L’incident des lits d’hôpitaux Orléanais à Parakou était …Bénin

L’incident est clos. Charles Toko, le maire de Parakou (Bénin), a présenté publiquement ses excuses à propos de la polémique née au printemps de la livraison de lits de l’ancien hôpital d’Orléans à celui de Parakou (Bénin).

Autour du maire de Parakou, Charles Toko et de Martine Grivot, les acteurs du jumelage.

Au terme d’une semaine de travail à Orléans la ville jumelle depuis 1993, le  maire a expliqué à propos de la polémique relayée par des médias locaux qu’il s’agissait d’un “problème technique”, du notamment à des installations électriques insuffisantes dans les chambres de l’hôpital local. Cinquante lits du vieil hôpital d’Orléans avait été envoyés au Bénin, une initiative louable  du docteur Thierry Prakzuk, mais le ministère dans un premier temps avait estimé que ce matériel était “obsolète”. Derrière cet incident il semble bien qu’il y ait un problème de compétence entre le pouvoir central et une ville qui est tout de même la troisième du Bénin. La santé est en effet du domaine de l’État. Mais ce n’est pas en France où les frictions sont récurrentes dans le domaine du transfert de compétences aux collectivité et les dotations de l’Etat en berne, qu’on s’étonnera de ces incidents. D’ailleurs Charles Toko a profité du bilan de cette semaine orléanaise pour réclamer plus de décentralisation dans son pays.

Une “coopération  exemplaire”

Lors de ses visites effectuées en compagnie de Sani Fidèle Sinagourigui directeur de la prospective, du développement et des relations extérieures et Marie-Lorraine Gilbert, volontaire de la solidarité international et cheville ouvrière sur place du jumelage, tant dans les différents services de la métropole et de la ville qu’à l’université et au centre hospitalier, la délégation béninoise a pu apprécier les effets de cette déconcentration. Cette rencontre a aussi permis aux deux mairies de faire un point d’étape sur le partenariat 2016-18. “Une coopération riche et exemplaire”, a estimé le maire de Parakou devant Martine Grivot l’adjointe au maire d’Orléans chargée du jumelage.

Chaque année les différents partenaires orléanais consacrent 35 000€ à ce jumelage qui aux dires de Charles Toko, est “celui qui fonctionne le mieux au Bénin“. Tourisme, droit de la femme, agriculture, valorisation de la forêt communale et accès à l’eau potable sont les principaux volets des échanges. La gestion des déchets est un problème crucial au Benin et avoir réalisé des points de collectes aux quatre coins de la ville constitue déjà une avancée significative. Même chose pour la potabilité de l’eau jusqu’ici un vrai fléau. La ville affiche maintenant un taux de 95% d’eau bonne à la consommation. Au terme de ces 24 ans de coopération (le jumelage a été mis en place sous la municipalité de Jean-Pierre Sueur et poursuivi depuis), le “village d’Orléans”; est en bonne voie; Y seront installés notamment en bonne place les chevaux légendaires des deux villes, celui de Jeanne d’Arc et  les chevaux du Bénin, uns des atouts culturels de Parakou, qui fait l’objet d’une grande fête annuelle.

Ch.B

 






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