Blois All That Jazz : jazz or not NoJazz ?

Début novembre, le groupe NoJazz est venu présenter son dernier album Soul stimulation sur la scène jazz blésoise.

Les aficionados d’All That Jazz se souviendront longtemps d’une mémorable soirée le 10 novembre dernier. Le groupe NoJazz, à qui on doit la musique du générique de l’émission Salut les terriens a fait le show sur la scène blésoise. Philippe aux claviers, Pascal aux percussions et à la guitare, l’autre Philippe au saxophone, Alexandre à la trompette et Jeffrey au chant ont mis le feu aux Lobis.
Des musiciens aux looks déjantés qui font une musique très « électrique », mais la présence d’un nouveau chanteur à la remarquable voix de ténor leur permet d’accéder à une plus grande diversité musicale. Ainsi, des morceaux très différents se succèdent, allant de l’électrique, au soul et au jazz. Avec ces talents de danseur, sa présence sur scène et des performances vocales performantes, le souriant Jeffrey apporte même une fraicheur supplémentaire à cette musique.

Des collaborations américaines

Le groupe groove et funky est venu présenter son dernier album Soul stimulation, enregistré aux États-Unis avec la collaboration de quelques grands artistes américains, comme Stevie Wonder ou Maurice White. Le public blésois a même pu entendre sa voix enregistré sur un morceau, en hommage. A côté des chansons de ce dernier album, quelques morceaux rappellent les origines du groupe en 2002, avec des expérimentations musicales dissonantes, mais toutefois intéressantes, et de belles performances à la trompette et au saxophone.

Jeffrey a réussi à mettre debout le public blésois : troquant sa batterie pour une guitare, Pascal accompagne Jeffrey pour le lancement d’un chant africain, plein de douceur et de mélancolie, avec un beau jeu de résonances : le chant est accompagné de la danse de la pirogue, sur laquelle les spectateurs bougent leurs fesses, tout en chantant : un beau challenge pour un public blésois réputé d’ordinaire plutôt tiède.

 

Hommage au Buena Vista Social Club

Après une heure trente de concert, le premier rappel est une reprise d’une danse des années 50 : le Boogaloo, qui permet une très belle improvisation de Jeffrey et sur laquelle tout le monde se met à swinguer. Elle est complétée de la Stupid Dance des musiciens. Le morceau suivant est un hommage au Buena Vista Social Club, coïncidence ou hommage au groupe cubain présent sur la même scène en septembre dernier. Enfin, le troisième rappel fut un hommage au Brésil, avec une musique joyeuse de carnaval, et d’infatigables musiciens sautant encore sur scène, après presque deux heures de concert.

Le prochain s’annonce très différent avec la chanteuse et pianiste australienne Sarah McKenzie, pour un récital résolument jazz, dimanche 10 décembre à 18 heures.

Emmanuelle VIORA.






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