Football Ligue 2 : La Berrichonne au charbon pour prendre un point face à Lens

Après une victoire face à Reims, après un match nul au havre, les rouge et bleu ont pris un point supplémentaire dans la douleur et aux forceps. Contre le RC Lens cette fois. Trois matches consécutifs sans défaite et une dernière rencontre sans but encaissé, Jean-Luc Vasseur, le coach de La Berri en était presque disert en salle de presse. Comme quoi, il suffisait juste d’une petite série pour que changent les choses.

“Au Nord, c’était les corons…”

« Et ils sont là les sang et or, et ils sont là les sang et or ». Bien avant le coup d’envoi de cette rencontre de « gala » entre deux équipes du dernier tiers de classement, la tribune des visiteurs retentissait des chants lensois. Bien avant le coup d’envoi, la première manche, celle du volume sonore et de ambiance de fête, était remportée par les Nordistes. Petits joueurs sur ce coup là les supporters de la Berri. Un, voir deux tons au dessous, et pi pas pu Madame Chaput. Le jaune et rouge dans le cœur du Berry, il fallait l’entendre et le voir tandis que, sur le terrain, les gars du Racing prenaient, dès le début de la rencontre, possession de la balle et du terrain entre la surface de réparation et la ligne médiane. Une domination importante pour… aucune occasion. Ce qui s’appelle une domination stérile, en quelque sorte !

Tounkara, la pointe de l’attaque.

Et La Berri dans tout ça ? Pas grand-chose à se mettre sous la dent, sous le pied non plus d’ailleurs, et dans les oreilles itou. Il fallait attendre plus d’un quart d’heure pour que les locaux sortent, un peu, de leur apparente torpeur. Tounkara paraissait jusque là bien seul. Pas complètement seul tout de même puisqu’il avait toujours trois défenseurs, à minima, face à lui avant que, tranquillement, tout en douceur berrichonne les joueurs de Jean-Luc Vasseur ne montent d’un cran. Pas encore de quoi s’enthousiasmer mais le ré-équilibrage territorial se mettait en place. Une ardeur freinée par une petite frayeur quand l’attaquant de Lens, Zoubir, se présentait devant Mouez Hassen qui intervenait parfaitement. La Berri redescendait alors d’un étage.On repartait au début de match mais plus de trente minutes étaient déjà jouées.

Lens à domicile ou presque à Gaston-Petit

À cinq contre un, pas facile de s’en sortir.

La tribune des visiteurs retentissait toujours des chants et les drapeaux sang et or flottaient toujours au vent. Le RCL était à domicile ou presque. Poussé par les voix du Nord, Diarra en plaçait même une petite sur l’extérieur du poteau gauche (36e). Ça jouait plutôt bien dans l’entre-jeu. Surtout du coté de Lens. Rien d’anormal à cela : les locaux ne touchaient pas ou si peu le ballon. Presque une attaque-défense comme on en pratique souvent à l’entraînement. Dans le rôle de l’attaque, le RC Lens. Dans le rôle de la défense, La Berrichonne de Châteauroux. A la pause, le piège castelroussin avait bien fonctionné, sanctionné par un zéro à zéro des familles. Pas de quoi s’enthousiasmer mais quand le quatorzième rencontre le dix-huitième, cela n’avait rien de surprenant.

« Allez, allez Lens, allez Lens, … » sur l’air du générique de fort Boyard, la deuxième période démarrait sur un tempo moderato même si le dispositif berrichon semblait moins défensif. Semblait seulement après que Zoubir ait obligé Hassen à détourner la balle du bout des doigts (51e). Une fois encore La Berri retournait dans sa coquille. Cette fois, la zone de jeu se cantonnait la plupart de temps au milieu de terrain. Sauf que, dans ces conditions, Châteauroux s’avérait plus fringuant. Pas encore conquérant mais fringant. Cela ressemblait davantage à une rencontre de football et à ce jeu là, La Berri ne se débrouillait pas si mal. Un tir en frôlait même le but de Vachoux, assez content que la balle passe à côté (68e). « Au Nord, c’était les corons … » Rustiques les représentants des mineurs de fond : Diarra écopait du deuxième carton jaune de son équipe (75e), après celui de Bellegarde en première période. Sur l’affaire il échappait d’un manche de pioche au carton rouge.

9536 spectateurs pas forcément frustrés

Solide en défense La Berrichonne.

A un quart d’heure de la fin, rien n’était marqué mais la balle allait désormais d’un but à l’autre. Les deux gardiens avaient un peu plus de travail, les deux lignes de défense aussi. De mièvre, la partie en était devenue intéressante, c’est dire… Même, La Berrichonne poussait et ne marquait pas. A trop vouloir faire la passe mortelle, les occasions en devenaient inefficaces. À la fin du temps réglementaires on entendait encore « RCL, allez, allez … » Trois minutes de temps additionnel plus tard, les 500 et quelques supporters du kop sang et or fermaient le ban. Si sur la pelouse de Gaston-Petit leurs joueurs n’avaient pas pris le meilleur, dans les gradins il n’y avait pas photo malgré les 9000 Berrichons finalement pas si frustrés que ça.

Fabrice Simoes.






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