Collection lanterne rouge et or, Orléans bat Lens 2-0

 

En première période, les Orléanais ont souvent percé la défense lensoise.

Petite mines de rentrée

Recevoir le RC Lens n’est jamais anodin, y compris lorsque cet ancien champion de France occupe la dernière place au classement provisoire de la ligue 2. Alors que toute la France du football bruisse encore du choc du mercato impressionnant du PSG, l’opposition de la fine guêpe orléanaise au budget plus de 6 fois supérieur du club artésien intrigue. D’autant que ces dernières saisons, la ligue a multiplié le « deux poids, deux mesures », alternant sévérité à l’encontre de l’USO et une étonnante mansuétude à l’égard des promesses financières jamais tenues de Gervais Martel, le président controversé du club des corons où investisseur azéri rime trop souvent avec « assez ri ».

 

Un puits artésien sans fond

Gomis fauché dans la surface lensoise obtient un pénalty.@Jérome Grelet.

L’an passé, l’USO l’avait emporté dans une ambiance de feu, mais pour ne se sauver qu’au terme des barrages, alors que les sang-et-or ne rataient la montée que d’une minute maudite, au profit de leurs voisins amiénois.

Dès la 3e, Orleans attaque et Bouby place un magnifique coup franc au raz du poteau de Douchez : 1-0 pour l’USO!

Lens semble à la dérive, la mine déconfite, et panique à bord comme sur le port de Vladi-Bostock. Toutefois à la 8e Lens sur contre-attaque manque d’égaliser, avant que Poha ne manque son duel face à Douchez à la 10e.

 

Désamour sans Casanova

 

Ziani tire le pénalty: il sera repoussé par Douchez, mais repris par Poha pour le second but de l’USO. @Jérôme Grelet.

Loin de tout choc psychologique, les Lensois privés de leur entraîneur, ancien de too loose, restent tétanisés, et le mal nommé Fortuné déboule seul devant Gallon à la 13e, donnant à l’ancien Nîmois l’opportunité de confirmer, s’il était nécessaire, qu’avec lui c’est l’adversaire qui doit prendre Gard.

Orleans combine bien dans une rencontre très ouverte et agréable. Ziani ouvre encore sur Gomis qui tire au-dessus à la 15e. Mieux encore, à la 17e, Ziani dépose une offrande sur la tête de  Denis-Wil Poha, qui ne cadre pas. N’Goma est virevoltant et plante une belle frappe. Seul le ciel est d’un superbe sang et or.

Pinaud déboule à la 25e, mais oublie de tirer. À la 27e, un superbe une-deux dans la surface provoque un penalty : Douchez repousse superbement le tir de Ziani, mais en vain, car Poha a bien suivi et reprend tranquillement, logeant le ballon dans sa lucarne : 2-0 !

 

Haut les cœurs de France, débâcle et dérive de Loire

 

@Jérôme Grelet.

Le désarroi des Lensois, la tête au fin fond du puits artésien, est tel que l’USO paraît proche de les mettre KO debout, et le moindre contrôle semble une falaise des Hauts de France et un faux-pas de Calais pour ceux qui ont, déjà, perdu le Nord. Trois contres Orléanais juste avant la mi-temps manquent de tuer le match, mais même l’arbitre tente de sauver le suspense en omettant de siffler un second pénalty en faveur des Orléanais à la 32e.

Les 6 413 spectateurs sont aux anges, et les supporters Lensois, désabusés, semblent eux aussi apprécier le spectacle fourni par les jaunes et rouges.

 

Jour de deuil pour Sainte Barbe

 

Arthur Gomis arme son tir. @Jérôme Grelet.

À la 50e, les visiteurs tentent enfin de réagir, mais demeurent trop brouillons pour inquiéter le portier orléanais qui a définitivement gagné ses gallons. Orléans assure, sa défense tient sereinement. Ziani retrouve ses jambes de 20 ans pour donner le tournis aux défenseurs Lensois.

Gomis sort au profit de d’Arpino à la 70e sans altérer le calme olympien des usoistes qui perdent cependant trop vite les ballons de relance.

Nabab entre pour participer à la fête, avant une nouvelle belle parade de l’intraitable Gallon à la 81e. Le coach orléanais effectue son dernier changement à la 85e avec la rentrée de Benkaid. Le temps additionnel n’y change rien et toute la tribune Vagner, debout, fête sa joie comme le village de Sainte-Sévère un jour de passage de Nicolas Hulot.

 

Les seins de glace à la place d’Arc

 

@Jérôme Grelet.

Ce soir, Orléans, fait vraiment métropole et a plus d’un tour dans son sac. Ce soir de gala, même Mireille est d’Arc, et Sainte Barbe fait pâle figure face aux seins de glace, dans une atmosphère il est vrai caniculaire. Pour sauver Lens, il aurait fallu au moins le retour du grand blond avec une chaussure noire à crampons, Daniel Leclercq, en hommage à la « grande sauterelle » disparue, mais à la place d’Arc, on a surtout vu les deux petits lutins bruns, Poha et Ziani.

5e sur 20 au terme de 5 matchs, 3 victoires probantes contre des équipes candidates à la montées (Nancy, Auxerre et Lens) : Orléans peut prendre le quart et, pourquoi pas, rêver d’un barrage plus pacifique, à l’est d’Eden. Quant à Lens, c’est à Lorient que va bientôt continuer son calvaire, breton, forcément breton. Le port de l’angoisse pour les Nordistes, de quoi faire du bruit dans Landerneau, foi de Landreau.

Paul Jozet.

Commentaires

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  1. Dans le paragraphe” Ste Barbe” n’y aurait-il pas une étrange confusion entre le Ministre de l’environnement( Nicolas Hulot) et le héros du film de Jacques Tati qui a tourné à Ste Sévère (36) “Jour de Fête” et à St Marc (44) “Les Vacances de Mr Hulot” ?

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