Orléans : festival de bouchons en Loire

La mise en place des autobus de la métropole, installés samedi soir en quinconce à l’abord du pont George V aux Tourelles pour éviter qu’une voiture bélier ou un camion fonce dans la foule le soir du Festival de Loire, était une excellente initiative. Un très bon point pour la sécurité.

En revanche, que la ville n’ait pas pris l’initiative d’interdire le pont George V aux voitures samedi après-midi, au moins dans un sens de circulation, comme c’est le cas le dimanche, tient de l’irresponsabilité.

Par un temps magnifique, des milliers de personnes, piétons, cyclistes et passagers des tramways bondés convergeaient vers les quais de Loire au nord. Pourtant sur la voie de circulation sud-nord du pont, les voitures des inconscients qui espéraient gagner le Festival à bord de leur véhicule, se sont accumulées comme il fallait s’y attendre. Bouchons.

Résultats, les piétons ont été contraints à la bousculade, serrés comme des sardines (ou des sandres) sur le trottoir qui laisse cheminer à peine trois personnes de front. Pourquoi avoir laissé passer les voitures qui se retrouvaient inévitablement bloquées au nord puisque les quais étaient barrés et qui se retrouvaient dans l’obligation de tourner à gauche vers l’ouest? Quant aux cyclistes, comme d’habitude, et encore plus que d’ordinaire, leur voie de circulation était occupée par les voitures et ils n’avaient qu’une solution, prendre les pavés centraux en évitant de déraper dans les rails des tramway et, si possible, de se faire renverser. 

Tenter au moins l’expérience

Les bus interdisaient l’éventuelle voiture bélier.

Nos chers élus, tous politiquement corrects, favorables au développement durable et à une circulation douce en ville, comprendront-ils un jour que la circulation automobile sur le vieux pont est une ineptie. S’il faut remplir les parkings du cœur de ville, il suffit de dévier les voitures par les mails. Ainsi l’automobiliste qui tient vraiment à casquer pour garer sa voiture au plus près du cœur de la cité pourra toujours utiliser les parkings du Cheval-Rouge et du Pathé. Puisque la mairie (le contribuable) ne veut pas débourser pour la création d’une passerelle le long du vieux pont (ou que le conservateur des monuments historiques n’y est y pas favorable), la solution est simple: interdire la circulation aux voitures et réserver ce franchissement central de la Loire aux piétons, aux vélos et au tramway. Au moins tenter l’expérience, un jour de semaine.

Ch.B.

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