Football: un bon derby Châteauroux-Orléans…qui finit sur un nul 0-0

Partage des points entre La Berrichonne de Châteauroux et L’US Orléans au terme d’une rencontre où la possession du ballon n’était était le seul signe de richesse de chaque équipe. Les Berrichons et les Loiretains vont pouvoir passer les fêtes plus tranquilles. Les uns dans le ventre mou du classement, les autres avec un peu de marge sur l’arrière du peloton. 

Sur la pelouse on n’a pas toujours fait dans le détail, un derby engagé.

Derby sur le terrain, certes, par contre pas vraiment derby dans les gradins du stade Gaston-Petit. La culture du supporter n’est décidément pas ancrée dans les gènes en région Centre-Val de Loire. N’est pas Anglais ou Italien qui veut. Autour du stade on a peut-être vu quelques uniformes et un flashball qui traînait par là, mais pas de quoi s’inquiéter d’un éventuel mouvement de foule. Une grosse double poignée de Drouguis venus de la capitale régionale , une grosse caisse et quelques drapeaux face à la fanfare, beaucoup plus musicale et organisée,  et les banderoles de la Red Blue Angel Berrichonne.

Cissoko n’est pas parvenu à prendre Mbone en défaut.

Avoir la possession du ballon n’est pas suffisant pour marquer

Par contre, sur la pelouse, il en était tout autrement puisque, au bout de quarante secondes de jeu, une sortie de Rémi Pillot, remplaçant du jour d’Hassen Mouez,  une glissade du même et un tir orléanais qui passait à deux mètres du but vide donnait le ton de la partie. Un  début sur la lancée du succès face à Ajaccio,en début de semaine, juste de quoi créer quelques frayeurs à moindre coût et montrer aux Castelroussins que l’affaire ne serait pas gagnée d’avance. D’ailleurs, le premier quart d’heure était nettement en faveur des joueurs du Loiret qui obtenaient quatre corners, se procuraient

L’entrée de Merghem a donné du fil à retordre à la defense de l’USO

deux occasions franches et poussaient vers le but adverse. Ce n’était qu’après cette période de domination territoriale, et après une belle série de ballons ratés et de passes à l’adversaire que la Berri sortait de sa coquille.

Deux coup-francs difficilement dégagés (16e, 17e) une talonnade de Tounkara, dans la foulée, qui passe de peu à côté et le drapeau « Fier d’être Berrichon » pouvait recommençait à flotter un peu dans les tribunes. Comme quoi la défense à cinq, dispositif habituel pour Châteauroux, c’est bien mais c’est long à se mettre en ordre de marche. Surtout à moins de trois degrés de la gelée !

A la suite de cette reprise en main locale, la partie devenait un peu plus équilibrée avec un ballon qui circulait beaucoup, allait d’un but à l’autre, tirs stoppés pour Barthelme et Tounkara d’un côté, patate au dessus de Bouby et tête de Mutombo de l’autre. Qu’à la pause, le score soit toujours de parité était somme toute assez logique même en terme de possession l’USO avait dépassé les 50 %.

En milieu de terrain Sarr et Ziani se sont bien livrés.

Un attaquant de plus pour la Berrichonne

Version un tantinet offensive pour Châteauroux à la reprise avec un attaquant, Benrahma, de plus sur le terrain tandis qu’un arrière, Alhadhur remettait son survêt. Une entrée en matière qui permettait d’assister à un événement rare dans la capitale du Bas-Berry : un seul joueur de la Berri dans sa partie de terrain, le gardien de but !

Cette positive attitude donnait des solutions aux Rouge et bleu. Benrahma, d’abord, tirait au dessus (52e) avant que Barthelme ne se procure une occasion nette en se présentant seul face au portier de l’USO. Gallon remportait le duel (57e). Des opportunités castelroussines qui, contre toute attente, allumaient les feux de bengale dans la tribune des visiteurs. Si les feux

s’éteignaient rapidement, les velléités offensives de la Berri ne s’arrêtaient pas en si bon chemin et le rapport pour le nombre de corners s’inversait en faveur des locaux. Un changement de configuration qui incitait Didier Ollé-Nicolle à changer ses deux attaquants de pointe, Arthur Gomis et Gaetan Perrin, par Livio Nabab et Mame Cissokho, à vingt minutes du terme de la rencontre.

De fait la donne se rééquilibrait  certes mais, pour le spectacle, ça s’étiolait au fil des actions. Même l’entrée de Merghem ne redonnait pas de gros sursaut au secteur offensif de La Berri. Tout comme l’a permutation de Ziani par N’Goma ne changeait pas le visage de l’US Orléans, à deux minutes de la fin du temps réglementaire.

 

                                                       “Un match nul logique pour Ollé-Nicolle

 

Didier Ollé_Nicolle termine l’année 2017 conforté dans sa démarche.

Dans les arrêts de jeu, Cissoko tentait bien de jouer le penalty mais l’arbitre ne se laissait pas prendre au

plongeon de l’Orléanais. Tout comme il ne laissait pas filer le hors jeu de Barthelme. Comme le dernier corner en faveur des visiteurs ne donnait rien non plus on en restait là de cette rencontre où le partage des points n’était pas une si mauvaise affaire pour les uns comme pour les autres.

C’est d’ailleurs ce que Didier Ollé-Nicolle, pour Orléans, déclarait à la fin du match : « Un match nul logique avec un taux de possession de la balle plus important pour notre collectif et pas grand-chose à faire pour notre gardien …»

Pour la Berri c ‘était le capitaine Aldo Angoula qui avouait, « Nous avons un peu de frustration mais, finalement, 28 points à la trêve ce n’est pas si mal. Nous n’avons pas été mauvais aujourd’hui mais nous

les avons un peu trop regardé, surtout en 1ere période. On pouvait pousser sur la fin mais, inconsciemment, le match nul                                                             était certainement dans les têtes … »

Fabrice Simoes (texte et photos).

Commentaires

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  1. Un bon derby ? A ce train là, c’est la descente, vite fait, bien fait ! Une possession qui n’est pas concrétisée par une victoire, ça ne sert à rien, c’est nul !

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