Christian, fan de Johnny : “il faut qu’il descende les Champs-Élysées…”

Des fans de Johnny comme Christian, ils sont des milliers en France, voire plus, dans le deuil de leur “idole”. Toute une jeunesse qui s’est entichée de Johnny à l’âge des blousons noirs et des mobylettes. Puis qui tout au long de leur vie d’adulte, même rangée, ils ont continué de faire le chemin avec le chanteur. Son témoignage. 

Christian Poplin, fan intégral de Johnny.

“Nous nous y attendions. Mais ce matin c’est la catastrophe. Molière disait : lorsque l’on m’arrache une dent, c’est un peu de ma vie qu’on m’enlève. Avec la disparition de Johnny je viens de perdre une partie de ma vie, toute ma jeunesse.

J’ai 71 ans, j’ai vécu ma jeunesse dans le quartier de l’Argonne, un quartier populaire. Nous étions une bande copains, Johnny nous est apparu nous avions 14 ans. C’était la naissance du twist, nous dansions, nous flirtions sur ses chansons. Blousons noirs, mobylettes bleues, nous étions tous Johnny. Je l’ai vu une demi-douzaine de fois sur scène, dès son apparition je pleurais, il était tellement beau, et pourtant il nous aura fait chier. 

 

Sa collection: tous les disques de son idole.

 

 

 

Il nous faisait attendre pendant une demi-heure, trois quart d’heure, mais une fois qu’il était la, ce n’était que du bonheur.
Ses chansons violentes : Le pénitencier, Je suis né dans la rue, Allumer le feux, Noir c’est noir etc, nous prenaient aux tripes. Ses chansons douces : Retiens la nuit, Oh Marie, Elle m’oublie, etc, nous prenaient au cœur. Il aura accompagné toute ma vie, même après il continuera. J’espère qu’il descendra les Champs-Élysées, on sera des millions de fans à l’accompagner. Adieu Johnny, tu sera toujours avec moi.”

Christian Poplin.

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