Loir-et-Cher : le Département à l’ère Perruchot a commencé

Depuis le 11 juillet dernier, Nicolas Perruchot a pris les rênes du Conseil départemental de Loir-et-Cher, à la place de Maurice Leroy, atteint par le non-cumul des mandats. Face aux médias, il a déroulé les grands chantiers qui attendent le Département dans l’année qui vient, et au-delà.

Nicolas Perruchot, entouré de Xavier Patier (à g.) et Éric Schahl (à d.).

« Nous ne renoncerons à aucun projet ». C’est dit fort et clair. Nicolas Perruchot, élu au fauteuil de Maurice Leroy président du Conseil départemental le 11 juillet dernier, entend bien poursuivre les efforts d’investissements à hauteur de 50 M€ par an jusqu’à la fin du mandat, en 2021. Et ce malgré les difficultés budgétaires qui s’annoncent, encore. « Le contexte est défavorable. Il y a un flou budgétaire, et nous ne savons pas encore comment nous allons boucler le budget 2018, nous y travaillons déjà », a-t-il déclaré en ouverture d’une conférence de presse de rentrée. Une chose est sûre, selon lui, « il n’y aura pas d’augmentation de la fiscalité avant la fin de ce mandat ». On se souvient que son prédécesseur avait dû y recourir, pas de bonne grâce, en 2016. « Nous sommes un peu à contre cycle. Là où certains départements ont décidé des coups de frein sur les investissements, nous, nous faisons le pari de la relance sur les investissements justement ». 15 M€ d’économies sur le fonctionnement ont déjà été faites, « on sait que dans certains services c’est très difficile. On a demandé au gouvernement une année blanche dans la baisse des dotations, on ne sait pas si nous serons entendus ».

Des tablettes fabriquées en France pour les collégiens loir-et-chériens

Nicolas Perruchot souhaite que le numérique soit le fil conducteur de ce qu’il lui reste de mandat à effectuer. C’est déjà le cas avec l’application Job41, qui met en relation demandeurs d’emplois au RSA et employeurs qui peinent parfois à trouver des candidats aux emplois proposés. Une application qui fait tache d’huile, 35 départements ont déjà demandé une démonstration. Il souhaite aller plus loin, notamment en matière de handicap, avec MDPH en ligne (Maison départementale des personnes handicapées). « Trois départements le font déjà », a-t-il insisté, « et le numérique n’ira pas avec une diminution des postes », assure-t-il pour l’instant. Le numérique en Loir-et-Cher, c’est aussi l’arrivée prochaine de tablettes numériques expérimentées dans quatre classes de 5e de trois collèges (Beauce-la-Romaine, Bégon à Blois et Bracieux). Des tablettes « School » fabriquées en Saône-et-Loire, que Nicolas Perruchot est allé voir fonctionner in situ avec des enseignants du cru, qui les considèrent comme une aide pédagogique importante après avoir été pour certains un peu retords à les utiliser.

Le GIAT de Salbris : la vente de 15 ha confirmée

Parmi les projets que le nouveau président souhaite également mettre à l’ordre du jour, le retour du Département dans le giron du domaine de Chaumont-sur-Loire. « J’ai rencontré Chantal Colleu-Dumond, qui fait un travail formidable à Chaumont. Je proposerai aux élus de Loir-et-Cher prochainement de re-rentrer dans le conseil d’administration de Chaumont, et de pouvoir investir dans de nombreux projets dans les années à venir ».

Interrogé au sujet du compromis de vente annoncé fin juin par Maurice Leroy sur 15 hectares de l’ancien site du Giat de Salbris, le nouveau président confirme que « cela évolue favorablement. A la prochaine commission permanente (vendredi, Ndlr), je serai en mesure d’annoncer aux élus la primeur de l’entreprise qui achète ces 15 hectares. Nous continuerons de travailler pour vendre d’autres parcelles d’un site qui coûte très cher au Département », a-t-il ajouté.

Enfin, pour les élections sénatoriales du 24 septembre prochain, Nicolas Perruchot « poursuit sa réflexion » sur le candidat à soutenir au second tour. « Pascal Goubert est investi par L.R. Au 2e tour il y aura deux candidats possibles. L’Union pour le Loir-et-Cher va du MoDem à la Droite forte : le spectre politique est large ». Mais la porte d’entrée du Sénat est étroite, son prédécesseur l’a appris à ses dépends en septembre 2011…

F.Sabourin.

Un nouveau dir’cab’ et un nouveau DGS

À vin nouveau, outres neuves : Nicolas Perruchot, nouveau président du Conseil départemental était entouré de deux petits nouveaux dans le département : Xavier Patier, directeur général des services (DGS), qui succède à Olivier de Brabois, parti à la retraite. Et Éric Schahl, directeur de cabinet.

Xavier Patier.


Le premier, né en 1958 arrive de la Ville de Toulouse où il occupait des fonctions similaires ainsi qu’à la communauté de communes Toulouse-Métropole. Il a déjà connu le Loir-et-Cher entre 2000 et 2003 en tant que commissaire à l’aménagement du Domaine national de Chambord et administrateur du château. Parallèlement Xavier Patier a occupé des postes de direction dans le secteur privé : vice-président du groupe Pierre Fabre (2003-2008) ; président des Éditions Privat (2004-2008) ; président des Éditions du Rocher. Il est lauréat du Prix Roger-Nimier, entre autres prix littéraires pour cet homme qui est aussi écrivain d’une vingtaine de romans et essais.

Eric Schahl.


Éric Schahl (43 ans) arrive de la planète Sarkozy : équipe de campagne 2007, il intègre son cabinet à l’Élysée pendant le quinquennat, notamment en charge des relations avec le Sénat et avec les collectivités. Il fait ensuite partie de l’équipe rapprochée de Nicolas Sarkozy à partir de 2014 et son retour en politique. D’un Nicolas à l’autre…

 






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