Mois sans tabac : « moi » aussi j’arrête de fumer

Santé Publique France a choisi comme ambassadrice du Moi(s) sans tabac la Mutualité Française Centre-Val de Loire pour la deuxième opération visant à inciter l’arrêt du tabac. Les fumeurs pourront relever le défi de se passer de tabac durant tout le mois de novembre. Arrêter de fumer seul est difficile : l’opération mise sur le collectif et l’effet d’entrainement en groupe.

En région Centre-Val de Loire environ 600.000 fument régulièrement. Un fumeur sur six a déjà émis le souhait d’arrêter, ce qui représenterait, s’ils passaient à l’action, environ 360.000 personnes dans la région. « Ce sont autant de personnes qui pourraient être aidées dans leur démarche », estime Gaëlle Costedoat, sous-directrice gestion du risque à la CPAM du Loiret. « Relever le défi pendant un mois pour les fumeurs augmentent leurs chances d’arrêter de fumer complètement par cinq », précise Annaïg Helleu, responsable du pôle santé publique et environnementale de la délégation du Loiret de l’ARS (Agence régionale de santé).

Le tabac : une cause de mortalité évitable

Les fumeurs sont donc invités à s’en griller une dernière le 31 octobre au soir, puis de l’écraser pendant un mois. Comme arrêter tout seul dans son coin est compliqué, l’opération Moi(s) sans tabac mise sur l’effet de groupe. « C’est plus stimulant d’être à plusieurs pour arrêter, on s’encourage mutuellement » ajoute Gaëlle Costedoat. À plusieurs, et muni du kit de survie pour arrêter de fumer, disponible en cliquant sur www.tabac-info-services.fr : un livret « je me prépare » ; un agenda de 30 jours dispensant des conseils quotidiens, des encouragements et des activités pour oublier la cigarette ; une roue pour calculer les économies réalisées ; une carte anti-stress livrant sept exercices pour se détendre et oublier la clope…

« Le tabac est la première cause de mortalité évitable », ajoute la sous-directrice de la CPAM du Loiret, « il est désormais possible, depuis un an, de se faire rembourser les substituts nicotiniques à hauteur de 150 € par personne et une fois par an ». Une disposition qui semble rencontrer un certain succès : + 138 % de demande, lors du dernier trimestre 2016 au moment de sa mise en œuvre.

En 2016, 7.019 personnes s’étaient inscrites à l’opération Moi(s) sans tabac, mais il est bien difficile de dire avec précision combien ont réellement arrêté. Certains se tournent vers le vapotage, « un premier pas vers l’arrêt » estime Nicolas Baujaud de Addicto Centre, partenaire de l’opération. Ce réseau indique aller au devant des lycéens et apprentis dans 25 établissements du Loiret, « pour accompagner les jeunes qui souhaitent arrêter de fumer ou au moins diminuer leur consommation ».

F.Sabourin.

www.tabac-info-service.fr / Moi(s) sans tabac. / Mutualité Française Centre-Val de Loire.

 En Loir-et-Cher aussi, « Moi(s) sans tabac » est une idée fumeuse

Les acteurs du Moi(s) sans tabac de Loir-et-Cher.

Un compteur à cigarettes non fumées à la CPAM de Loir-et-Cher ; un stand d’information à la gare de Blois vendredi 20 octobre ; des séances de groupe puis en individuel à l’hôpital avec Stéphanie Fombonne, tabacologue et addictologue spécialiste de la dépendance nicotinique et des substituts à la nicotine au Centre hospitalier de Blois… Le Loir-et-Cher proposera aussi, en novembre, le Moi(s) sans tabac. « C’est un défi collectif », insiste Fanny Ladoire, de la Caisse primaire d’assurance maladie. « Les non fumeurs sont aussi indispensables à la motivation de ceux qui veulent arrêter ».
Et… que dire de la cigarette électronique ? Vapoter au lieu de s’en griller une, ça compte ou pas ? « Une cigarette classique, c’est 4.000 produits chimiques dont 60 cancérigènes. La cigarette électronique, ce sont des arômes qu’on trouve aussi dans certains aliments, et du propylène glycol, qui sert à faire la vapeur. C’est 90 % de nocivité en moins », explique Stéphanie Fombonne. Mais il faut surveiller la dose de nicotine qu’on met dedans, car la dépendance peut être toujours aussi forte, notamment du fait que les vapoteurs  s’adonnent à leur vice à domicile…

Pendant tout le mois de novembre – Moi(s) sans tabac – le Centre Hospitalier de Blois (CHB) délivrera gratuitement des substituts nicotiniques lors des consultations prise par les personnes désireuses d’arrêter de fumer.





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