Sénatoriales Loiret : La droite et le PS droits dans leurs votes

Alors que Solférino est à vendre et que la maison PS s’écroule, Jean-Pierre Sueur lui, reste droit dans ses votes. Ses votes ce sont ces 561 suffrages (34,52%) qu’il est allé chercher, comme lors des deux précédentes élections au Palais du Luxembourg, avec les dents.

Hugues Saury, Jean-Pierre Sueur et Jean-Noël Cardoux.

Après avoir labouré le Loiret profond durant six ans et avoir bossé comme personne au Sénat, l’ancien maire d’Orléans a récolté dimanche les fruits de ses semences. Alors que son parti est au plus mal, l’ex-président de la Commissions de lois, 70 ans, se paye le luxe dans un département de droite dans ses zones rurales, de finir largement en tête devant ses concurrents de LR et de LREM. Comme en 2011 où il avait été élu au premier tour dans un scrutin majoritaire.

La seule surprise à la marge de ces sénatoriales où huit listes étaient en piste, est venue d’Hugues Saury. “Le travail paye“, a déclaré le président en titre du conseil départemental, à propos de Jean-Pierre Sueur, après que Sylvie Motte, la présidente du tribunal de grande instance d’Orléans où s’est tenu le scrutin, ait annoncé les résultats.

Saury devant Cardoux

L’ancien maire d’Olivet, 58 ans, candidat dissident exfiltré de LR pour n’avoir pas réglé sa cotisation, termine en effet deuxième avec 409 voix (25,17%). “Il était notre candidat, celui de la droite et du centre”, commentait dimanche Florent Montillot, le président du Loiret de l’UDI. Certes, mais Eric Doligé le président sortant du département n’avait pas apprécié que son successeur lâchât le fauteuil du Loiret au bout de seulement deux ans. Hugues Saury a été sans conteste soutenu par la grande majorité du conseil départemental et a fait la différence de 55 voix avec son concurrent de droite, Jean-Noël Cardoux, 354 voix (21,78%), grâce aussi aux votes urbains, ceux des élus de la métropole d’Orléans notamment. Pour le sortant investi  par LR, c’est ce vote urbain qui a fait la différence en faveur de son “concurrent”, Hugues Saury.

“Les recompositions vont continuer” (Hugues Saury)

Pour Jean-Noël Cardoux, 70 ans, il n’est pas exclu de “créer des passerelles avec En Marche“, y compris au Sénat. Hugues Saury, lui n’a pas décidé dans quel groupe il s’installera dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg. “Le paysage politique a beaucoup évolué et les recompositions vont continuer”, déclarait dimanche le président sortant du département clairement macron-compatible et dont le successeur à la tête du Loiret sera élu en octobre ou novembre. “Cette deuxième place derrière Jean-Pierre Sueur légitime en tous cas ma candidature”, estimait encore Hugues Saury. 

Coup d’arrêt aux candidats Macron

Dans l’attente des résultats dimanche au Tribunal d’Orléans.

Comme dans les autres départements, les candidats d’En Marche (LREM) ont marqué le pas dans cette élection au suffrage indirect. Aline Mériau, chef d’entreprise, la candidate officielle, peu implantée dans les zones rurales, ne réalise que 94 voix (5,78%), jusqu’à être devancée de 3 voix (97 voix) par Dominique Tripet, l’autre femme du scrutin, qui s’alignait avec le dossard du Parti communiste.

“C’est décevant” commentait le camp Macron, Caroline Janvier la députée du Loiret et Emmanuel Sarazin le référent LREM. Un sentiment partagé à Paris par François Patriat, le patron du groupe au Sénat qui ne devrait compter qu’une trentaine de sénateurs au lieu des 70 espérés en juillet. Même avec l’apport supposé des voix de Benoit Lonceint le dissident de “la majorité présidentielle” (60 voix, 3,69%), Aline Mériau dans le Loiret n’aurait pu inquiéter le troisième élu, Jean-Noël Cardoux. Les conversions à la macronie de certains élus municipaux notamment à Orléans n’ont  pas suffi.

Reste le Front national qui à l’heure des règlement de compte internes fait un flop avec seulement 37 voix (2,28%).

