Open d’Orléans: Julien Benneteau s’incline devant l’as des aces, Norbert Gombos

Julien Benneteau en a fait voir de toutes les couleurs à son adversaire dimanche en finale du 13 ème Open d’Orléans. Mais au final, c’est l’as des aces, le slovaque Norbert Gombos qui s’est imposé en trois sets,  6/3 5/7 6/2 au terme d’un match de 1h 57 qui a fait chavirer un Palais des sports plein comme un oeuf.

Norbert Gombos félicité par le maire d’Orléans, Olivier Carré.

La France avait trois représentants dans ces finales puisque la paire Jonathan Eysseric et Tristan Lamasine jouait la finale du double en lever de rideau. Mais le double ,Guillermo Duran et Andres Molteni a parfaitement démontré qu’un couple argentin pouvait faire autre chose que du tango sur un parquet. Pour autant les deux argentins n’ont pas collé une “danse” au duo français puisqu’il a fallu un “troisième set” en forme de tie breack, qui a allé à 13/11 pour conclure (6/3 6/713/11), après 1h48 de match.

Gombos avait sorti le bûcheron ukrainien

Norbert Gombas. @Jérôme Grelet.

Sans conteste la demi finale héroïque jouée et gagnée par Julien Benneteau samedi face à Fucsovics (113) au cours de laquelle il a sauvé trois balles de match dans le tie break de la dernière manche au terme d’une partie de deux heures, a pesé dans les jambes du Français dimanche. Pour sa part, l’excellent slovaque Norbert Gombos, déjà en finale à Orléans l’an passé s’était débarrassé samedi de l’épouvantail, le bûcheron ukrainien Marchenko (286) au service de plomb. Celui-ci avait en effet sorti  dans les tours précédents la paire française du double de coupe Davis, Mahut et Herbert, mais… séparément.

Un service de plomb-

Julien Benneteau. @Jérôme Grelet.

Motivé à l’extrême, bien préparé par son frère, Julien Benneteau tenait pour la première fois sa finale après trois participations infructueuses à l’Open d’Orléans. Gombos a réussi un nombre incalculable d’aces et c’est en partie au service qu’il a pris le meilleur sur Benneteau. Au premier set, le Français a eu bien du mal à relancer les bolides qui descendaient de la raquette du slovaque à plus de 200 km/h et le rythme d’une partie jouée à cent à l’heure. A ce jeu là, Gombos, au jeu très complet, n’a mis que 33 minutes à boucler la première manche 6/3. Au second set, Julien Benneteau s’est littéralement sorti les tripes et le public, à fond derrière le Français, y a cru lorsque Julien Benneteau a réussi à déstabiliser Gombas au deuxième set, après que ce dernier ce soit un peu déconcentré sur un point qu’il a jugé litigieux, 7/5.

Benneteau marqué physiquement

Benneteau.@Jérôme Grelet.

Marqué physiquement le Français, 36 ans, a craqué à 3/2 au troisième pour le Slovaque, la différence d’âge, presque dix ans, s’additionnant à la classe de Gombas qui ,comme Benneteau l’a dit lui-même au terme de la partie, mérite  bien mieux que son classement, même sans doute d’entrer dans le top 50. Clairement après sa demi finale de samedi, Benneteau n’avait pas les trois sets dans les jambes dimanche. Mais le talent, le courage et l’élégance ont été aussi du côté du Français. Une superbe finale.

Ch.B

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