Photographie : Julie de Waroquier à Ingré, même pas un rêve !

Il y a des rêves de petites filles qui deviennent réalités, des petites filles qui transcendent la réalité, et parfois des grandes filles, ou plutôt des jeunes femmes, qui nous emportent dans leurs rêves, nous faisant perdre presque tous sens de la réalité.

Voilà un beau sujet de philosophie, qui pourrait nous emmener très loin. Ou, tout simplement, à Ingré, dans l’agglo d’Orléans, du 11 au 15 octobre, lors des rencontres photographiques organisées à l’Espace Lionel Boutrouche par le club photo Acapi.

A l’occasion de la 16e édition de ces rencontres, les organisateurs ont conviée comme invitée d’honneur la photographe lyonnaise Julie de Waroquier qui, avoue-t-elle, « …a commencé la photographie en autodidacte en 2008… ». Parallèlement, elle suit surtout des études en philosophie en classes préparatoires littéraires puis à l’École Normale Supérieure de Lyon, matière qu’elle enseigne actuellement.

Depuis 2008, et surtout 2010, son parcours est étonnant, surprenant, presque irréel. Un parcours comme beaucoup de photographes en rêverait, mais si elle prend cela avec beaucoup de…philosophie.

En moins de 8 ans, son travail a été présenté à travers plus de soixante-dix expositions en France et à l’international, notamment aux Rencontres d’Arles et au festival international de Montier-en-Der où elle était marraine « vision libre ». En 2015, elle est photographe invitée au Festival du regard de Saint-Germain-en-Laye, présenté au Journal de 13h de France 3. Ses photos sont exposées de façon permanente dans les locaux de Nikon France à Paris. Elle a été invitée à présenter son travail sur des médias nationaux dont la radio France Culture, mais aussi internationaux, dont le journal d’informations britannique The Telegraph et le quotidien indien Deccan Chronicle. L’un des principaux magazines photo français « Chasseur d’images » lui a consacré un numéro en avril 2015, suivi par de nombreux autres magazines spécialisés en France et à l’étranger. En 2012, elle publie une monographie aux éditions KnowWare, ouvrage intitulé Rêvalités, présenté entre autres par le Figaro magazine qui qualifie les images de « poétiques.

Elle est ainsi la première photographe à remporter le prix international Emerging Artist Award9.

Un travail photographique intense, enthousiasmant, invitant doucement à la rêverie, à la poésie et à la réflexion, qui trouvera ses récompenses dans l’obtention de nombreux prix, tels le prix SFR Jeunes Talents (2012), le premier prix du concours autoportrait du Prix de la photographie Paris en 2013, et le concours des Photographies de l’Année dans la catégorie mode, la même année.

“Entre rêve et réalité”

Outre diverses publications à l’international, fin 2012, elle publie son premier livre « Rêvalités » aux éditions KnowWare. En 2014, ce livre est adapté en court-métrage, en collaboration avec le réalisateur Damien Steck. Représentée en France et à l’étranger par plusieurs galeries d’art, Julie de Waroquier participe à de nombreux festivals et événements photographiques.

Parallèlement à ses créations personnelles, elle travaille régulièrement pour divers organismes culturels, grandes marques et magazines (Universal Music, Nikon, Nokia,…).

« …Entre rêve et réalité, je crée des images échappées de l’imagination, afin qu’elles dérangent les catégories du monde concret. Pour mieux retourner dans notre monde cependant, l’œil nourri de visions inhabituelles et pourtant familières… » dit-elle, expliquant que sa démarche tend à « …sonder l’inconscient dans ce qu’il a de plus poétique, et d’une certaine manière collectif :  chaque photo s’appuie sur des codes visuels et symboliques traditionnels pour exprimer des émotions universelles. Je m’intéresse surtout à la connexion entre monde objectif extérieur et réalité subjective intérieure ; entre perceptions privées et publiques, notre monde ne cesse d’être réinventé… ».

Pour Christian Caujolle, fondateur de l’Agence VU, ses images représentent «…Un monde d’une transparence unique, léger, doux, accueillant et sensible pour une série d’images indatables, entre nostalgie et rêve, qui en appellent au bonheur… ».
Pour François Hébel, directeur des Rencontres d’Arles, Julie de Waroquier « …a réalisé un travail onirique assez étonnant. Elle a une lumière très particulière, assez transparente et extrêmement légère. On voit cette jeune femme qui se promène dans des paysages imaginaires qui sont à la fois des mélanges de paysages d’intérieur et d’extérieur, des paysages bucoliques. On a l’impression de se promener dans une sorte de rêve nuageux, léger et aérien. C’est un travail qui procède beaucoup de cette sorte de transparence de l’image. ».

Difficile d’y résister, de ne pas se laisser emporter au-delà du réel, dans un univers qui n’est pas que le sien, tant elle souhaite nous le faire partager. Elle sera à Ingré pour présenter ses oeuvres ce week-end. Et ce n’est pas un rêve…

Jean-Luc Bouland.

Plus d’informations : www. www.juliedewaroquier.com

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