Région : la culture a désormais sa “conférence permanente consultative”

Dans le prolongement des états généraux de la culture (mai à décembre 2016) et de ses 2.500 contributeurs, la Région Centre-Val de Loire a engagé sa politique culturelle régionale votée à l’unanimité en juin 2017. Celle-ci porte sur les fonds baptismaux depuis le 11 octobre la “CPCC”, Conférence permanente consultative de la culture. Pour quoi faire ? C’est une bonne question.

François Bonneau et Agnès Sinsoulier-Bigot (v-p. déléguée à la culture), lors des états généraux de la culture. (archives Magcentre).

85 membres, dont 47,06 % d’acteurs culturels, 23,53 % issus de la CTAP (Conférence territoriale de l’action publique), 11,76 % d’élus régionaux, 5,88 % de citoyens lambda, et 11,76 % “d’autres secteurs” (sic). Un comité de suivi composé de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), de la vice-présidence du Conseil régional culture et créativité numérique, d’élus, d’acteurs culturels. Cinq thématiques : territoire, structuration, coopération, économie et innovations, observation. Et 20 mesures, parmi lesquelles des “appels à projets” en matière de tourisme culturel et patrimonial ou encore d’innovation sociale pour l’emploi culturel ; la mise en place d’un schéma d’orientation pour les arts visuels ; l’accompagnement et la structuration d’un réseau régional jeune public et éducation artistique culturelle ; la biennale d’architecture coordonnée par le Frac (du 11 octobre au 4 avril prochain) ; participer au lancement d’un fond de dotation culturel… Bref, une belle usine (à gaz ?), un “machin” que n’aurait pas renié un ancien militaire qui gouverna la France pendant dix ans.

Cependant, ne voyons pas le verre qu’à moitié vide : il est aussi à moitié plein. 16.000 emplois sont directement issus du domaine culturel en région Centre-Val de Loire – même si, incorrigibles que nous sommes, il faut constater que la plupart sont précaires et morcelés. Il se trouvera toujours des grincheux et pisse-vinaigre (à Orléans, notamment) pour trouver à redire sur les différentes politiques culturelles. “La CPCC c’est une co-construction, comment on construit ensemble la culture en région Centre-Val de Loire. Nous sommes en dehors des secteurs traditionnels de la culture, elle va permettre de réfléchir à la mise en œuvre de la politique culturelle”, explique Agnès Sinsoulier-Bigot (vp déléguée à la culture au Conseil régional). Elle ne se substitue pas – car ce n’est pas un opérateur – aux collectivités locales qui gardent la main sur leur propre politique culturelle. “Elle est consultative”, ajoute la vice-présidente déléguée à la culture. “Nous sommes la première région de France à se doter d’une telle conférence permanente. Le fait de ne pas avoir changé de périmètre régional, et d’avoir une région à taille humaine, nous a permis d’aller plus vite que d’autres régions qui ont tout à faire. Nous avons en outre ici une réelle culture de la concertation” conclut-elle.

F.S.






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