Loir-et-Cher : le Département ne veut renoncer à aucun projet

Lors des orientations budgétaires du Conseil départemental de Loir-et-Cher, Nicolas Perruchot n’a pas caché son optimisme malgré les flous qui règnent encore sur les moyens alloués aux départements pour leurs missions et compétences. Il a, dans la lignée de son prédécesseur Maurice Leroy, rappelé l’ambition de la feuille de route au service des Loir-et-Chériens.

(c) N. Derré.

À quelques jours de l’assemblée des départements de France, réunis en congrès à Marseille, Nicolas Perruchot n’a qu’une idée en tête : « Le Département a besoin de réponses claires et d’engagements de l’État afin de poursuivre sa feuille de route ambitieuse au service des Loir-et-Chériens ! ». Les élus départementaux attendent beaucoup du discours que leur tiendra le Premier ministre Édouard Philippe. Seront-ils douchés froid comme les présidents de régions le 28 septembre dernier à Orléans ? « Je pense que non », dira à l’issue de ces orientations budgétaires le président de Loir-et-Cher, « mais nous serons très vigilants et nous attendons naturellement beaucoup de la capacité du gouvernement et d’Emmanuel Macron à contractualiser avec les départements, sous forme de pacte comme annoncé ».

Après quatre années consécutives de baisse des fameuses « DGF » (Dotations globales de fonctionnement, le pain quotidien pour les collectivités), soit 40 millions d’euros pour le seul Loir-et-Cher, en 2018 le rapporteur du budget Maurice Leroy a annoncé le gel de cette baisse des dotations. Elle offre une « respiration » bienvenue à des départements qui crient depuis plusieurs années à l’asphyxie.

Remplir les carnets de commandes et emplois non délocalisables

Tout en poursuivant « la stricte maîtrise des dépenses de fonctionnement » (66,5 M€ planifiés pour 2018 soit 0,6 %), le président Perruchot exclu une hausse de la fiscalité, qui a déjà été décidée par son prédécesseur en 2016 et qui avait fait couler beaucoup d’encre, tout en augmentant l’impôt foncier… « Pas question d’augmenter les impôts d’ici à la fin de la mandature ! ». Après, il sera toujours temps pour la suivante d’expliquer « qu’il n’y a plus le choix, car on est à l’os ». Sauf que l’os, le Loir-et-Cher y est déjà.

Cela n’empêche pas le Département de porter à 50 M€ par an les investissements, notamment dans la dotation de solidarité rurale, un dispositif reconduit chaque année jusqu’à la fin du mandat de Nicolas Perruchot et lancé par son prédécesseur. « Pour offrir une stabilité et une visibilité à nos petites communes qui en ont grandement besoin dans le contexte actuel ». En 7 ans d’existence, la « DSR » a permis la réalisation de 1.600 projets dans les communes rurales pour un montant total d’investissement de 104 M€. Une DSR qui, selon Nicolas Perruchot, « remplit le carnet de commandes de nos entreprises locales et engendre des emplois non délocalisables ».

“Des lignes claires et des propositions précises”

Geneviève Baraban, cheffe de file de l’opposition départementale – opposition que d’aucun qualifierait de constructive – rappelle tout de même que « La prudence est l’œil de toutes les vertus » pour paraphraser Pythagore. Tout en reconnaissant une « période d’embellie économique renforcée », avec des « indicateurs économiques qui repassent au vert », elle rappelle que l’ambition n’exclue pas l’exigence : « afin que le plan d’actions 2021 soit respecté et que nos propositions soient toujours étudiées sans parti pris partisan dans le respect de nos valeurs ». Par ailleurs, la cheffe de Loir-et-Cher autrement, attend aussi « des lignes claires et des propositions précises du gouvernement concernant le financement pérenne des trois allocations individuelles de solidarité relevant de la solidarité nationale » (dont le RSA). De part et d’autres, beaucoup d’attentes. Et que dire de celles des Français… ?

F.Sabourin.

Commentaires

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  1. Geneviève Baraban et ses amis socialistes, même l’adjoint du maire Gricourt supporter de Benoît Hamon, font ami-ami avec le président du conseil départemental. Le monde change.
    Si Macron appuie un peu plus sur le champignon d’En Marche !, les élus rose pâle et blanc cassé du Loir et Cher célèbreront leur union à la cathédrale Saint Louis, le jour de la Saint Nicolas.L’évêque et Leroi présideront la cérémonie, debout, face à l’Emmanuel !

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