Marie Curie : un modèle d’émancipation féminine

Quel beau libre à offrir pour Noël ! Il nous raconte en image, avec de courts textes éclairants la vie  pleine d’enseignements de Marie Curie, figure  universelle. C’est un livre à consulter en famille et à conseiller à tous les jeunes, les filles en particulier.

En effet, Marie Curie, deux fois prix Nobel, reconnue comme l’une des plus grandes scientifiques de son époque, mondialement reconnue, nous a laissé un héritage moral inestimable. Elle est un symbole universel de la place conquise  par les femmes dans les matières scientifiques. Chercheuse, femme inspirée, amante, épouse dévouée, mère remarquable,  enseignante, femme engagée, elle fut tout cela et n’en tira pas gloire.

Le 7 novembre, à l’Institut Curie a été célébré le cent-cinquantième anniversaire de cette femme courageuse qui fut une pionnière. « Marie Curie, une femme dans son siècle » est plus qu’un beau livre, illustré de photographies dont beaucoup proviennent de la famille, préfacé par sa petite-fille, Hélène Langevin-Joliot. Il est une leçon de vie donnée sans être imposée. De Varsovie à Paris, de 1867 à 1934, il retrace sans lourdeur la vie de cette femme qui dans son siècle fut une authentique féministe sans ostentation mais  par  ses choix et son travail. Modeste, elle a mis sa célébrité au service de l’intérêt général. Des lettres inédites, un texte simple et précis témoignent de ce parcours singulier et exemplaire.

Une femme pionnière

Maria Sklodowska, alias Marie Curie a très tôt choisi son chemin et ne l’a plus quitté. Sa vie pourrait être un sujet de roman si elle n’avait été bien réelle.  Arrivée à Paris en novembre 1892,  la jeune Polonaise s’adonne aussitôt à sa passion des sciences. En 1893, un an après s’être mariée avec Pierre Curie, physicien reconnu pour ses travaux sur la piezoélectricité et le magnétisme, Maria qui a francisé son nom  en Marie est reçue première à l’agrégation de physique, un exploit car les femmes sont alors très rares à s’intéresser aux matières scientifiques, regardées comme des curiosités et encore peu tolérées dans l’enseignement supérieur. Associée à son mari et à Henri Becquerel, elle obtient le Prix Nobel de physique pour la découverte de la radioactivité naturelle en 1903.

Pierre Curie victime d’un accident de la circulation décède le 19 avril 1906. La Faculté des Sciences confie sa chaire d’enseignant à sa veuve. Première femme à enseigner à la Sorbonne, Marie Curie donne son  cours inaugural le 5 novembre de la même année. Elle sera nommée professeur titulaire en 1908. En 1911, elle est la première femme à décrocher un deuxième prix Nobel, celui de chimie pour avoir isolé du radium métallique et déterminé sa masse atomique.
Lorsque la première guerre mondiale éclate, Marie Curie se mobilise et participe à la création d’unités chirurgicales mobiles, des ambulances radiologiques surnommées à posteriori « les petites Curies ».

Après la guerre, très sollicitée, elle voyage énormément et s’engage aux côtés d’Albert Einstein dans la Commission internationale de coopération intellectuelle. Dès 1920, elle s’investit dans les centres de lutte contre le cancer et sera en 1995 la première femme admise au Panthéon pour ses mérites personnels. Elle demeure  un modèle d’émancipation féminine.

F.C.

« Marie Curie, une femme dans son siècle » Editions Gründ-Musée
Présenté par Hélène Langevin-Joliot.  Rédaction Marion Augustin
240 pages, 29,95 euros
A voir  au Panthéon jusqu’au 4 mars une exposition : « Marie une femme au Panthéon ». En partenariat avec le Centre des monuments nationaux et musée Curie

Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail