Apprentissage : H. Morin demande au gouvernement que les régions soient reçues en urgence

Lors d’une conférence de presse le 19 décembre dernier, le président des régions de France, Hervé Morin,  demandé au gouvernement de revoir sa position sur l’apprentissage, et à être reçu en urgence. En jeu : la taxe d’apprentissage, dont 51 % est versé aux régions (1,6 milliards d’euros).

Valérie Debord (Region Grand Est) ; Hervé Morin (Normandie, pdt de l’ARF) ; François Bonneau (Centre-Val de Loire).

Alors même que la concertation sur la réforme de l’apprentissage est encore en cours, et malgré les propos d’ouverture et d’écoute du Premier ministre Édouard Philippe lors de la Conférence nationale des territoires à Cahors, les présidents de régions expriment unanimement leur consternation et leur étonnement suite à l’article « Taxe d’apprentissage : ce que veut faire le gouvernement », publié le 15 décembre dernier par Les Échos, et non démenti par le gouvernement à ce jour.

Hervé Morin a notamment déclaré que « Le Gouvernement se trompe lourdement de modèle s’il confie aux OPCA (Organismes paritaires collecteurs agréés) le financement de l’apprentissage. Les raisons pour lesquelles le modèle actuel ne fonctionne pas tiennent d’abord aux normes imposées aux entreprises par l’État, aux changements successifs du législateur sur le financement aux entreprises, mais également à des raisons conjoncturelles ».

Pour une réforme courageuse de l’orientation

Les Regions souhaitent une “réforme courageuse de l’apprentissage”, dans leurs 18 réformes pour la formation, l’emploi et l’apprentissage publiées le 8 novembre dernier.

Elles craignent que si l’apprentissage est confié aux branches professionnelles, “une part majeure de celles-ci notamment celles relevant du secteur du sanitaire et social pour ne citer qu’elles, ou encore l’artisanat, se trouveront démunie, alors même que des besoins de recrutement forts sont constatés partout sur le territoire. En outre, les territoires ruraux et péri-urbains se trouveront dépourvus d’offres de formation, malgré les besoins des entreprises”.

Les présidents de région réaffirment que “l’apprentissage ne doit pas devenir l’otage de la campagne du MEDEF. L’apprentissage et nos jeunes méritent mieux que cela ».

 

Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail