Loir-et-Cher : En Marche ! cherche à durer

Le mouvement En Marche ! de Loir-et-Cher fait sa mue progressive en parti politique. Désormais nommé La République en Marche (LREM), il cherche avant tout à ne pas perdre l’élan de la campagne présidentielle et législatives, et surtout à éviter l’érosion des adhérents et sympathisants, inhérente à l’usure de tous les pouvoirs.

Le noyau dur de La République en Marche de Loir-et-Cher.

La médecine antique avait une devise pour ça : Primum, non nocere. D’abord, ne pas nuire. Le mouvement En Marche ! de Loir-et-Cher, qui fait sa mue en La République en Marche, aimerait surtout “ne pas en perdre”… Car c’est quelque chose qui frappe tous les partis politiques une fois arrivés au pouvoir : l’usure du temps fait perdre rapidement des adhérents. Et l’érosion peut parfois commencer très tôt ! Christine Jagueneau, référente historique du mouvement transformé en parti, a bien l’intension de transformer l’essai, pour filer une métaphore rugbystique : “la démocratie participative va entrer en vigueur dans le mouvement peu à peu. Il y aura désormais pas mal de discussions”. Manière de clore le psychodrame de juillet dernier, où adhérents et sympathisants, chevilles ouvrières et artisans de la victoire aussi inattendue que décisive d’Emmanuel Macron avait rué un peu dans les brancards au moment de la discussion des statuts. “Ils ont été adoptés le 17 août”, précise Christine Jagueneau. Fermez le ban.

1.499 contacts – 1.109 adhérents et 390 sympathisants – un vivier qu’il ne faut surtout pas perdre et même faire croître, pour les membres présents autour de la table mardi 12 septembre au QG de LREM, au bar Le Pavillon en Blois – Vienne. À quoi peuvent bien servir désormais tous ces militants qui ont marché des mois durant en arpentant le département pour faire élire leur poulain ? “Deux objectifs : porter l’action gouvernementale au plus près du territoire. Et avoir une mission d’explication pour relayer la bonne parole aux sympathisants et adhérents”, explique la référente du Loir-et-Cher. En ajoutant : “porter la bonne parole, car nous sommes rentré dans le dur”. Le jour même de la conférence de presse, environ 1500 “marcheurs” d’un autre genre avaient eux aussi battu le pavé du Blaisois, du Vendômois et du Romorantinais pour dire non aux ordonnances concernant le droit du travail… Et puis derrière le nombre d’adhérents, il y a l’argent. Actuellement, l’adhésion est gratuite, en quelques clics sur Internet. “C’est un peu le sens de la débrouille”, disent les militants de LREM. Ce n’est seulement qu’à partir de 2018 que le parti distribuera le nécessaire à la construction des budgets. On imagine que ceux-ci seront fonction de l’état des troupes…

Pédagogie, explications et… patience

Le bus En Marche ! de Loir-et-Cher, pendant la campagne présidentielle. (archives Magcentre).

“Il faut redonner envie aux gens de rester avec nous”, insistent d’une même voix les participants du noyau dur de LREM en Loir-et-Cher. Le mouvement-parti se structure. De trois comités durant la campagne (Blois, Vendôme, Romorantin-Vallée du Cher), LREM va désormais couvrir tout le département, avec 11 comités et autant responsables de comités locaux. Des comités qui vont avoir fort à faire pour expliquer “les réformes compliquées” disent-ils, mais aussi “tout ce qui a déjà été fait et dont on ne parle pas” : assouplissements de la réforme du collège, des rythmes scolaires notamment.

Les “marcheurs” de LREM souhaitent être présents durant les états généraux de l’alimentation qui se tiendront cet automne. Deux tables rondes sont prévues en Loir-et-Cher : une à Pezou le 29 septembre puis pendant les Journées gastronomiques de Sologne à Romorantin-Lanthenay le 28 ou 29 octobre prochain. Dans l’immédiat – mais après les élections sénatoriales quand même – le député LREM du Rhône Bruno Bonnell viendra débattre de la loi travail mardi 26 septembre à 19h salle Jean-Cros à Blois.

“Chaque comité prendra sa vitesse de croisière. Mais en local, nous souhaitons être force de proposition, et en même temps porter la parole du gouvernement”, insiste bien Christine Jagueneau. “Et en même temps” se prendre peut-être les premières gamelles, qui ne manqueront pas d’arriver si les “résultats” visibles ne sont pas là…

F.Sabourin.

Des inquiétudes sur l’école

Le maire de Pouillé, Alain Goutx, avertit qu’une ombre plane sur l’école en milieu rural : “à la rentrée 2018, on annonce une baisse démographique dans le département. Conséquence : moins 500 écoliers, donc des fermetures de classes à prévoir. Nous souhaitons faire dialoguer élus et personnes compétentes pour que l’école en milieu rural ne soit pas sacrifiée”.
Façon peut-être de proposer aussi des dédoublements de classes ailleurs qu’en zone Rep + ? “Il risque en effet d’y avoir une répartition différente des enseignants. Une proposition serait de les laisser sur place pour qu’il puisse y avoir deux maîtres par classe comme cela se fait en Rep+ par exemple”.
Affaire à suivre… 

 

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