Catherine Ferrier, nouvelle préfète du Cher, a deux passions : ses enfants et le travail

Parue au journal officiel du 10 août dernier, la nomination de Catherine Ferrier du Lot au Cher, en remplacement de Nathalie Colin qui rejoint le Conseil supérieur de l’Appui territorial et de l’évaluation, est effective depuis ce début de semaine. Après avoir, comme le veut la coutume, déposé une gerbe au monument de la résistance, à Bourges, lundi matin, la nouvelle préfète a fait sa rentrée berruyère et donné quelques indicateurs quant à la mission qui sera la sienne.
 
Dernière réunion avec ses collaborateurs vendredi soir. Déballage des cartons durant le week-end. Première cérémonie officielle dès ce lundi. Rencontre avec les journalistes du secteur dans l’après-midi. Le moins que l’on puisse dire c’est que la nouvelle préfète du Cher, Catherine Ferrier n’entend pas camper dans les locaux de la préfecture même si elle assure vouloir laisser la bride sur le cou aux sous-préfets du département. « Je tiens beaucoup à ce que les sous-préfets soient sur le terrain. J’y serai aussi mais pas partout et pas tout le temps … ».

D’emblée elle se définie cependant comme humaniste, de terrain, qui aime les rencontres et a deux passions : « mes enfants (23 et 22 ans). J’ai fait mes choix de carrière pour être présent avec eux. Et le travail … ».

C’est le deuxième poste de préfète, après celui du Lot, pour Catherine Ferrier mais qui compte une quinzaine d’années dans l’administration préfectorale. Auparavant elle a rempli la fonction d’inspectrice générale de l’administration. Elle a occupé d’autres fonctions en administration centrale, par exemple au sein du cabinet du Premier ministre en tant que chef du service évaluation et appui aux administrations. Elle est par ailleurs passée par le ministère de l’Intérieur, a été attachée à la préfecture de Région Auvergne et a passé 10 ans comme attachée à la préfecture de Lozère. Elle est détentrice d’un diplôme de sciences politiques de l’institut d’études politiques de Paris et d’une Maîtrise de sciences économiques. Elle est Chevalier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite.

Phase de découverte des « Chériens et des Chériennes »

Une petite pointe d’accent, le verbe et le mot facile, la nouvelle représentante de l’État a expliqué découvrir le département mais a déjà sous la main la carte du dernier découpage issu de la récente loi de décentralisation. Un découpage qui entre dans les normes exigées mais qui n’est pas obligatoirement bloqué en l’état. « L’obligation de la loi avec 5.000 habitants minimum est respectée. La loi est respectée mais ne fige pas définitivement les découpages. Par contre, si les élus veulent faire évoluer les choses, ce sera à leurs initiatives ». Pour le reste des dossiers en cours, Catherine Ferrier a expliqué être dans une phase de découverte. « Je découvre le département Cher. Je ne connais aucun des élus du département mais je les rencontrerai en bilatéral. Dans le premier mois je veux comprendre les enjeux du Cher. Je vais être une éponge.  Ensuite nous fixerons les priorités (locales) dans la suite des volontés gouvernementales et nous essayerons, avec mon équipe, de relever les défis ».

Le tuilage de trois heures avec son prédécesseur (prédécessrice pour les puristes) lui a semblé bien insuffisant pour se faire une idée complète de la situation des « Chériens et des Chériennes » (sic) . Ceci étant, elle compte s’appuyer sur certains leviers comme l’aspiration sociétale de retour à la campagne pour redonner un avenir à la ruralité « avec le soutien des collectivités locales ! » Et cela même si « le Cher contraste entre entreprises prospères  et un certain taux de pauvreté. Le re-zonage peut lui aussi évoluer. Le résultat c’est de véritablement redynamiser les activités dans les campagnes. Pour l’emploi, la géographie, à deux heures de Paris, est bonne. Les acteurs du département doivent aller vers cet objectif, notamment de s’occuper des emplois non pourvus ou de l’emploi du conjoint ».

Faire des choix, c’est aussi des renoncements

En cette période de rentrée scolaire la nouvelle préfète n’a pas échappé à la question des contrats aidés qui fragilisent certaines communes. « Le gouvernement a fait le choix. Les choix c’est aussi des renoncements. La cour des comptes et d’autres instances ont dit et redit les effets néfastes de cette mesure et il était nécessaire de boucler le budget 2017, trouver de l’argent, pour être un acteur crédible au plan européen ».

Quant à la spécificité berruyère, la construction de la Maison de la culture,  le « ha oui, les arbres » montre que la représentante de l’État a déjà pris un peu connaissance du sujet. Par contre, sur le coup, dégagement en touche . « C’est la décision du maire de Bourges. Donc c’est sa compétence … ».

Voilà qui entre bien dans une petite phrase lâchée dans la conversation: « J’apporte beaucoup d’importance à l’aspect apolitique de ma fonction …».

Fabrice Simoes.

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