Ligue2 : dommage que la Berrichonne ne joue pas tous ses matches un vendredi 13!

 Face au Stade Reims, et en s’imposant 3 à 1, sur la pelouse de Gaston-Petit, les Castelroussins ont certes stoppé la spirale des défaites. Par contre, pour le hourra football il faudra attendre encore un peu. Laminés parfois, essorés souvent, les locaux ont su profiter des largesses de la défense des visiteurs et leur manque de réussite devant le but pour remporter un succès que bien peu des plus fervents supporters avaient envisagé à la pause.

Pas de tete qui dépasse dans l’alignement

Prendre le leader de la Ligue 2, le stade de Reims, à l’occasion de la 11e journée de championnat, quand on vient de rater ses quatre dernières rencontres, c’est pas le pied. Surtout pour un joueur de foot qui sait qu’il ne pourra  pas y mettre les mains. Jean-Luc Sasseur, le coach castelroussin, avait sorti sa formule à cinq défenseurs alignés sur l’homme de base, son capitaine Aldo Angoula, pour tenter de contrer l’attaque rémoise. Actuellement meilleure attaque du championnat avec 20 buts inscrits…

Le boulot a été bien fait par Barthelme

Et pi voilà, si la maîtrise de la balle était rémoise, c’était Châteauroux qui avait une première opportunité avec un ballon que Fofana poussait devant le but … mais personne  à la conclusion (9e). Ce n’était que partie remise puisque sur une nouvelle déferlante de Reims, la défense berrichonne récupérait le cuir pour Tournkoura sur l’aile droite. Deux dribbles plus tard, et un vent de panique dans les derniers rangs de Reims, Christophe Mandane trompait Mendy dans un trou de souris (10e). La Berri était décidément en mode efficacité sur ce coup-là.

Dix minutes de flottement berrichon et Reims redonnait des couleurs au blanc de son maillot. Un peu plus de ballons conservés, un peu plus de jeu en mouvement et Rigonato distillait un caviar dans la surface des bleus et rouges. Pas de mal sur cette affaire là mais le Brésilien remettait le couvert dans la foulée (21e). Il trouvait d’abord Hassen Mouez pour une claquette puis Angoula pour mettre dehors …  Alors que l’on avait frôlé le 1 partout, la Berri ratait le 2-0 directement sur le dégagement. Comme quoi cela pouvait craquer tant d’un côté que de l’autre tandis que la 1/2 heure de jeu n’était même pas atteinte.

1 partout à pause et Châteauroux est à la peine

David Guion s’avouait déçu du résultat

Ce cap à peine passé, Ngamukol, l’ailier gauche de Reims, obligeait lui aussi Mouez à effectuer un parade sur un coup franc bien dosé (32e). Deux corners à la suite, et un coup franc donnaient encore des sueurs froides à la Red Blue Army mais comme Mandanne n’avait pas été loin d’ajouter le deuxième but au compteur de la Berri, tout le monde s’estimait quasiment quitte. Tout le monde sauf Rigonato. Le technicien brésilien prenait à revers l’arrière garde de Châteauroux pour venir battre de près Hassen (45e). Rien de fait au retour aux vestiaires !

L’incertitude allait se poursuivre un peu plus puisque, à la reprise, c’était encore Christophe Mandanne qui était le premier en action. Le Berrichon voyait son tir flirter avec la ligne de but avant de sortir des limites du terrain (48e). C’était à partir de ce moment-là que débutait une partie qui se résumait à de l’attaque-défense.  Et ce n’était pas la Berrichonne qui était en attaque … Hassen avait ainsi de quoi montrer ses qualités avant que, par des contres rondement menés, Barthelme et consorts ne soient un peu menaçants (73e, 77e). C’était peu mais suffisant pour donner un peu de peps aux fan des tribunes castelroussines. Ces dernières avaient encore un coup de chaud sur une action confuse où Hassen et ses défenseurs se trouaient un peu (79e) et explosaient de joie peu après au coup de sifflet de Madame Frappart qui venait d’indiquer le point de penalty … pour la Berri (84e). Barthelme prenait Mendy à contre-pied et Châteauroux avait désormais un but d’avance, contre toute attente.

Mabella enfonce le clou dans les arrêts de jeu

Défense à 10 (1)

Le deuxième carton jaune de Sangante, tout aussi sévère que le penalty précédent, tout juste à la fin du temps réglementaire  réduisait la Berri à 10 joueurs sur le terrain. Il restait alors quatre minutes de temps additionnel. Quatre minutes suffisantes pour Mabella, entré en jeu peu avant,  de venir tromper Mendy de très près pour un cinglant 3-1 qui ne reflétait pas vraiment la physionomie de la rencontre. De quoi donner à réfléchir au coach du stade de Reims, David Guion. « Ce match nous l’avions vu avant … et en encaissant trop vite un but nous les avons conforté dans leur plan de jeu. Un peu moins serein derrière en fin de match, vingt dernières minutes plus difficiles ajoutés à un manque d’efficacité devant le but et voilà … » expliquait-il un peu chagrin de la tournure des événements.

Stéphanie Frappart a réalisé une bonne prestation sur le pré

Quant à l’entraîneur de la Berrichonne, il jouait comme toujours son rôle de Gnafron devant le petit parterre de journalistes. Un lapidaire «j’avais demandé à mes joueurs de faire un match d’hommes. C’était un bon match de Ligue 2. Que ce soit contre le leader ou une autre équipe les victoires tombent toujours à pic. On va se maintenir, on va perdre d’autres matches mais on va aussi en gagner. Je donne rendez-vous à mes joueurs sur le terrains.. » et c’est tout.

Lapidaire on vous dit !

Fabrice Simoes.        






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