Blois : prise d’assaut des Playmobil au château royal !

Du 16 décembre au 7 janvier, les Playmobil « historiques » ont pris d’assaut le château royal de Blois, et ont la ferme intension d’attirer les enfants… et leurs parents, pour admirer cette exceptionnelle collection mise en scène par Jean-Philippe Broussin. Ce collectionneur de 46 ans a gardé une âme d’enfant, et des doigts de fée pour transformer ces mythiques personnages en gigantesque fresque historico-ludique.


Une coupe au bol inimitable et immanquable, la même depuis 43 ans. Des bras raides le long du corps. Des couleurs inattendues. Les Playmobil ont laissé des souvenirs à tous les enfants nés depuis 1974, année de la géniale création de l’allemand Hans Beck. Depuis, les personnages ont dépassé le succès imaginé au départ. Jean-Philippe Broussin, 46 ans, s’était promis « de les avoir tous » quand il était enfant lui-même. Enfant il est (presque) resté, et il a réalisé une partie de son rêve.
Au château royal de Blois, depuis le 16 décembre jusqu’au 7 janvier, on peut admirer une partie de sa collection mise en scène en cinq plateaux, des « dioramas » comme il les nomme : un village médiéval ; le château de Blois lui-même ; un gigantesque plateau enneigé avec père Noël, rennes, traineaux, et même… la crèche. Clou du spectacle : la remise de l’étendard à Jeanne d’Arc, avec moines, évêque, les quatre capitaines de sa garde rapprochée !

Collectionneur depuis 2009, Jean-Philippe Broussin explique que « les choses ne sont pas sorties de la boîte comme ça ! J’ai une base artistique : je découpe, démonte, repeint, sculpte… Tout à la main ». L’été dernier, il a exposé en Belgique. Récemment au Mont-Saint-Michel avec une reconstitution de la « Merveille » en Playmobil. « C’est 1/100e de ma collection que vous pouvez voir ici. J’ai un vaste entrepôt pour tout stocker », ajoute celui qui expose aussi lors des journées du patrimoine, comme l’an dernier à Pontoise pour une reconstitution de la ville au Moyen-Age.

« Papa, regarde, il y en a un qui est tombé, il est allongé par terre ! » dit une petite fille à son père, pendant la visite. « C’est fait exprès », répond-il. « C’est l’assassinat du duc de Guise, ici au château de Blois le 23 décembre 1588… ». Quatre siècles et demi plus tard, il ne se doutait pas qu’il serait ici en Playmobil…

F.Sabourin.

Château royal de Blois, du 16 décembre au 7 janvier. Salle des États généraux. Sans supplément sur le prix d’entrée.

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