Première année de médecine à Orléans dès 2018 : la ministre y est favorable

La ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche serait prête à soutenir la création d’une antenne de la PACES de Tours à Orléans dès 2018.

Le CHU de Tours.

Comme on le sait, la région Centre-Val de Loire est la plus démunie de France en professionnels de santé, en particulier en médecins, agglomération de Tours exceptée.

Interrogée cette semaine par une députée du Loiret, Stéphanie Rist, sur la perspective de création d’une antenne de la PACES de la faculté de médecine de Tours à Orléans, la ministre, Frédérique Vidal, aurait donné son feu vert. L’université d’Orléans, à la présidence comme dans ses composantes, étudie très sérieusement la possibilité matérielle de mettre en œuvre cette ouverture dès septembre 2018. En effet, la suppression du tirage au sort à l’entrée de l’université va placer en très grande difficulté l’université de Tours face au flot de bacheliers candidats.

La démocratisation pour les familles modestes

Université d’Orléans

L’ouverture d’une antenne de la PACES à Orléans, par exemple par visioconférence, sur le modèle expérimenté par Le Mans (antenne d’Angers), par Angoulême (antenne de Poitiers) , par Boulogne-sur-Mer (antenne de Lille) et, depuis deux mois, par Pau (antenne de Bordeaux) permettrait incontestablement d’élargir l’accès aux études de santé aux bacheliers de tout l’Est de la région et du Berry. Elle favoriserait également la démocratisation en faveur des jeunes de famille modeste, la ville de Tours étant plus coûteuse en terme de logement étudiant. Les réorientations seraient également facilitées pour les étudiants originaires du Loiret, département le plus peuplé et le plus jeune (avec l’Eure-et-Loir), donc comportant les flux de néo-bacheliers les plus nombreux.

Coopération renforcée

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur.

Cette coopération régionale renforcée entre les deux universités serait cohérente avec la création récente d’un collegium Santé et la volonté explicite, exprimé par le doyen de la faculté de médecine de Tours, d’être désormais « la faculté de médecine de la région Centre-Val de Loire », et non plus uniquement d’une seule métropole, celle de Tours.

Chiche ? Parfois, c’est l’intérêt général des habitants qui finit par gagner.

Ch.T

Commentaires

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  1. Un peu de bon sens serait le bienvenu de la part des mandarins.
    Mettre fin à la guéguerre entre Tours et Orléans ne pourrait être que bénéfique pour l’ensemble des habitants de la région Centre-Val de Loire.
    Espérons !

  2. Et que donne Orléans en contre partie ?
    Et puis, est-ce la faute de Tours si Orléans est considérée comme insipide ?

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