Stéphane Bern, ambassadeur des 500 ans de la Renaissance

Le comité de pilotage des festivités du 500e anniversaire de la Renaissance en Centre-Val de Loire est installé depuis le 2 octobre. Stéphane Bern en est l’ambassadeur. C’est le début des préparatifs des festivités de 2019, qui s’annonce comme une très grande année.

Cinq siècles d’histoire nous contemplent, depuis la pose de la première pierre du château de Chambord, en septembre 1519. Mais cette année-là marque aussi la mort de Léonard de Vinci, l’inspirateur du château de Chambord mort en mai, quelques mois avant le début de la construction du roi des châteaux. C’est aussi l’année de l’expansion de la Réforme protestante inspirée deux ans plus tôt avec Luther, celle de la naissance de et de Catherine de Médicis et celle de l’accession au trône impérial de Charles Quint. 1519, vous l’aurez compris : le plus grand numéro qu’une période historique puisse vous faire, et la région Centre-Val de Loire s’apprête à fêter en (très) grande pompe l’évènement, en 2019.

Stéphane Bern, ambassadeur du 500e

Au Clos-Lucé (Amboise), dernière demeure de Léonardo da Vinci.

Deux ans ne seront pas de trop pour préparer les festivités. Le comité de pilotage, chargé d’y veiller et de les impulser a été installé lundi 2 octobre dernier autour de François Bonneau, président de Région. Autour de lui, Jean d’Haussonville, directeur du Domaine national de Chambord, mais aussi Jean-Louis Sureau, directeur du château d’Amboise, François Saint Bris propriétaire du Clos-Lucé à Amboise également, Marc Gricourt, maire de Blois, les représentants des Départements de Loir-et-Cher et d’Indre-et-Loire. Et un ambassadeur de choix pour faire « rayonner » l’évènement en France et au-delà de ses frontières : Stéphane Bern, animateur audiovisuel bien connu de « Secrets d’histoire » (entre autres).

“Convergence entre les collectivités, l’État, et les entreprises”

« C’est collectivement que nous ferons le succès de ces évènements partout dans la région, et nous voulons travailler à l’échelle nationale et européenne, en lien avec la Toscane. Nous voulons que cet anniversaire soit un moment d’excellence », a indiqué François Bonneau. Un appel à projets va être lancé sur tout le territoire, début 2018. Des expositions sont dans les cartons, notamment au Clos-Lucé notamment avec la venue exceptionnelle à Amboise d’une tapisserie tirée de l’œuvre de Léonard de Vinci, La Dernière Cène, actuellement à la Pinacothèque du Musée du Vatican. On parle aussi d’un grand spectacle itinérant qui partira de Chambord, « une création contemporaine, pas seulement tournée vers le passé et le folklore », précise François Bonneau (exit donc le fameux « grand spectacle » façon Puy-du-Fou souhaité par Guillaume Peltier…). En 2018 toujours, un label européen devrait venir adouber les festivités du 500e anniversaire, en même temps que l’épineuse budgétisation. La CCI régionale – par l’entremise de son président Antoine Bonneville – devrait solliciter les entreprises pour la recherche de participations financières et de mécénat, car le 500e anniversaire de la Renaissance a aussi (et même surtout) des objectifs économiques et de retombées touristiques… « Il va y avoir un phénomène de convergence », assure François Bonneau, « entre les collectivités, l’État et les entreprises pour la question budgétaire ».

“Un jardin à ciel ouvert”

« Ce cinquième centenaire va s’articuler autour de la colonne vertébrale de la région qui est la Loire, les habitants vont pouvoir se l’approprier, ça se passera près de chez eux », a déclaré l’ambassadeur de l’évènement Stéphane Bern. « C’est l’occasion de montrer au monde entier tous les talents, toutes les beautés de la région Centre-Val de Loire à laquelle nous sommes tous très attachés. C’est un jardin à ciel ouvert, un musée à ciel ouvert, et préparer le 500e anniversaire de la Renaissance, c’est aussi préparer ce qu’il y a après, c’est un évènement qui n’est pas uniquement tourné vers le passé ! » a conclu celui qui habite dans la région, en Eure-et-Loir.

F.Sabourin.

 Chambord mercredi dernier : « un moment magique »

François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire et président par intérim des Régions de France, a évoqué le dîné qui a précédé le Congrès national des Régions de France, jeudi 28 septembre dernier. 700 convives ont en effet pris place dans les ailes du château avant d’assister le lendemain au congrès avec le retentissement que l’on sait, et le coup de chauffe des présidents de régions. « Un dîné préparé et servi par les lycéens hôteliers et les apprentis en restauration de la région ! » a-t-il martelé en se tournant vers Jean d’Haussonville, hôte des lieux et directeur du Domaine national, pour ce dîner royal et républicain. « Un moment absolument magique » a-t-il glissé, les yeux encore pleins du rêve chambourdin.
      Peut-être aurait-il dû aussi convier le prince Édouard (Philippe, Premier ministre). Charmé par la magnificence du lieu, le maire du Havre (fondé par… François Ier de Valois) aurait peut-être, en partant, laissé une obole de… 450 millions d’euros. À sa création, la ville ne s’appelait-elle pas le Havre de Grâce ?

 

Commentaires

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  1. Comme quoi un bac (obtenu au rattrapage), une école de commerce et un bon “bagou” suffisent pour devenir un spécialiste- que dis-je ? un AMBASSADEUR du patrimoine artistique de la Renaissance, moyennant, il est vrai, de solides relations à la cour de Macronie et quelques réceptions du monarque, sous une véranda “Akena”, évidemment ! “O tempora, o mores ! “

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