Le budget 2018 adopté en conseil municipal à Orléans

Comment nous vous l’indiquions dans notre article du 10 décembre dernier, les débats du budget 2018 se sont déroulés lors du conseil municipal d’Orléans. Il a été adopté à la majorité, moins 8 voix contre et 2 abstentions.

Avec un investissement soutenu (48 M€) et une dette contenue autour de 120 M€, le budget de la Ville d’Orléans a été adopté lundi 11 décembre en conseil municipal. Il s’établit à 207,4 M€, dont 183,2 M€ consacrés aux projets et actions de la mairie, 135 M€ de budget de fonctionnement et 48 M€ de budget d’investissements. Il s’agissait du premier budget sous l’ère de la Métropole, entrée en vigueur début juillet dernier. Un certain nombre de compétences lui ont été transférées notamment la voirie et le propreté, l’urbanisme, la promotion touristique l’eau potable, la valorisation du patrimoine naturel et paysager ainsi que le Parc floral et l’Esad (École supérieure d’Art et de Design).

Après le cours magistral de finances publiques chapitre collectivité territoriale par le rapporteur du budget Michel Martin, le débat s’est ouvert avec quelques interventions dont celle de Michel Ricoud (PCF) qui regrette « qu’on n’en fasse pas un effort en plus pour les 10.000 familles orléanaises vivant sous le seuil de pauvreté ; c’est une réalité qui est dure à vivre. Même si beaucoup est fait, je le reconnais, en matière de justice sociale il reste encore beaucoup à faire ». Michel Ricoud a également regretté qu’en matière commerciale, « ça n’aille pas assez vite aux yeux des commerçants que je rencontre », et regrette également « le petit couac sur la Charpenterie ». Corine Leveleu-Teixeira (PS) regrette pour sa part « que l’environnement soit assez peu présent », ce à quoi l’adjointe déléguée au développement durable Stéphanie Anton estime elle au contraire que « c’est le fil conducteur du budget municipal, et déjà lors de la précédente mandature ». Autre inquiétude pour l’élue socialiste : « Le commerce. 19.000 € pour l’animation commerciale c’est un peu court je trouve. Sur le social, il y a des choses qui ont été faites, mais je note des insuffisances, notamment dans le secteur du handicap ; je rêverai qu’Orléans soit une ville pilote en la matière ».

Équilibre hypermarchés – commerces de centre-ville

Dominique Tripet (PCF) se « félicite qu’en matière d’égalités hommes-femmes le Parlement des écrivaines francophones va s’installer durablement à Orléans ». Quelques minutes auparavant, au sujet du rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes présenté par Muriel Sauvegrain regrette, « qu’il y ait très peu de noms de femmes dans les rues d’Orléans, mais aussi les stations de tram ou de bus. Je déplore cette invisibilisation du nom des femmes dans l’espace public » a-t-elle déclaré.

Serge Grouard estime que « les fondamentaux qui nous sont chers sont là, mais il faut que nous trouvions un équilibre entre les grandes surfaces périphériques et le commerce de centre-ville. Je connais la pression de ces grandes surfaces. Il va falloir y revenir plus durement, pour donner un équilibre aux commerçants ». Un vœu pieu pas toujours facile à concrétiser face au rouleau compresseur de ces groupes d’hypermarchés, et à la capacité des élus à venir adouber en grande pompe la moindre ouverture de ces mastodontes commerciaux (qui, au passage, souffrent aussi de la concurrence du e-commerce et ont du souci à se faire dans les années à venir). On se souvient à ce propos de la gargantuesque inauguration d’une grande enseigne suédoise d’équipement intérieur de la maison, fin août 2016 à laquelle beaucoup ont participé.

Parmi les (nombreux) projets qui débuteront ou se poursuivront en 2018 (cf article du 10/12/2017 à lire ici), retenons le projet de fabrique pour les Arts plastiques et visuels qui verra le jour d’ici 2019 en lieu et place des anciennes vinaigreries Dessaux (qui seront réhabilité pour 1 M€), dont une visite à la presse est prévue le 13 décembre prochain ; et nous en reparlerons donc…

F.Sabourin.

Double jeu de l’ARS ?

Olivier Carré et la directrice de l’ARS (Agence régional de la santé) Anne Bouygard ne passeront pas leurs vacances ensemble, c’est certain. Fustigeant le manque de parole donnée au sujet de la carte des territoires en matière de couverture santé, Olivier Carré regrette “le double jeu, le manque de parole et une population laissée pour compte”. Lors du vote pour l’attribution d’une subvention de 35.000 € à la future maison de santé Saint-Marceau, il est sorti de ses gonds, regrettant que l’ARS, qui devait verser 50.000 €, n’en verse finalement que 15.000. “Faudra-t-il qu’il y ait des drames ? Ces histoires me débectent, l’ARS n’est pas à la hauteur des enjeux” a-t-il grondé.

 

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. Je ne sais pas si cela conviendrait à Michel Ricoud, mais je rêve d’un passeport culturel qui pourrait être proposé pour une somme modique aux mineurs, aux étudiants sous certaines conditions, aux personnes âgées retraitées et pensionnées, et aux familles modestes. Son contenu devrait permettre d’avoir accès aux cinémas, théâtres, bibliothèques publiques et privées, salles de spectacles et de musique, musées, écoles de musique, chorales, etc., à des tarifs préférentiels, voire gratuitement.

  2. Mais, mon cher Laudes, c’est une proposition que j’ai déjà présentée, notamment pour les spectacles au ZENITH. Et je ne désespère pas de la voir aboutir.
    Michel RICOUD

Comments are closed.






Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail