Châteauroux : Le 42e Festival Darc boucle samedi par le spectacle des stagiaires

L’édition 2017 du Festival International Darc (Danse, art, rythme, culture), dans la préfecture de l’Indre, se terminera samedi soir par un spectacle où une grande partie des 600 stagiaires passeront sur scène. Une clôture offerte à la danse après plusieurs soirées musicales. 
 
 

Entre danse contemporaine et art circacien.


Il est désormais bien loin le temps où le festival Darc, à Châteauroux, était essentiellement, exclusivement, le rendez-vous des danseurs, et rien que des danseurs. Alors, pour meubler les soirées, après les heures de stage, après les exercices, après les étirements, les pointes, les bras levés et les pieds tout autant, les stagiaires se retrouvaient à la terrasse d’un bistrot et refaisaient un tour de danse, un tour de piste, un tour du monde artistique ou pas. C’était un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître et que les autres ont oubliés. Alors, on a ajouté un concert par-ci, un concert par-là. Alors, la programmation des soirées s’est étoffée… Désormais, sur la place Voltaire, la grande scène, sous le chapiteau, accueille des vedettes d’un été ou de plusieurs vies d’artiste. Les Castelroussins, et les autres aussi, ont pris date. Chaque année, durant une dizaine de jours, ils deviennent acteurs d’un spectacle vivant dans la capitale du Berry du sud. Même, le festival fait des haltes dans les villes et villages alentours avec une programmation spéciale Darc au pays.

Nouvelle chopinerie en guise de sautoir

Les Goguettes ou l’art des chansonniers.


Comme de nouveaux Lagardère dans les fossés de Caylus, les chanteurs, les artistes et autres baladins vont au public si celui-là ne vient pas, ou ne peut pas venir,  toujours à lui. La culture s’installe dans la campagne berrichonne, sous le toit d’un foyer rural ou le préau d’une cour d’école et George Sand, la Dame de Nohant, se réveille une nouvelle chopinerie en guise de sautoir.
 

 

Des stages et une scène multi-disciplinaires

Eric Bellet et les artistes toujours disponibles pour les radios locales.


Cette année, on avait mis les petits plats dans les grands, mais ne le fait-on pas les autres années ? Eric Bellet, le directeur du festival toujours l’écharpe rivée autour du cou, en avait fait la part belle à l’éclectisme festivalière estivale. « Il n’est pas toujours très facile de créer des passerelles entre le monde la musique et de la danse », expliquait l’homme lige du Festival international, à quelques minutes de l’ouverture. Rien que la lecture du programme mettait en exergue cette volonté affichée de mélange des genres placés sous l’unicité du spectacle vivant. Pour le grand public, il avait réuni du neuf, du un peu moins, des chansons, des ritournelles, de la variétoche, du reggae, du crooner quasi latin love,, du rap et du rock, plein d’autres choses encore. Des soirées gratuites, d’autres pas chères, d’autre un peu plus mais pas trop quand même.
Sur la même affiche on pu retrouver Léon Newars et Doolin, The Sunvizors et le Red Red Wine de UB 40, sans aucune modération, Ziako et Zoufris Maracas, Clarika, Michel Leeb & The Brass Messengers, Nina Attal et Deluxe, Les Goguettes, « un trio mais à quatre » de chansonniers iconoclastes, et le Cirque Le Roux, mélange de théâtre, de danse contemporaine, d’acrobaties, et de commedia dell’arte, Soan la nouvelle star 2009 et Claudio Capéo The Voice saison 5, Ttwice et MHD.
Pour les stages, là encore l’éclectisme est de  rigueur. Pas moins de 650 stagiaires, venus du monde entier, viennent régulièrement assister et participer aux divers ateliers de chant, danses ou comédie,  proposés durant la dizaine de jours du festival. On trouve de tout, pour tous des niveaux qui vont de l’initiation au niveau supérieur.

Pour tous niveaux, pour tous âges

La cuvée Darc 2017.


Pour tous les âges aussi. Au total 23 disciplines pour 34 professeurs sont proposées. Du Modern’jazz au classique, en passant par la Comédie musicale, le Hip-hop, le Ragga Jam, la danse contemporaine, la danse Africaine, le chant, les claquettes, la barre au sol, l’analyse du mouvement, l’impro théâtrale, la Salsa, la danse Indienne, le Flamenco, le Capoeira, la danse sportive, le West Coast Swing Rock sauté-boogie,  la création rythmique et les percussions, le Qi Qong, jusqu’au massage et à la langue des signes, la proposition, dans un espèce de village-stage,  est « Unique en France et en Europe ».
D’une aura nationale, les stages sont ainsi devenus internationaux, le festival itou. Les Berrichons se sont peu à peu appropriés la manifestation au cœur et en dehors de leur ville. Et à la mi-août, tandis que les plages sont bondées, les arts à la campagne accompagnent ceux qui restent sur place.
 Samedi soir, sous le chapiteau, aura lieu, c’est toujours la coutume depuis des lustres le spectacle final avec la participation de tous les stagiaires, issus de tous les ateliers, sur le thème :  Un Monde merveilleux…!? Comme les autres spectacles, comme tous les ans aussi, les gradins seront pleins et le parterre affichera complet ! En plus la Ligue professionnelle de football a bien fait les choses : La Berrichonne de Châteauroux, l’équipe phare du Berry, ne jouera à domicile que lundi soir !
 
Fabrice Simoes.
 

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