Orléans : le Festival de Loire sous haute sécurité

Environ 600.000 visiteurs vont venir admirer les bateaux de Loire sur les quais à Orléans pendant 5 jours à partir du 20 septembre ; un public familial avec de forts moments d’affluence, notamment le week-end. Un casse-tête pour la sécurité dans le contexte actuel. La préfecture et la mairie d’Orléans font le maximum pour sécuriser au mieux l’évènement.


232 bateaux, 700 mariniers, 300 rendez-vous, 200 exposants, 11 guinguettes… Et environ 600.000 visiteurs qui déambuleront, du 20 au 25 septembre, sur les quais de Loire à Orléans. Des familles, des enfants, des poussettes, des personnes à mobilité réduite, bref, tout un chacun qui souhaite profiter de l’évènement qui a lieu tous les deux ans et s’affiche comme un moment phare de la vie orléanaise.

Dispositif Sentinelle renforcé

Le contexte sécuritaire pour ce type de rassemblement obéit désormais à des règles de sécurité draconiennes, état d’urgence et risques d’attentats oblige. Avec les acteurs de sécurité publique civile et militaire, la mairie d’Orléans et les services de la préfecture ont mis le paquet pour assurer la sécurité des personnes, tout le monde a encore en tête les terribles attentats de Nice en juillet 2016, du marché de Noël de Strasbourg l’hiver dernier ou plus récemment Barcelone.

Il y a d’abord les obstacles fixes pour éviter toutes intrusions intempestives avec des véhicules-béliers : plots en bétons et véhicules garés en travers des chaussées. La Loire elle-même est aussi surveillée : un dispositif anti-intrusion nautique a également été déployé, avec surveillance permanente et installation de câbles tendus en travers du fleuve. Le contrôle des flux de personnes avec des fouilles aléatoires, palpations par des agents de sécurité dans tout le périmètre du festival. Le dispositif Sentinelle est lui aussi renforcé. À proximité des quais a été installé un poste de commandement, au plus près des lieux où se concentreront les visiteurs.

Vigilance des vigiles…

Un dispositif très sérieux donc, dans un état d’esprit professionnel, comme le précise Taline Aprikian, directrice de cabinet à la préfecture du Loiret : « C’est un évènement qui se prépare très largement en amont, il y a eu plusieurs réunions sur le sujet depuis six mois. Tout se fait dans un très bon esprit de partenariat, on est professionnels. Les consignes de sécurité, elles sont données depuis longtemps, on applique l’ensemble des mesures. Des évènements comme celui-là il en existe beaucoup en France, ils doivent continuer, ça fait partie de la vie ».

Le risque zéro n’existe pas, c’est entendu, surtout dans une manifestation qui se déroule dans le cadre urbain ouvert à tous les vents (et courants !). Cependant, les observateurs les plus avisés auront sûrement remarqué que les laissez-passer – badges presse, invités, organisation, techniques, etc. – ne sont ni nominatifs, ni accompagnés d’une photo permettant aux vigiles d’identifier formellement leurs porteurs. Une faille dans la sécurité ? « Il ne m’appartient pas de commenter ça, c’est à l’organisateur » glisse Taline Aprikian, derrière le parapluie de précautions. Comment font dès lors les vigiles engagés spécialement pour le festival ? « Nous sommes très vigilants en effet », explique Joëlle, une des 150 vigiles de la société APMS qui veille sur le bon déroulement des entrées et sorties des quais. « On est plutôt formés au comportementalisme, si on repère quelque chose d’anormal on le signale tout de suite. Dans l’ensemble, ça se passe bien, même si quelques riverains râlent un peu car ça modifie un peu les habitudes, mais ça n’est que cinq jours tous les deux ans ! ».

Les visiteurs peuvent donc venir déambuler, police et vigiles veillent au grain…

F.Sabourin.

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  1. Indiscrétion : jeudi, Serge Grouard, ancien député maire d’Orléans et Olivier Carré, actuel maire d’Orléans et président d’Orléans-Métropole ont déjeuné dans la même guinguette, tenue par un renommé chef place de Loire. Mais pas à la même table. Ils ont été tous les deux dérangés à peu près par le même nombre d’électeurs et ont multiplié les poignées de mains. On a même vu déambuler sur les quais un ancien candidat au conseil général, maintenant retiré dans le midi de la France, Guy Toreille.
    Postez-vous à une table et regardez ! Le spectacle est autant sur la Loire que sur les quais.

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