Blois : le président de la SNCF avait bien répondu au maire Marc Gricourt

Au mois de mai, le maire de Blois Marc Gricourt pris soudainement d’une veine épistolaire a écrit deux lettres : d’abord au nouveau Président de la République Emmanuel Macron, afin de lui faire part (entre autres) de ses attentes et inquiétudes concernant les dotations aux collectivités territoriales, annoncées à la baisse. Puis au président de la SNCF Guillaume Pépy pour se plaindre du manque de communication et de l’absence de solutions alternatives aux week-ends de coupure du trafic SNCF en mai et juin derniers sur la ligne Paris-Orléans-Blois-Tours, pénalisant, selon ses propos, les déplacements des touristes.

Si – selon nos informations provenant du cabinet communication du maire de Blois, malgré la relance nous a-t-on signifié – le Président Macron n’a pas à ce jour répondu, le président de la SNCF a lui pris la plume, par l’intermédiaire de son directeur régional Centre-Val de Loire Stéphane Coursier.

Marc Gricourt.

Dans un courrier daté du 20 juin dernier, il indique que « le président a pris connaissance » de la lettre de Marc Gricourt « avec la plus grande attention ». Il remémore que depuis 2013, de nombreux travaux sur l’axe Paris-Orléans-Limoges-Toulouse sont « destinés à moderniser les voies des lignes et améliorer la qualité du service rendu aux voyageurs ». Mais il rappelle aussi que « la complexité de certaines phases de ces travaux a obligé la SNCF à programmer l’interruption partielle ou totale des circulations pendant trois week-ends ». Il annonce dans le même temps que d’autres week-ends d’interruption sont prévus en septembre (16 et 30/09) puis en 2018 (31/03 ; 12 et 19/05 ; 10 et 17/11). En regardant de près le calendrier, ces week-ends d’interruption vont sérieusement impacter les voyageurs désirant profiter des week-ends prolongés, le mois de mai 2018 étant particulièrement généreux comme cette année. « Ces interruptions génèrent évidemment des contraintes réelles pour les voyageurs ; il s’agit cependant d’un choix pour éviter des travaux en semaine qui impacteraient les abonnés », avoue-t-il avec conscience. Des abonnés qu’il faudrait alors rembourser des jours non utilisables de leur abonnement, on imagine déjà le coût ! 

Le maire de Blois faisait grief au président de la SNCF d’avoir peu ou mal communiqué sur le sujet. C’est mal connaître les qualités de communication de la SNCF qui, la lettre de Stéphane Coursier en témoigne, a averti dans « plusieurs médias afin de toucher le plus grand nombre : affiches en gare, réseaux sociaux, annonces et flyers mailings, communiqués de presse, radios, informations aux élus ».

Des bus Macron pour se substituer aux trains les week-ends d’interruption ?

Est-ce ce dernier point qui a échappé au pourtant très réactif maire de Blois sur Facebook notamment – on le voit actuellement en short et débardeur athlétique faisant son footing annuel dans les rues de Sérignan (Hérault) où il réside habituellement durant les vacances, dans une mise en scène savamment orchestrée ? Peut-être. En tout cas, Guillaume Pépy, par l’intermédiaire du directeur régional, fait savoir que la mise en place de « substitutions » (comprendre : des autocars de substitution), « doivent prendre en compte les flux très importants entre Orléans et Paris, même en période de travaux. Une substitution par autocars impose de savoir maîtriser ces volumes correctement. Pour cela des réflexions pourraient être engagées et un travail mené pour donner l’accès aux cars à des clients ayant réservé leur voyage ». En dehors du fait géographique que Blois ne se situe pas entre Orléans et Paris, qu’est-ce qui empêche SNCF, les élus territoriaux et les compagnies de « bus Macron » de se mettre autour d’une table pour, à l’avenir, offrir ces solutions de substitution aux voyageurs, usagers, clients… ?

Sinon, il reste l’alternative covoiturage (peu compatible pour des familles) ou de descendre la Loire à vélo (mais tintin pour la remontée en train…).

F.Sabourin.

Commentaires

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  1. Monsieur SABOURIN que vous défendiez avec un tel enthousiasme la SNCF laisse supposer que vous ne devez pas souvent prendre ses trains.
    Les arguments invoqués par le Directeur de la SNCF de ne pouvoir anticiper le nombre de passagers potentiels pour un transport de substitution lors de la fermeture des lignes le WE relève de l’imposture ou de la crasse ignorance:la SNCF qui dispose d’une connaissance exacte du nombre de passagers potentiels par jour…sauf a n’avoir aucune statistique ou ne pas savoir s’en servir! Il est vrais qu’elle ne connait même pas le nombre de boulons qu’il devrait y avoir sur ses éclisses et que cela peut créer la catastrophe de BRETIGNY!

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