Une marche blanche pour dénoncer le plan de rigueur à la maternité d’Orléans

 Une soixantaine d’infirmières, sages-femmes et membres du personnel de l’hôpital ont défilé mardi à Orléans lors d’une marche blanche pour dénoncer le manque de postes et le plan d’austérité qui compromet le fonctionnement de la maternité du CHRO. 

Cette manifestation intervient alors que le mouvement de grève lancé par l’intersyndicale (Sud-CGT-CFDT-FO) le 23 octobre dernier  entre dans sa quatrième semaine. Le personnel, qui continue de travailler puisqu’il est assigné, a parcouru une dizaine de km à pied, entre l’hôpital à l’agence régionale de santé, à la cité Coligny, où une délégation a été reçue.

 “Nous avons écouté les revendications et nous les comprenons, nous connaissons bien le dossiert et nous y travaillons avec la direction de l’hôpital”, a indiqué la directrice de l’ARS (Agence régionale de santé), Anne Bouygard en marge d’une conférence de presse au conseil régional. Elle estime que les problèmes viennent en partie de l’adaptation et de l’organisations au nouvel hôpital.

Les grévistes dénoncent le plan d’économie de l’hôpital destiné à combler le déficit de l’établissement (environ 15 millions d’euros selon les syndicats), qui impacte fortement le fonctionnement de la maternité.

A terme, l’objectif est de diminuer la durée de séjour des mamans, qui est passerait de 4 jours à 2,8, soit un chiffre plus proche de la moyenne nationale qui est de 2,6.

“Une dizaine de postes ont été supprimés ou vont l’être et des lits ont été fermés. Mais l’hôpital est contraint de les rouvrir face à l’afflux de patientes, alors que nous n’avons plus le personnel nécessaire pour les accueillir. C’est une mise en danger des soignants, des mères et des bébés. Il n’est plus possible d’assurer une sécurité optimale “, s’insurge une psychologue de l’hôpital qui participe au mouvement.

“Il n’est plus  possible de gérer les pics d’activité. Les gens sont épuisés. Nous demandons une hausse des effectifs », ajoute l’une de ses collègues sage femme.

L’ARS n’a apporté aucune réponse aux revendications du personnel. La direction de l’hôpital, que les grévistes ont déjà rencontrée, a quant à elle exclu tout retour en arrière. Mais les grévistes restent mobilisés et entendent poursuivre le mouvement jusqu’à ce que leurs demandes soient satisfaites.






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