateurs.

“Ça peut paraître étonnant un tel retour en arrière, mais la cavalerie est restée en moi depuis mes premières affectations. La chevalerie est une valeur qui coule dans mon sang et dans celui de ma famille depuis toujours, j’ai donc accepté cette proposition de mon frère Philippe sans tergiverser”, a-t-il déclaré au Goracentre. Une autre façon d’enfourcher un de ses chevaux de bataille en quelque sorte, lui qui était très à cheval sur le passage à 2 % la part du PIB consacrée à la Défense, contre 1,78 % actuellement. “C’est conforme aux économies budgétaires imposées aux armées par le Président de la République. Un cheval avec du foin me paraît tout à fait adapté aux circonstances actuelles, et beaucoup plus économique en effet que des hélicoptères de combat ou des SNLE… Sans parler de l’empreinte écologique, bien meilleure avec les chevaux !”

Issu d’une très vieille famille de France, le général Pierre le Jolis de Villiers de Saintignon continuera de porter haut les couleurs de la chevalerie française, lui à qui il importe, jusqu’à son dernier souffle “le succès des armes de la France”.

 

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