Blois : consensuel, le budget 2018 a été voté

La Ville de Blois a examiné et voté son budget primitif pour 2018. Les baisses de dotations de l’État n’ont pas accaparé le débat, comme ce fut le cas lors des deux précédents quinquennats. Pour la huitième année consécutive la fiscalité reste stable. Parmi les sujets chauds qui font débat : les aménagements urbains et le commerce de centre-ville.

Le budget primitif a été adopté par la majorité municipale. L’opposition L.R s’abstient. Le FN vote contre.

« Volonté, cohérence, solidité, innovation, solidarité » : le maire de Blois Marc Gricourt a souhaité donner quelques marqueurs significatifs pour ce budget primitif 2018, adopté par la majorité municipale (abstention de l’opposition menée par Jacques Chauvin et vote contre du Front national emmené par Michel Chassier) lundi 18 décembre dernier, au terme d’un des conseils les plus rapides de l’histoire… Dans les faits, cette « volonté » se situe notamment dans l’achèvement du grand chantier d’aménagement urbain commencé fin août 2014, l’ACVL (Aménagement cœur de ville Loire). La cinquième et dernière tranche de travaux concernera l’avenue Wilson dans le quartier Vienne, et elle débutera en janvier prochain. La livraison récente des travaux de l’axe rue Denis-Papin – rue Porte-Côté semble, pour l’heure, « donner satisfaction à tout le monde », indiquent d’une même voix le chef de la majorité municipale et le chef de l’opposition (Jacques Chauvin). Parmi les autres chantiers planifiés au budget 2018 : la réhabilitation des gymnases Balzac et Traoré.

Un plan B pour Saint-Vincent ? Non, un seul plan, le “plan A”

Regrettant « la rigidité structurelle », et que les grands projets « soient portés par Agglopolys », Michel Chassier (FN) reconnaît quand même « l’effort dans le souci de gestion, et la relative prudence » de ce budget 2018. « Le projet Saint-Vincent n’est pas à proprement parler au point mort, mais visiblement encore en réflexion. Il faudrait le repenser dans une optique plus large que le centre-ville » a-t-il ajouté. Il regrette enfin que « les délibérations soient présentées quelques jours seulement avant le conseil municipal, trop peu de temps pour proposer des amendements. Pareil pour la commission des finances qui s’est réunie vendredi dernier ».

Jacques Chauvin (L.R) regrette lui aussi cette manière de faire peu compatible avec les valeurs républicaines et démocratiques régulièrement brandies en étendard au fronton de la mairie, mais c’est de bonne guerre dans (presque) tous les conseils municipaux de France, quelle que soit le bord politique aux manettes. Sur le budget, il y a selon lui « de la pédagogie, des chiffres et des regrets ». « La collectivité a fait des efforts en discipline de gestion. Il n’y a pas de recours au levier fiscal, et les dépenses de fonctionnement n’augmentent que de 1,7 %, c’est conforme à votre lettre de cadrage ». Avant d’ajouter : « J’ai toutefois des regrets : sur les réfections de voiries, pas assez importantes, malgré la rue de la Mare ou ma rue Albert-Ier au programme par exemple. La manager du commerce : quel budget pour quelles propositions ? Le devenir de La Poste dans le projet Saint-Vincent ? À part le centre Quinière, je ne vois rien dans ce budget concernant le commerce ». Sur le projet Saint-Vincent, « un projet qui me tient à cœur, vous le savez, cependant le projet d’hier n’est pas le projet d’aujourd’hui et ne sera pas celui de demain : quel plan B au cas où ? Le centre-ville s’appauvrit et se dépeuple, il y a nécessité d’infléchir les choses ». Marc Gricourt répond qu’il restera « sur le plan A ». « Le permis de construire va être de nouveau déposé fin janvier, les fouilles archéologiques auront lieu en 2018 (1). Personne ne peut dire aujourd’hui quelles seront les enseignes qui viendront ». Enfin, il assure que « la manager du commerce présentera sa feuille de route début 2018 ».

F.Sabourin.

(1) Sous l’actuel parking du chevet de l’église, Ndlr, le reste, plus tard, après la démolition du collège Saint-Charles et après l’éventuelle acquisition de l’immeuble de La Poste, toujours en négociation.

Quelques chiffres :

75,986 M€ de recettes de fonctionnement au total (74,597 M€ en 2017).

Huitième année sans augmentation de la fiscalité. Taxe d’habitation : 20,37 %. Taxe foncière : 33,3 %. Taxe sur le foncier non bâti : 45,91 %. Soit une recette de 31 M€. La DGF (Dotation globale de fonctionnement) s’élève à 6,806 M€.

Quelques projets :

Biocoop va s’installer dans l’éco-quartier Laplace. Claude Gruffat, dirigeant des Biocoop à Blois (actuellement deux magasins) va construire 1200 m² d’activité et 50 places de stationnement. Le permis de construire a été déposé le 30 octobre dernier. La vente du terrain par la SEM 3 Vals Aménagement s’élève à 180.000 €. Il viendra remplacer l’actuel magasin de la rue de Flandres (quartier des Provinces), ce qui va libérer l’actuelle surface commerciale, appartenant à Loir & Cher Logement (bailleur social privé).

 

L’actuel Office de tourisme, rue de la Voute du Château, va être cédé au propriétaire du restaurant les Forges du château pour 207.000 €, avec un projet de chambres d’hôtes à la clé. Comme nous vous l’indiquions récemment, l’Office de tourisme va s’installer début 2019 quelques mètres plus bas dans l’actuel immeuble « Expo 41 », acquis par la Ville de Blois et le Pays des Châteaux, pour 700.000 €. 

 

C’est aussi un vieil immeuble emblématique du quartier gare, appelé immeuble « Bozon » rue Auguste Poulain, qui est aussi cédé à des médecins psychiatres de la clinique de la Chesnaie (Chailles) pour 205.000 €. Ce groupe de praticiens psy a pour projet une Maison médicale et culturelle, mettant en synergie les compétences de cinq médecins.

 

 

Commentaires

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  1. “La livraison récente des travaux de l’axe rue Denis-Papin – rue Porte-Côté semble, pour l’heure, « donner satisfaction à tout le monde », indiquent d’une même voix le chef de la majorité municipale et le chef de l’opposition (Jacques Chauvin). ”

    Ah bon ? Nous ne devons pas avoir les même oreilles : trop minéral, béton de mauvaise qualité, déjà sali, arbres et massifs fleuris de la place de la Résitance et situés rue porte côté supprimé (le dernier a été remplacé par une coulée de bitume), bancs inconfortables (dossier droit, brûlants l’été et froid l’hiver), poteaux et lampadaires qui ne s’accordent pas dans l’environnement ancien, etc. etc. Sans compter les embouteillages qui ont été multipliés par 3 à cause de cycle de feux tricolores inappropriés (ex : rue porte côté / place Victor Hugo), et des piétons qui doivent attendre 2 minutes pour pouvoir traverser à ces endroits là.

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