Loiret : R. Ramos offre 50 croissants à Bruno Le Maire pour le sauvetage des Chambres consulaires

Lors d’une question au gouvernement posée par le député du Loiret Richard Ramos le 13 décembre, concernant la possible fusion des chambres de commerce et d’industrie et chambre des métiers et de l’artisanat, celui-ci a vanté les mérites des artisans boulangers et pâtissiers.

Au début de sa réponse, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des finances, a plaisanté en demandant au député du Loiret de lui apporter des croissants dès le lendemain matin. Il n’en fallait pas plus pour l’épicier grossiste Richard Ramos (MoDem), qui a déjà déversé une tonne d’oignons devant un hypermarché de l’Orléanais en octobre dernier, puis déposé une paire de bottes devant le rectorat quelques semaines plus tard, pour prendre au pied de la lettre le locataire de Bercy. Il a fait livrer, vendredi 15 décembre à l’aube, 50 croissants pour Bruno Le Maire et ses équipes au ministère de l’Économie et des Finances.

Un coup de communication pour les choux gras des réseaux sociaux ? “C’est la mousse qui est au dessus”, répond-il à Magcentre.fr vendredi (du coup on y pense : a-t-il fait aussi livrer des expressos ?). “Plus de 20 présidents de chambres des métiers et de l’artisanat m’ont contacté suite à cette question posée au gouvernement, et au sauvetage des chambres consulaires dont le projet dans l’air était de les faire fusionner”, assure-t-il. “Les CMA étaient toutes très inquiètes. Si personne ne bougeait, ils y allaient. J’ai été alerté par Gérard Gauthier, président de la CMA du Loiret, nous avons fait une réunion spécifique il y a trois semaines. Il y avait vraiment du danger” poursuit-il. Dans sa réponse, Bruno Le Maire a assuré qu’il retirait le projet de fusion des chambres consulaires.

Richard Ramos, cavalier surgissant du fond de la nuit, solitaire face à l’adversité ? Il fait pourtant partie de la majorité gouvernementale… “Il y a un danger de financiarisation de tous les problèmes”, explique-t-il. “Oui, il faut tout faire pour réduire la dette, mais raboter partout représente un vrai danger. Là où les économies sont nécessaires, il faut les faire. Mais il y a danger d’en voir partout”.

À 1,10 ou 1,20 € (minimum !) le prix du croissant à Paris, la note du petit déjeuner a donc dû s’élever à une bonne cinquantaine d’euros. C’est plus que les pains au chocolat de Jean-François Copé, mais peut-être au juste prix, cette fois-ci.

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