Notre dame des Landes : les pour et les contre déterminés

En attendant la décision du chef de l’Etat qui en janvier tranchera entre un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire Atlantique) et un agrandissement de celui de Nantes-Atlantique la remise du énième rapport sur ce projet est loin d’avoir calmé les esprits. Dès  mardi, le Vendéen Philippe de Villiers, fondateur du Puy du Fou, tirait à boulets rouges sur le projet de Notre-Dame- des Landes ; D’ici à ce que le vicomte devienne zadiste… Enfin jusqu’à ce que la décision étant prise en faveur de Nantes-Atlantique, l’Etat de droit soit rétabli  à Notre-Dame-des Landes et les occupants de tous poils propulsés vers d’autres horizons.

« Le bilan carbone d’un nouveau chantier serait infiniment plus coûteux que la modernisation de l’aéroport existant », assène-t-il avant de s’en prendre au périmètre du referendum organisé sous le quinquennat Hollande, « j’avais demandé que la Vendée qui fait partie de la zone de chalandise de l’aéroport de Nantes-Atlantique à hauteur de 12% des usagers soit consultée », dit-il. Puis il tacle la droite de Bruno Retailleau (LR), autre Vendéen avec qui les ponts sont coupés, « je ne comprends pas pourquoi la droite ne s’empare pas du sujet de l’écologie. Qu’est-ce que la droite, si ce n’est l’enracinement, la préservation de nos paysages ? », interroge-t-il.

“C’est un test pour Emmanuel Macron”

Cécile Duflot

Cécile Duflot, ancienne ministre verte y est allé ce matin de sa vérité devant les media. « Aucun responsable politique, aucun ne défend en off Notre-Dame-des-Landes, tout le monde sait que c’est un projet absurde, même François Hollande a dit qu’il ne trouvait pas que c’était une bonne idée », a-t-elle révélé. Pour l’ancienne responsable d’Europe Ecologie-Les verts, ce projet « est parasité par la question de l’autorité de l’Etat et le chantage de la virilité, c’est-à-dire, attention on va voir, c’est un test pour Emmanuel Macron. Est-ce qu’il aura le courage d’imposer cet aéroport, sinon on va dire  qu’il va se déballonner ». Et Bruno Retailleau d’enfoncer le clou devant la presse parlementaire « Si Emmanuel Macron renonce à Notre-Dame-des-Landes, je dis que c’est le premier dossier où il battrait en retraite face à la violence et à un chantage. Ce sera un encouragement extraordinaire à ceux qui veulent casser », a-t-il déclaré avant d’aller rejoindre Jean-Marc Ayrault, ancien maire PS de Nantes qui, Premier ministre n’a pas imposé sa vision des choses, et une centaine de personnes dont plusieurs élus qui  manifestaient avec des drapeaux  bretons, français et européens  près du Palais Bourbon : « Le peuple a dit oui, la démocratie a dit oui, Macron va dire Oui ! », scandaient-ils.

F.C.

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