Euroligue Féminines de basket : les Orange du TBB toujours en place pour l’Europe

 

A mi-parcours de la première partie de l’« Euroleague Women », les Berruyères du Tango Bourges Basket (TBB) n’avait plus beaucoup de droit à l’erreur pour conserver une chance d’accéder à la phase finale. Sur leur parquet, et juste après que leur président ait signé une convention avec l’opérateur de télécommunication Orange, les joueuses de Pierre Fosset n’ont pas failli face à un adversaire direct, l’USK Prague. Elle s’imposent 86-72 au terme d’une rencontre maîtrisée.

Cristina Ouvina a parfaitement assuré sa part du boulot

Bourges et le basket féminin, c’est désormais une longue et belle histoire qui n’est pas prête de se terminer si l’on en juge l’engouement suscité par chaque match disputé dans l’antre du Prado, au bord de l ‘Auron. En ce milieu de semaine, c’était soir de coupe d’Europe pour le Tango Bourges basket, le club le plus huppé du basket féminin et au plus gros palmarès de l’hexagone, tous sports d’équipe confondus. Une rencontre qui, avant même le coup d’envoi, était plutôt une bonne soirée, dans un contexte financier contraint, pour la pérennité du club avec la signature d’une convention entre Orange et la section berruyère.

Depuis cinq ans le TBB est soutenu par Orange et, pour cette année encore, les deux parties ont mis leurs noms au bas d’un parchemin. Ces signatures s’accompagnaient d’une sensibilisation du public au recyclage des mobiles puisque des bornes adéquates étaient disposées dans l’enceinte du Prado. Enfin, pour enfoncer le clou de ce soutien, en bon partenaire du soir, c’est Etienne Bordry, le directeur régional Centre-Val de Loire d’Orange, qui donnait le coup d’envoi fictif du match. Pour le coup d’envoi réel il fallait attendre que Dark Vador, de sortie sur les écrans de cinéma pour un 8e épisode de la saga Stars Wars mais aussi sur le parquet, rejoigne le banc de touche !

Bourges en temps alternatifs : forts et faibles

On lance la balle. On prend la balle. On passe la balle. On marque ! Pas de round d’observation pour le début de match.  A l’inverse de la dernière rencontre d’Euroligue, face à Sopron, où il avait fallu attendre le dernier quart temps pour voir les Berruyères s’imposer, les premières minutes étaient totalement à l’avantage des locales. Très efficace sous les paniers la bande de capitaine Godin (Elodie) était assez rigoureuse en défense. La preuve : alors que la coach Tchèque, Natalia Hejkova, demandait son premier temps mort, l’avantage était de 10 points pour les locales. Un écart qui s’était réduit à sa plus simple expression au moment du temps mort demandé par son homologue berruyer, Olivier Lafargue. Avec un 24-23 au tableau d’affichage, le score n’avait pas évolué favorablement. La faute à des Oranges, pardon, la faute à des Tangos trop pressées de marquer et qui ne ressortaient qu’accessoirement la balle des zones de contacts. A la fin de ce premier quart, Bourges conservait toutefois la tête 28-23).

Deuxième partie de première mi-temps et, cette fois, Prague prenait la mesure du TBB. 35-37 après cinq minutes supplémentaires de jeu, 45-46 à la pause médiane. Le temps faible paraissait vraiment un peu long pour les supporters locaux. Surtout, du côté de Prague, l’Américaine Tenise Bonner avait débuté son festival : un moment cantonnée sur l’aile gauche, l’Intérieure de formation retrouvait son poste et … son efficacité. De meneuses, les filles de Bourges se retrouvaient menées…

Porte-voix et pas de paniers garnis

Détournement efficace d’utilisation pour les cônes de lubbeck

La seconde période allait s’avérer plus constante pour le collectif berruyer. Si Bonner (27 pts au final), et Amanda Zahui (24 pts pour plus de 71 % de réussite au tir)) campaient sur leurs positions côté visiteuses, les Tangos s’appuyaient certes sur  Valériane Ayayi pour scorer (23 pts) mais aussi sur Marinne Johannes (19 pts) et Cristina Ouvina (15 pts). Et comme la défense prenait pas mal de fautes, distribution généreuse parfois, mais n’encaissait qu’un minimum de panier, les affaires allaient définitivement aller dans le bon sens … pour les Berrichonnes. Surtout l’adresse, et l’envie, faisait défaut aux visiteuses à l’image de ces trois lancers francs consécutifs ratés dans les dernières minutes de la rencontre. Tandis que s’égosillaient les porteurs de cônes de Lubeck, cet ustensile routier devenu porte-voix à moindre coût, le TBB creusait définitivement l’écart pour un plus 14 final (86-72). Une victoire qui ne souffre donc d’aucune contestation et un retour en force qui devrait permettre de poursuivre la route en coupe d’Europe.

De quoi rassurer le partenaire aux couleurs berruyères qui assurait que « Orange soutien le club féminin de basketball parce que ce club maintien ses objectifs : conserver sa place de choix dans le basket féminin français et Européen. »

Fabrice Simoes.

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