Foot : Même pas drôle la première castelroussine à la maison

Les Berrichons ont raté leur retour en Ligue 2 à domicile, en s’inclinant 1-0. Preuve que bien jouer ne fait pas tout, c’est le Valenciennes de Faruk Hadzibegic qui s’est imposé à Gaston-Petit pour le deuxième match de la saison 38 de La Berrichonne à cet échelon.

L’affiche du jour.

Deux ans de patience. Deux ans à ruminer dans un championnat de National. Deux ans où l’odeur du pop-corn et des frites, en grimpant dans les tribunes, n’était décidément  pas la même. Deux ans pendant lesquels Gaston-Petit s’est modernisé avec une sono à faire péter les tympans, si on pousse le volume, et faire du  stade castelroussin une antre à quatre tribunes, et de rendre à la pelouse un velouté naturel après un intermède synthétique . Deux ans pour ajouter une saison de plus au capital  2e div. Deux saisons d’attente pour placer la barre à 38 ans… et pour que La Berrichonne de Châteauroux redevienne la plus vieille équipe à ce niveau du football hexagonal.
 

Après l’ouverture du championnat, à Brest, voilà une huitaine, c’était donc retour de la L2, Domino’s qu’elle s’appelle désormais, sur les terres d’une Berri déjà nantie d’une victoire venue d’ailleurs.  En Bretagne, les Rouge et Bleu avaient été à la peine. Ils avaient encaissé deux buts, avaient fait le dos rond avant de marquer trois buts dans le dernier quart d’heure… Alors, pour la réception de Valenciennes, la Red Blue Army avait sorti calicot, banderoles, mégaphone et chants de supporter pour l’occase. Ils n’étaient pas cinq cent et n se sont pas retrouvé trois mille en arrivant au port mais ils ont fait le raout que l’on attendait. Cela faisait aussi le pendant aux Ultras de VA, pas plus d’une cinquantaine mais du bruit comme mille, le torse nu tellement la température était douce en Berry, en ce début du mois d’août. Un retour qui n’avait tout de même pas fait le plein des tribunes mais avec les vacances et l’apéro d’un vendredi soir estival, les Berrichons avaient quelques excuses. Presque 4000 aficionados tout de même
Dommage pour ceux qui ne sont pas venus, parce que cette Berrichonne là avait du ballon plein les pieds même si c’était Valencienne qui s’offrait le premier tir cadré. C’était un bon match d’été. Une rencontre de début de saison avec des allées-retour de part et d’autre du terrain. De belles actions et pas de but. Cela fait toujours plaisir aux petits et ça ne gène pas les grands. Alors, à la mi-temps on pouvait savourer la binouze à la buvette, avec modération, le ch’tit canon dans des loges, bien garnies quant à elles, et le casse-croûte qui va avec. Pour le score c’était le  zéro partout. La Berri avait retrouvé ses marques et se plaît si bien en L2.

Un centre, une tête, un ballon dans la lucarne

Angoulal, capitaine fier mais déçu du résultat.

Au retour sur le pré, tout le monde était bénèze dans la tiédeur du Berry. Il aura suffit d’un centre de Mauricio, repris de la tête par Mothiba qui plaçait le cuir dans la lucarne gauche pour qu’on ait comme un coup de froid sur Gaston-Petit. Le premier but pour le retour en L2, pour le premier match à domicile, inscrit par les visiteurs, que ce soit Valenciennes ou autre, ça le fait pas. Sur ce coup-là, les affres des résultats, mi-figue, mi-raisin, à la maison, obtenus la saison dernière, qui s’en vienne titiller les mémoires des supporters.  Être mené 1-0 sur sa pelouse, cela ne fait plus rire les petits, et cela commence à gêner les plus grands.
Le gros problème, en ce début de championnat, c’est que La Berrichonne est en manque d’attaquant. Trois au tas avant la partie, un de plus après puisque Benrahama est sorti sur blessure, cela fait beaucoup dans un effectif qui n’est pas celui des plus grosses cylindrées. Alors quand Cheik Traoré, le latéral, s’est retrouvé en face du portier nordiste, c’est ce dernier qui a gagné le duel. On ne peut pas lui en vouloir. Le plat du pied c’est pas le truc qu’il fait naturellement d’habitude.

La Red blue army.

La Berri a poussé. Le public a poussé. Les commentateurs ont poussé. A la fin du temps réglementaire Valencienne a gardé son avantage. Quatre minutes plus tard, une patate de Kamel Cherfi avait fait trembler la transversale, seulement la transversale. On a cru que le ballon avait rebondi à l’intérieur de la cage. Que nenni pour les arbitres.
Les gras du Nord ont soufflé et Valenciennes a encore gardé son avantage.
Dans la salle de presse Jean-Luc Vasseur, comme Cheik Traoré et Aldo Angoula, ont regretté d’avoir raté le retour même si le jeu est là.
Manque plus que de la mettre au fond et après le petit peuple de la Berri pourra faire la fête.
Dès mercredi, pour le tour de coupe de la Ligue, peut-être ?

Fabrice Simoes. 






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