Le grand appétit des élus de Touraine pour les fauteuils du Sénat

Pas moins de 9 listes pour cette élection marquée par la présence du maire de Tours et auréolée de quelques coups bas notamment à En Marche

Marie-France Beaufils (PC) ne se représente pas.

Qui a dit que les élections sénatoriales n’intéressaient personne, à l’exception 1537 grands électeurs qui vont élire ce dimanche en un seul tour et au scrutin proportionnel 3 sénateurs? Certainement pas les élus et responsables politiques de Touraine puisque 9 listes et 45 prétendants (dont 10 suppléants) sont sur la ligne de départ.  Les hommes et quelques femmes politiques de Touraine font donc preuve d’un véritable appétit pour ce scrutin, voire d’une avidité surprenante pour siéger (il est vrai dans des conditions agréables…) dans cette chambre souvent décriée.

Mais il est vrai que ce scrutin du 24 septembre ne manque pas d’intérêt avec un renouvellement complet et le retrait d’au moins deux anciens : Jean Jacques Filleul (PS) de Montlouis et Marie France Beaufils, la maire communiste de Saint Pierre des Corps. Ces retraits pourraient bien marquer la fin ou le début de la fin de ces deux personnalités de la vie politique locale. Pour autant le scrutin ne se traduit pas par un renouvellement des générations avec la présence de plusieurs candidats n’affichant pas une prime jeunesse, politique et biologique. Quant à la troisième absente, Stéphanie Rocrieux (suppléante de Jean Germain devenue sénatrice à sa mort) ce n’est pas l’envie qui lui manquait mais plutôt le soutien d’En Marche qu’elle revendiquait après avoir été longtemps socialiste.

Guerre des investitures à En Marche

Laurent Baumel.

Intérêt encore avec une évolution politique, certes quelque peu incertaine avec la multiplication des listes. Mais le Parti communiste dont la liste est conduite par l’indéboulonnable Jean Michel Bodin (qui cependant n’aura pas à affronter la concurrence de la France Insoumise qui a déclaré forfait), devrait perdre ce siège et le parti socialiste au moins l’un des deux.

Laurent Baumel, l’ancien frondeur socialiste bénéficie en effet d’une session de rattrapage après avoir été battu aux législatives de juin dernier. Mais le camp socialiste ne devrait pas être unanime  derrière cet élu qui a fragilisé le mandat de François Hollande. Les marris du scrutin pourraient être les candidats de En Marche. Le mouvement d’Emmanuel Macron espérait conquérir un, voire deux postes ce dimanche après la vague de juin qui a vu l’élection de quatre députés En Marche sur les 5 du département. Mais le Sénat a provoqué une véritable guerre intestine et de multiples crocs en jambes entre candidats potentiels. C’est d’abord la sénatrice sortante Stéphanie Rocrieux qui espérait après sa démission du PS être investie par En Marche qu’elle a rallié tardivement et où elle a été bloquée par Philippe Chalumeau nouveau député macroniste. Même sort pour Christian Gatard, maire de Chambray-lès-Tours qui lui aussi voulait l’investiture macroniste. Faute de l’obtenir il part au combat mais à la tête d’une liste « sans étiquette » dissidente. C’est finalement Martine Chaigneau ancienne socialiste, longtemps vice-présidente du conseil départemental, qui représentera en En Marche qu’elle n’a rallié qu’en février dernier.

Nouveau maire de Tours

Serge Babary et ses co-listiers.

 

Même guerre picrocholine à l’UDI. Pierre Louault, le président des maires d’Indre-et-Loire et vice-président du conseil départemental conduira la liste soutenue  par la députée Sophie Auconie. Un choix qui  n‘a pas plu à Christine Fauquet, élue régionale UDI  et maire près d’Amboise, qui part au combat avec une liste dissidente « ensemble, pour nos territoires ».

Face à ces appétits et à la multiplication des listes au centre, la droite part donc en position de force avec l’espoir de gagner un ou deux sièges. Serge Babary, le maire de Tours, devrait logiquement emporter ce fauteuil à moins que l’abandon de sa mairie un peu plus de trois ans après son élection lui joue quelques tours. Certains n’hésitent pas à crier à la trahison de son slogan « 100% maire » et à l’abandon de poste à mi-mandat même si Serge Babary, 71 ans, avait déjà annoncé qu’il ne se représenterait pas dans trois ans. Revers de cette probable élection : la loi sur le cumul des mandats impose la désignation  sans doute courant octobre d’un nouveau maire de Tours, ce qui attise déjà l’appétit  d’une grosse poignée de candidats (Christophe Bouchet, Thibault Coulon et Xavier Dateu sont considérés comme les favoris). La courte page Babary à la mairie de Tours sera donc rapidement tournée.

J.-J.T.

 

Commentaires

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  1. pas étonnant ! 6 ans en pension complète… avec de bons restaurants, un bon chauffage, de beaux voyages, des journaux gratuits, du personnel aux petits soins et un travail inutile puisque ce sont les députés qui ont dernier mot…

  2. La “soupe” est bonne !!!Quelle tristesse ,tous ces faineants que l’on paye à ne rien faire .

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