Ce scrutin de rentrée marque un coup de frein incontestable à la progression électorale d’Emmanuel Macron. Il est clair que les récentes mesures -coup d’arrêt aux emplois aidés, suppression à terme de la taxe d’habitation, baisse des dotations- se sont payées cash auprès de cet électorat issu des collectivités locales.

Christian Bidault.


Inscrits 1 667

Abstentions 23, 1,38%

Blancs  7, 0,43%

Nuls 12, 0,73%

exprimés 1625, 98,84%

Dynamisme des territoires et ruralité: Jean-Noël Cardoux, Muriel Sauvegrain, Jean-Claude Bouvard…354 voix (21,78%)

Reconnaissane des élus locaux: Philippe Le Dem, Isabelle Roquet Ghali, Alphonse Proffit…13 voix, (0,80%)

A vos côtés: Hugues Saury, Monique Bévière, Jean-Jacques Malet…409 voix (25,17%)

Pour le Loiret et ses communes: dynamisme et solidarité avec Jean-Pierre Sueur: Jean-Pierre Sueur,Anne Leclercq, Denis Thion…561 voix, (34,52%)

Majorité présidentielle avec Emmanuel Macron: Benoit Lonceint, Fabienne Leproux, Alain Aché…60 voix (3,69%)

Liste bleu marine pour la défense de nos communes et de nos départements: Charles de Gevigney, Jeanne Beaulier, Philippe Lecoq…37 voix (2,28%)

Loiret, territoire d’avenir: Aline Mériau, Eric Delfieu, Béatrice Odunlami…94 voix (5,78%)

Des moyens pour nos communes et nos services publics locaux avec Dominique Tripet: Dominique Tripet, Franck demaumont, Maryvonne Hautin…97 voix (5,97%).

 

 

 

 

 

Commentaires

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  1. Echec de LREM, troisième scructin, première déculottée. La droite n’est pas morte et la gauche normale est encore là ! Allez y Messieurs, faites du bon travail parlementaire, contrairement aux apparences vous êtes déjà plus moderne que l’assemblée législative ! Front national et Insoumis (antidémocrates et grandes gueules) pouce en bas !

  2. Personnellement, je ne pense pas que je participais à une quelconque course hippique. Je ne portais donc pas le dossard du Parti Communiste, mais en tant qu’élue communiste à Orléans, et choisie par mes camarades pour mener notre liste.

    J’aimerais juste avoir un tantinet de respect. Pas eu les moyens de faire la même campagne que Mme Mériau et sa pléthore de communication à tous niveaux, ni les médias, car hormis La Rep, présente le jour de notre présentation de liste, même vous n’étiez pas là ce jour-là. Tout a été a minima. Sans soutien aucun, surtout pas celui de la FI

    Alors laissez moi remercier les quelques 30 grands électeur.es, non communistes qui ont voté pour notre liste, et reconnaissent notre investissement sans faille pour le plus grand nombre, la défense des services publics, etc…

    Merci et cordialement.

  3. C’est exact, vous avez été transparente et on ne peut pas QUE vous le reprocher.Les médias locaux vous ont oublié et même moi (électeur de droite), je n’ai pas pensé une seule fois à votre candidature, désolé ! Maintenant, ne comptez pas sur la FI, surtout pas, restez communiste. Même si j’ai tendance à vous charrier, vous inspirerez confiance, pour moi la FI de Mélenchon, ce n’est ni plus ni moins que des grandes gueules, le pendant naturel d’une autre grande gueule Le Pen !

  4. Chère Dominique Tripet,
    Je vous vois bien en casaque rouge, toque blanche, mais plutôt en steeple chase. Les obstacles sont bien hauts aux sénatoriales pour un(e) candidat(e) communiste. Et si des électeures (disons plutôt électrices) non communistes vous ont soutenue, de mémoire, je ne crois pas que le Loiret ait jamais élu de sénateur (sénateure ou sénatrice) communiste, en tout cas, pas sous la Ve République.
    J’ai trouvé dans les archives du Sénat le nom de Renée Dervaux (1908-1996), née à Meung-sur-Loire, mais sénatrice de la Seine de 1956 à 1968.
    Respectueusement votre.

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