Dampierre-en-Burly : un exercice de sûreté nucléaire de grande ampleur

Depuis ce matin 5 décembre se déroule à la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly un exercice de sûreté nucléaire et de sécurité civile, pendant 48 heures. Un exercice de grande ampleur qui a lieu dans chaque centrale, tous les cinq ans. Les services de l’État, EDF et l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) testent la transmission des informations et la prise de décision en cas d’incident grave.

Dampierre-en-Burly (Loiret)

Les habitants de la zone concernée – un rayon de 10 kilomètres autour de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (Loiret) – ne vont pratiquement s’apercevoir de rien. Et pourtant, depuis ce mardi matin 5 décembre, au poste de commandement à l’intérieur de la centrale, et dans les 31 mairies adjacentes, on s’active pour un exercice de grande ampleur de sûreté nucléaire et de sécurité civile. « C’est l’occasion de tester le Plan d’urgence interne (PUI) », explique Jean-Marc Falcone, préfet de région et du Loiret. « 70 personnes d’astreinte sont mobilisés, pour analyser la situation, établir un diagnostic, évaluer les éventuels rejets dans l’environnement », ajoute Patrice Risch, directeur de la CNPE, Centrale nucléaire de production d’électricité de Dampierre-en-Burly. Sous le contrôle de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) l’exercice vise à « analyser l’aspect technique de l’accident pour évaluer quelles seraient les meilleurs actions à faire », témoigne Pierre Boquel, chef de la division d’Orléans de l’ASN.

Demain mercredi 6 décembre, ce sera le tour d’un exercice d’évacuation à la centrale EDF, auquel 150 personnes sur site vont participer. « Ils iront, en bus, jusqu’à Belleville dans le local de repli prévu à cet effet », explique Patrice Risch, « sauf si les vents dominants ce jour-là obligent à aller dans un autre local de repli ». Le préfet J-M. Falcone explique pour sa part que « nous jouerons la scène avec la météo du jour ». 40 infirmières et environ 70 personnes de la réserve communale d’Orléans, mise en place en octobre, participeront également, au gymnase Barthélémy rue Jeanne-Jugan. Il s’agira également de vérifier le bon fonctionnement de la distribution des comprimés d’iode de 31 communes du Loiret, sous la responsabilité du maire de Lorris, salle Blanche-de-Castille, dans le cadre de l’activation du plan iode. Ces comprimés seraient en effet un moyen de protéger la tyroïde en cas de radioactivité.

F.Sabourin.

Commentaires

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  1. Mardi 5-12 sur ARTE à 21 h documentaire très instructif sur l’insécurité criminelle des centrales nucléaires en particulier en France.
    Mais “tout va très bien Monsieur le Marquis…”: puisque sont faits des exercices limités à 10km alors qu’en cas d’accident majeur (par exemple piscine de stockage qui explose après avoir reçu une roquette ou un avion dans un de ses murs sans imaginer un bug informatique ou une panne incontrôlable d’un réacteur) c’est la population dans un périmètre difficile à mesurer compte tenu des conditions météo qui serait exposée à une contamination radioactive extrêmement toxique
    De plus les conséquences économiques seraient énormes: arrêt des activités, irradiation du bâti,maladies. Toutefois une conséquence serait positive : le produit intérieur brut augmenterait puisque dans son calcul sont inclus aussi les catastrophes (individuelles accident de la route et collectives).
    Presque toutes les centrales en France ont atteint la limite d’âge le minimum de précaution serait de les arrêter et de se mettre sérieusement au travail pour développer les énergies peu ou pas polluantes .

  2. Dommage que l’association l’ACIRAD, pourtant membre de la CLI de Dampierre, n’ait pas été invitée en tant qu’observatrice extérieure aux institutions comme il y a cinq ans.

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